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April 17
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Les quatre premiers radars détecteurs d'infractions au feu rouge seront installés avant l'été à Paris, en banlieue parisienne, et probablement à Lyon et Bordeaux, a annoncé le 11 avril Michelle Merli, déléguée à la sécurité routière.
"A l'échéance fin 2009, premier trimestre 2010, ce sont 150 radars de ce type qui seront installés en France", a-t-elle ajouté, confirmant une information du Parisien/Aujourd'hui en France du même jour. Trois systèmes différents, utilisant des technologies d'origine française, allemande et néerlandaise, seront utilisés. "Quand nous aurons 150 radars en activité, nous ferons un point d'étape, nous comparerons l'efficacité, la disponibilité, les coûts de maintenance, et nous continuerons à déployer des radars", a déclaré Michelle Merli sans préciser le nombre de radars installés en 2010.
Le dispositif est assez lourd, plus complexe qu'un radar vitesse, a-t-elle reconnu, puisque deux photos sont prises à chaque fois, "une avec le feu et une autre au-delà du carrefour". "Je souhaite que le choix des sites des radars soit effectué en concertation avec les élus et le préfet", a-t-elle dit.
9 accidents sur 10 Le dispositif automatique est adossé au Centre national de traitement de Rennes (Ille-et-Vilaine) qui centralise les procès-verbaux et délivrera l'amende (135 euros, auxquels s'ajoute la perte de quatre points). Selon la déléguée à la sécurité routière, en France, une infraction au code de la route est à l'origine de neuf accidents sur dix. Ces "nouveaux systèmes sont indispensables pour améliorer la sécurité et la fluidité de la circulation, car une récente étude montrait que de plus en plus de Français reconnaissaient s'autoriser à passer au rouge", a-t-elle dit.
Depuis 2003, les efforts pour la sécurité routière ont permis de sauver 12.000 vies, d'éviter 130.000 blessés dont 12.000 souffrant d'handicaps lourds, a-t-elle ajouté.
AFP
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| Le nombre d'infractions au Code de la route et de retraits de points du permis de conduire a été quasiment stable en 2008 par rapport à 2007, a annoncé le 11 avril 2009 le ministère de l'Intérieur, en se félicitant de l'effet pédagogique de cette mesure.
Il y a eu 5.913.184 infractions au Code de la route "traitées" en 2008, soit une hausse de 1% par rapport à 2007 (contre + 31% en 2007 par rapport à 2006), et 9.501.484 points retirés, soit une baisse de 0,5% par rapport à 2007 (+ 19% en 2007/2006). Selon le ministère de l'Intérieur, Cette diminution s'explique par la moindre gravité des infractions constatées.
En 2008, 98.057 conducteurs se sont retrouvés sans aucun point sur leur permis, soit 11% de plus qu'en 2007 (+ 29% en 2007/2006). Toutefois les conducteurs sans point sur leur permis ne représentent que 0,3% du total des détenteurs du permis (25 millions), relève le ministère.
Le nombre de conducteurs ayant récupéré tous leurs points en 2008 est en très forte hausse, à 1.782.391 (+ 25%). 80% des conducteurs français sont actuellement en possession de tous leurs points de permis.
Moins de décès Le ministère souligne une baisse "significative" du nombre de morts sur la route depuis l'entrée en vigueur du permis à points (4.274 morts en 2008, soit 45% de moins qu'en 2002). Dans le même temps il y a eu cinq fois plus d'infractions constatées et sanctionnées par un retrait de points : 7.742 morts et 1.210.169 infractions sanctionnées en 2002, contre 4.274 morts et 5.913.184 infractions sanctionnées en 2008.
Le permis à points est entré en vigueur le 1er juillet 1992. Les conducteurs confirmés disposent de 12 points, les débutants de six. Chaque infraction constatée fait perdre un ou plusieurs points, qui sont récupérables dans un délai de un à deux ans si aucune infraction plus grave n'est constatée.
Pour en savoir plus Téléchargez le bilan 2008 du permis à points Téléchargez le document établissant un parallèle entre le permis à point et mortalité routière Téléchargez le graphique faisant le parallèle entre le nombre de morts sur les routes et les retraits de points entre 1992 et 2008
Avec l'AFP April 11
Un policier a été suspendu jeudi suite à la diffusion sur Internet d'une vidéo montrant l'agression par des jeunes d'un passager dans un bus de la RATP, a-t-on appris aujourd'hui auprès de la préfecture de police de Paris. Cette mesure est prise à titre conservatoire dans l'attente de son passage devant le conseil de discipline a-t-on ajouté de même source.
