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    May 25

    Suppression des panneaux informant de la présence de radars fixes.

    Le ministre de l'Ecologie Alain Juppé, qui a dans ses attributions les transports, a affirmé le 23 mai que rien n'était "décidé" concernant une éventuelle suppression des panneaux informant de la présence de radars fixes.
    Le ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables s'exprimait devant la presse à l'issue du Conseil des ministres, dans la cour de l'Elysée.
    Concernant la sécurité routière, "nous n'allons pas dans la bonne direction. La situation a tendance à se dégrader. Il faut réfléchir aux raisons de cette évolution, faire un diagnostic et ensuite voir quelles sont les mesures à prendre", a affirmé Alain Juppé.
    Deux associations de lutte contre l'insécurité routière ont jugé que cette suppression n'aurait pas une grande portée, sans pour autant s'y déclarer hostiles. "Nous sommes extrêmement inquiets de voir qu'on commence à aborder la question de la sécurité routière, qui coûte la vie à une quinzaine de personnes par jour, par petites touches désinvoltes", a indiqué Geneviève Jurgensen, fondatrice et porte-parole de la Ligue contre la violence routière.
    "Nous demandons la convocation d'un comité interministériel de sécurité routière rapidement, qui parle de choses sérieuses et non pas de petites modifications suggérées selon l'inspiration du moment", a-t-elle précisé, qualifiant la question des panneaux de "parfaitement subalterne" et "infinitésimale par rapport à la dimension du problème".
    Le vice-président de l'Association Victimes et Citoyens (AVEC) contre l'insécurité routière, Vincent Julé-Parade, a estimé pour sa part que cette éventuelle suppression n'entraînerait pas de changement majeur. "Panneaux d'indication ou pas panneaux d'indication, la règle doit être respectée partout", a-t-il expliqué.
    Interrogé le 22 mai sur la suppression éventuelle de ces panneaux, Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat chargé des transports, avait affirmé qu'il fallait y réfléchir. "J'ai vu les automobilistes ralentir avant les panneaux, on peut se demander s'il ne faut pas les supprimer" et "maintenir une information publique dans les journaux, les cartes routières, les GPS", avait-il indiqué. Le nombre de morts sur les routes a augmenté en avril de +8,1 % par rapport à avril 2006.

    May 22

    condamnation de deux employés et un rappeur dans l'affaire du cédérom "anti police"

    Le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a condamné le 21 mai pour diffamation et injure un rappeur et deux employés municipaux pour une chanson caricaturant la police sur un cédérom distribué en 2004 par la ville à 4 000 collégiens et lycéens, leur infligeant jusqu'à 3 000 euros d'amende.
    Selon le ministère public, deux titres évoquant des contrôles de police "Nos problèmes", du groupe Kam's, et "Disc-rime-mine-nation" de Menaces verbales, comportaient des injures, prêtées tant aux policiers -"c'est pas les p'tits noirs et les p'tits arabes qui vont commencer à me répondre"-, qu'aux jeunes, -"alors tu sais pas mettre les menottes le poulet, hein t'as compris, ça te fait bander d'attraper un mec à trois, bande de bâtards".
    Dans la chanson signée par Menaces verbales, un policier s'en prend à un jeune maghrébin, insulte crûment sa sœur et menace de le renvoyer au pays tandis que l'on entend le bruit d'une gifle. "Dur de garder l'contrôle quand les fachos fâchés déboulent pour un contrôle", commente ensuite le chanteur poursuivi.
    Lyazid Berkiouen, 28 ans, chanteur du groupe Menaces verbales, le seul à ne s'être pas présenté à l'audience du 23 avril, a écopé d'une amende de 1 500 euros, comme Abdeljalil Dieng, 38 ans, chargé de projet au sein de Canal 93, une institution dépendant de la municipalité de Bobigny qui a édité ce CD pour un projet pédagogique.
    Le directeur par intérim à l'époque de Canal 93, Yazid Belouchat, 47 ans, s'est vu infliger la plus lourde amende (3 000 euros).
    Cette décision visant les agents de Canal 93 est conforme aux réquisitions du procureur, qui avait par ailleurs demandé 1 000 euros d'amende contre chacun des trois rappeurs interprètes ou auteurs de deux titres évoquant des contrôles de police.
    La 14e chambre a, en revanche, relaxé Tomy et Herman Mendy, du groupe Kam's, jugeant que les textes d'un autre titre "pas très positifs sur la police" et "dans un jargon pas toujours très clair" relevaient "de la liberté d'expression d'un artiste".
    Le cédérom avait été distribué aux élèves de la ville avec un agenda à la rentrée 2004. La mairie avait reconnu, à l'époque, "un défaut de vigilance".
    Une enquête administrative avait été engagée, puis stoppée, par la préfecture à l'encontre du maire de l'époque, Bernard Birsinger, et de son adjointe Catherine Peyge, actuelle maire de Bobigny.

    May 16

    Délinquance en baisse, mais violences contre les personnes toujours en hausse.

    Délinquance en baisse, mais violences contre les personnes toujours en hausse

    Selon l'Observatoire national de la délinquance (OND), la délinquance a diminué d'environ 1,83% de mai 2006 à avril 2007, par rapport à la même période 2005-2006, malgré une hausse (3,4%) des violences physiques contre les personnes.
    Ainsi, 3 695 643 crimes et délits ont été recensés par les services de police et de gendarmerie, contre 3 764 841 entre mai 2005 et avril 2006, selon le bulletin mensuel, publié le 15 mai par l'OND.
    Pour les atteintes volontaires à l'intégrité physique, les violences non crapuleuses (celles qui n'ont pas pour objet le vol) forment encore la composante principale de la hausse des atteintes volontaires à l'intégrité physique.
    Ces violences physiques non crapuleuses enregistrent une augmentation de 9,2% sur douze mois, avec plus de 212 000 faits.
    Les escroqueries et infractions économiques et financières croissent de 5,8%, en grande partie à cause de l’augmentation des escroqueries et des abus de confiances, alors que l'on enregistre une baisse de 10,5% des falsifications et usages de chèques volés.
    Par ailleurs, le nombre d’atteintes aux biens est en baisse de 4,3%, l'OND notant que, depuis deux mois, "la baisse des atteintes aux biens sur douze mois s'est accentués" et que "le nombre de faits constatés d'atteinte aux biens est en diminution continue depuis plus de quatre ans".
    Parallèlement au bilan de l'OND, le ministère de l'Intérieur a fait connaître, le 15 mai, les résultats de "l'activité des services" de police et de gendarmerie.
    Ainsi, en avril 2007, le taux d'élucidation des affaires de délinquance générale s'établit à 34,28% (89,11 % pour celles relevant de la seule criminalité organisée), marquant une hausse respective de 10,66% et de 18,45%, par rapport à avril 2002.
    Le nombre d'affaires élucidées de violences contre les personnes a augmenté de 5,21 % en avril 2007, par rapport à avril 2006, et de 26,91% par rapport à avril 2002.