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    August 24

    pistolet à impultion électronique.

    LCI.fr : Après le Taser X26, le pistolet à impulsion électronique, vous allez présenter en septembre votre dernière innovation : le Xrep, une balle non mortelle. Pouvez-vous nous en dire plus ?
     
    Antoine Di Zazzo, directeur général de Taser France : Le Xrep est un projectile électronique mis dans une cartouche, qui délivre, à l'impact sur sa cible, une décharge électronique entraînant une incapacité musculaire de 20 secondes. Pour simplifier, le cerveau va couper très brièvement la connexion qu'il a avec les motoneurones (neurones  qui contrôlent les nerfs des muscles moteurs  NDLR.), du fait ces muscles ne vont plus être contrôlés par le cerveau et bloqués. Résultat : l'individu va rester paralysé 20 secondes durant. Le temps pour lui d'être interpellé par les autorités.
     
    LCI.fr : Ce n'est pas dangereux pour le suspect ?
     
    A.d.Z : Non, la décharge est de 50.000 volts, c'est très faible, la même que celui du Taser X26 soit 2 milliampères.  Pour l'individu, ça sera comme s'il se retrouvait pris dans une camisole de force. Il reste conscient, peut continuer à parler et n'aura pas de séquelles. De plus, la vitesse du tir du projectile est de 100 mètres par seconde, c'est la même vitesse de tir que des billes en plastique, cela ne fait donc pas trop mal.
     
    LCI.fr : Votre précédente invention le Taser X26 équipe déjà 5.000 policiers. Quels services des forces de l'ordre pourraient être équipés par de telles munitions ?
     
    A.d.Z. : Le Taser X26 est davantage destiné à être utilisé par la police pour les violences  urbaines. Le Xrep peut être tiré de n'importe quelle arme de calibre 12 mm. A ce sujet, il faut savoir que 12 millions de projectiles de ce calibre sont tirés chaque année dans le monde. Les armes qui utilisent des types de calibre 12 sont par exemple des fusils à pompe. Le Xrep pourrait donc davantage servir au GIGN, au RAID au GIPN voire à la BAC et bien entendu l'armée. A terme, cette balle pourrait aussi servir à des chasseurs qui ne souhaitent pas tuer leur proie, pourquoi pas ?
     
    LCI.fr : Est-ce qu'une balle non létale n'est pas psychologiquement pour le suspect moins dissuasive qu'une "vraie" balle qui peut s'avérer mortelle.... ?
     
    A.d.Z : Pas du tout. Il n'y a qu'à voir les résultats que donnent le Taser. Dans 90% des cas, l'individu s'arrête. Il a entendu parler du Taser, il sait que ce n'est pas très agréable. La force de cette arme est très dissuasive. Et puis, même si elle ne tue pas, elle ne doit pas se substituer au dialogue.
     
    A terme, les balles électroniques de ce type vont remplacer les balles létales. On est passé de l'ère du gourdin à l'ère électronique. D'ici 5-10 ans, on ne tuera plus les gens. Il y a des siècles, le stratège chinois Sun-Tzu dans son traité sur l'art de la guerre écrivait "L'art de la guerre c'est de neutraliser l'ennemi, pas de le tuer". Avec Le XREP l'homme n'aura mis que 3  000 ans pour  s'en apercevoir....  

    Les policiers municipaux demandent à pouvoir utiliser le Taser

    publié le 21 août 2007

    Un décret du 3 août renforce les conditions de formation des policiers municipaux sur le maniement des armes. Le texte modifie un précédent décret qui date du 24 mars 2000 en imposant un certificat médical datant de moins de quinze jours attestant de l'état physique et psychique de l'agent, ainsi qu'une formation préalablement validée par le Centre national de la fonction publique territoriale. Un arrêté du 5 août précise le contenu de cette formation comprenant quatre modules : un aperçu général sur  l'environnement juridique du port d'arme et trois modules spécifiques sur les lanceurs de balles de défense, revolvers et armes de poing (36 spécial et 7,65) et tonfa. L'agent devra également réaliser deux séances d'entraînement et tirer au moins cinquante cartouches chaque année. S'il ne se conforme pas à son obligation d'assiduité, il pourra se voir retirer son autorisation de port d'arme par le préfet "jusqu'à l'accomplissement de cette obligation", précis le décret. L'Union nationale des agents de la police municipale (UNAPM CFE-CGC), qui se félicite de ces nouvelles mesures, regrette en revanche que les policiers municipaux n'aient toujours pas le droit d'utiliser le Taser, un pistolet électrique de 4e catégorie qui administre des décharges de 50.000 volts. Le syndicat devrait prochainement écrire au ministre de l'Intérieur pour lui demander de corriger cet "oubli", alors qu'un décret du 22 août 2006 avait rendu possible cette utilisation pour les policers nationaux et les gendarmes. "Nos missions se rapprochent de plus en plus de celles des policiers nationaux et des gendarmes, nous avons un rôle de complémentarité reconnu par la loi, il serait donc normal que nous puissions utiliser cette arme alors que nous avons le droit d'utiliser des armes létales ou le flashball", explique Michel Lecquo, président national de l'UNAPM CFE-CGC. L'utilisation du Taser nécessiterait une nouvelle modification du décret du 24 mars 2000 qui fixe la liste des armes des policiers municipaux. Certaines municipalités se le sont déjà procuré mais se sont vu interdire son usage par le préfet.

     

    Michel Tendil

     

    Référence : décret n° 2007-1178 du 3 août 2007 modifiant le décret n° 2000-276 du 24 mars 2000 fixant les modalités d'application de l'article L. 412-51 du Code des communes et relatif à l'armement des agents de police municipale, JO du 5 août 2007.