Membre du Service régional de la police des transports (SRPT), ce fonctionnaire est soupçonné d'avoir favorisé la "fuite" des images via le réseau Facebook.
Celles-ci avaient été enregistrées par la caméra d'un bus de nuit, le Noctilien, dans lequel un voyageur a été agressé par quatre jeunes qui tentaient de lui dérober son portefeuille le 7 décembre 2008, vers 3h45 du matin, dans le 17e arrondissement de Paris.
Jeté à terre, le jeune homme est roué de coups de pied et de poing aux cris de "fils de pute" et de "sale Français". Les passagers, qui tentent d'intervenir, sont eux aussi molestés.
La RATP a porté plainte et lancé une enquête interne pour déterminer comment cette video avait pu être rendue publique. Le parquet de Paris a saisi l'IGS qui mène à la fois une enquête administrative et judiciaire sur cette diffusion. Le policier avait été placé en garde à vue mercredi durant quelques heures avant d'être remis en liberté. AP April 09
(AFP/Archives)
Un policier présent samedi dans l'hôtel de Strasbourg incendié par des militants autonomes en marge du sommet de l'Otan a accusé sa hiérarchie d'avoir mis en danger sa vie et celle de ses collègues, en tardant à leur porter secours.
Dans un courriel envoyé mardi aux syndicats de police, dont l'AFP a eu connaissance, le gardien de la paix raconte qu'il était "dans l'hôtel Ibis lors de l'attaque des +Black blocks+ (...) d'une extrême violence". "Nous avons vu la mort de près, de trop près durant une bonne demi heure", a-t-il ajouté.
L'authenticité de ce courriel a été confirmée à l'AFP par l'intéressé qui a requis l'anonymat et s'est refusé à tout autre commentaire.
"Le directeur départemental (de la police de Strasbourg), chef du dispositif, avait donné l'ordre aux effectifs se rapprochant de faire demi-tour", a affirmé le policier.
"Le secteur était trop dangereux pour eux", écrit ce policier, les accusant de les avoir "sacrifiés".
Interrogé par l'AFP, le directeur départemental, Luc-Didier Mazoyer, a démenti avoir ordonné de faire demi-tour.
"J'ai donné l'ordre au chef des Brigades anti-criminalité d'attendre le rassemblement de tous ses effectifs qui étaient dispersés en centre-ville, ce qui a duré tout au plus quelques minutes, pour qu'il puisse intervenir en toute sécurité avec l'appui d'une compagnie de CRS", a-t-il souligné.
Une vingtaine de minutes se sont écoulées entre l'appel au secours des policiers dans l'hôtel Ibis et l'intervention. Les personnels ont pu être évacués une demi-heure après l'appel, a-t-il encore précisé.
La stratégie de la police durant les violents affrontements qui se sont produits à Strasbourg alors que se réunissaient les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Otan fait l'objet d'une polémique.
Le maire socialiste de Strasbourg, Roland Ries, a demandé lundi la "lumière" sur le fait que "les casseurs ont pu avoir le terrain libre pendant près d'une heure", selon lui, pour incendier plusieurs bâtiments dont l'hôtel Ibis.
Interrogé par l'AFP, Jean-Claude Delage, secrétaire général d'Alliance (second syndicat de gardiens de la paix), a demandé une enquête sur ces acusations afin de voir si elles étaient, ou non, "fondées".
"Si ce qui est dit est vrai, ce serait inadmissible", a ajouté M. Delage.
L'Unsa-police, principal syndicat a confirmé avoir reçu le courriel mais n'a pas souhaité s'exprimer.
"Nous avons pu finalement être évacués, une fois la zone nettoyée par les membres de notre belle et grande famille", a encore écrit le policier dans son courriel, soulignant qu'il avait laissé derrière lui vêtements et "matériels collectifs".
Il affirme avoir "sauvé la vie" de certains de ses collègues présents (six selon son décompte) mais aussi, avec d'autres collègues, celle de six autres occupants de l'hôtel.
"Mes collègues me disent que je leur ai sauvé la vie, mais notre professionnalisme, notre sang froid, notre courage et notre dévouement ont également permis de sauver la vie de six autres personnes (quatre employés de l' hôtel, un journaliste et un client)", écrit-il en effet dans ce courriel.
OTAN - Une vidéo tournée à la fin de la manifestation anti-Otan, samedi à Strasbourg, montre un peloton de force de l'ordre dont de membres lancent des cailloux ramassés sur le ballast d'une voie ferrée en direction des manifestants anti-Otan.
La scène se déroule au bout de la rue du port du Rhin, juste avant la dislocation de la manifestation. Dans les minutes qui précèdent, les casseurs des black blocks se sont infiltrés vers l'avant du cortège. Ils ont grimpé sur le talus, atteignant les voies ferrées qui se trouvent au-dessus, puis lancé une pluie de cailloux sur des CRS barrant le passage en contrebas, de l'autre côté du pont.
Passant à l'action, les forces de l'ordre ont d'abord riposté à coups de gaz lacrymogènes, qui ont à la fois repoussé les casseurs et provoqué un mouvement de fuite dans la tête du cortège. Puis elles ont à leur tour investi le talus, de manière à dominer les casseurs et la foule, qui cherchait à fuir en empruntant un étroit passage s'ouvrant sur la droite, le long de la voie ferrée. A ce moment, Libération a constaté un jet de caillou de la part des forces de l'ordre, en direction d'un membre des black blocks qui se trouvait entre elles et la foule, à mi-hauteur sur le talus. Un autre membre de black blocks, armé d'une pierre, se trouvait au milieu du cortège pacifiste. Un militant de la CGT, retraité de l'usine Genral Motors de Strasbourg, a cherché à le désarmer. Puis les forces de l'ordre ont lancé des lacrymogènes au milieu de la foule, barrant le passage et créant un moment de panique au cours duquel des personnes ont dû défoncer une clôture pour trouver une porte de sortie. La vidéo montre qu'il y a eu plusieurs jets de cailloux. Elle ne montre pas qui est visé. "Ils visaient apparemment des casseurs, mais ces derniers étaient au milieu de militants pacifistes !", assure la personne qui a filmé cette séquence, interrogée par les Dernières Nouvelles d'Alsace. Quoiqu'il en soit, un jet de caillou reste d'une précision aléatoire, peut s'avérer dangereux et ne semble pas faire partie des moyens d'intervention traditionnels et réglementaires des forces de l'ordre. Pendant le sommet de l'Otan, les forces de l'ordre ont aussi effectué des contrôles d'identité de journalistes, en plus de ceux, bien plus fréquents, visant les militants anti-Otan. L'AFP l'a rapporté dès le début de la semaine dernière. Libération en a fait l'objet vendredi, dans le quartier du Neuhof. Alors qu'au milieu de la foule nous interrogions trois jeunes Français, en prenant des notes sur un calepin, un gendarme mobile en tenue antiémeute a réclamé notre carte d'identité. La carte de presse et l'accréditation Otan ne l'intéressaient pas. Motif invoqué : "Vous participez à une manifestation non autorisée sur la voie publique". En tirant cette logique jusqu'au bout, on pourrait en conclure que les forces de l'ordre participent aussi à la manifestation. Parfois, les contrôles sont plus virulents. En témoigne cette vidéo tournée par un journaliste reporter d'images, dimanche, dans le quartier du Neuhof, alors que les policiers contrôlent des personnes quittant le village autogéré.
"Vous avez une carte de presse 2008 et un badge Otan qui ne correspond pas", affirme le policier, visiblement un commissaire, qui donne son matricule. Là encore, quel que soit le motif du contrôle et la situation de la personne contrôlée (sans doute parfaitement en règle puisque le matériel lui est rendu), la méthode qui consiste à saisir la caméra en même temps que l'on adresse les premiers mots est difficilement compréhensible... T.C.
April 08
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Détecteurs de fumée : l'amendement censuré !
Le mois dernier nous vous avions annoncé l'adoption, par l'Assemblée Nationale, d'un amendement visant à rendre obligatoire les détecteurs de fumée dans tous les logement. Fausse alerte ! Le Conseil Constitutionnel a invalidé cet article pour un motif de procédure. Cette mesure ne manque pourtant pas d'intérêt: chaque année en France, 800 personnes meurent dans un incendie domestique et des milliers de personnes sont brûlées. Mais, cette nouvelle mesure suscitait beaucoup de polémiques pour diverses raisons, à commencer par son coût qui devait être supporté par l’occupant. Ses détracteurs dénoncent aussi le manque de fiabilité de certains détecteurs actuellement en vente et l'accusent de porter atteinte à la vie privée (les détecteurs de fumée empêcheraient de fumer chez soi). Nul doute que cette mesure (revue et améliorée) reviendra bientôt à l’ordre du jour.
| April 03 Vers un nouveau toilettage statutaire des métiers de la sécurité. Trois ans après la signature d’un protocole d’accord controversé sur la professionnalisation des polices municipales, un rapport commandé par le secrétaire d’Etat chargé des collectivités locales, Alain Marleix, au préfet Jean Ambroggiani, propose d’aller plus loin. Ce document de 33 pages, que la Gazette s’est procuré en exclusivité, préconise notamment de créer un « corps unique » de « police territoriale » composé des 17 500 policiers municipaux et des 1800 gardes champêtres. L’objectif affiché est de « remédier aux disparités entre ces deux cadres » en permettant aux gardes champêtres d’avoir accès à la carrière et à la formation des policiers municipaux. Autre proposition phare : l’instauration de « deux pôles » de formation spécifiques aux policiers municipaux. Ces deux centres, qui seraient mis en service au sein des écoles de police et de gendarmerie et placés sous l’égide du CNFPT, permettraient ainsi « de mieux répondre aux exigences de disponibilité, d’adaptation technique et opérationnelle, ainsi qu’au besoin de reconnaissance de la spécificité du métier ».
S’agissant du cadre d’emplois de directeur de police municipale (catégorie A), nouvellement créé, le rapport s’interroge sur la nécessité d’en ouvrir davantage l’accès en supprimant le seuil nécessaire des 40 agents. Autre proposition : le changement d’appellation des chefs de service « pour introduire plus de lisibilité dans la désignation des grades de la catégorie B ». Enfin, le préfet Ambroggiani propose une meilleure reconnaissance des agents de surveillance de la voie publique (ASVP) qui passerait par une uniformisation des tenues et une redéfinition des missions.
Dans l’entourage du secrétaire d’Etat, on assure qu’un « groupe de travail » va être prochainement créé, associant les associations d’élus et les syndicats afin d’engager « une concertation ». Le calendrier n’a pas été fixé mais la rédaction de nouveaux textes réglementaires pourrait aboutir « pour l’automne ».
Pour aller plus loin Téléchargez la lettre de mission du préfet Ambroggiani
Hervé Jouanneau
Un arrêté traite de la compensation du temps de travail supplémentaire dans la police nationale et modifie les dispositions du règlement général d'emploi de la police nationale qui portent sur ce point. Les services supplémentaires (permanences, astreintes, rappels au service, dépassements horaires de la journée de travail ou de la vacation) effectués au-delà de la durée réglementaire de travail ouvrent droit à des repos égaux ou équivalents ou à une indemnisation forfaitaire.
Arrêté du 9 mars 2009 modifiant l'arrêté du 6 juin 2006 portant règlement général d'emploi de la police nationale
Un décret interdisant la vente libre de trois pistolets à impulsion électrique (PIE) projetant des dards à distance "devrait être prochainement publié au Journal officiel", a-t-on appris le 31 mars 2009 au ministère de l'Intérieur. Ce décret, ainsi que le révèle Le Parisien le 31 mars, soumettra à "autorisation préfectorale et à permis de port d'arme trois PIE :
- Stoper C,
- Taser MO 18,
- ML 18,
actuellement en vente libre aux personnes majeures" en les classant en 4ème catégorie. Ces trois armes utilisent la technologie controversée Taser, mise en cause par des organisations de défense des droits de l'Homme.
La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, dont l'attention avait été attirée le 19 janvier 2009 à l'occasion du bilan 2008 de la délinquance sur la vente libre de ces armes, avait saisi la commission interministérielle de classement des armes. Celle-ci, qui dépend du ministère de la Défense, a accédé au souhait de la ministre le 12 mars. Un décret devrait prochainement classer ces trois types de PIE en 4ème catégorie. La 4ème catégorie comprend armes de poing (pistolets et revolvers) tirant des balles ou le PIE Taser X26. Quelque 5.000 exemplaires de cette arme sont en service dans la police et la gendarmerie. Les policiers municipaux peuvent également s'en équiper depuis quelques mois.
Avec l'AFP
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