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    April 29

    mon pauvre pays....

    La France veut vendre d'occasion une partie de ses chars lourds Leclerc, selon Le Point.fr

    AP
    PARIS - La France veut vendre d'occasion à un pays étranger 120 de ses chars lourds Leclerc, soit environ un tiers de son parc actuel dont l'entretien coûte cher, affirme "Le Point" dans un article publié lundi sur son site Internet. Interrogé, le ministère de la Défense s'est refusé à tout commentaire.

    Selon lepoint.fr, qui cite des sources proches du dossier, "il ne s'agit pas de chars qui seraient fabriqués par leur constructeur, la société Nexter (ex-GIAT Industries), mais bien de chars en dotation dans l'armée française", qui compte actuellement 400 Leclerc, dont 350 aptes au combat.

    Les engins d'occasion seraient remotorisés par une société allemande et équipés notamment de caméras thermiques et d'un système de climatisation, ajoute l'hebdomadaire. Sollicitée par le magazine, "une source de l'armée de Terre affirme que la vente concerne les 82 chars Leclerc les plus vieux". Le premier client potentiel approché a été l'Arabie saoudite, qui a décliné l'offre, ajoute-t-on.

    Lors d'un discours à Toulouse le 11 septembre 2007, le ministre de la Défense Hervé Morin avait notamment dit: "On se rend compte aujourd'hui que 400 chars Leclerc ne représentent pas nécessairement l'équipement prioritaire pour nos armées".

    Cette vente serait motivée essentiellement par le fait que les chars Leclerc représentent "entre le quart et le tiers" du budget annuel de 558 millions d'euros alloué à l'armée de Terre pour le "maintien en condition opérationnelle" (MCO) de l'ensemble de ses matériels. "Selon des sources connaissant parfaitement cette affaire, les 15 chars Leclerc déployés au Sud-Liban depuis 2006 grapilleraient, à eux seuls, la moitié des crédits affectés au MCO du char de bataille français", d'après lepoint.fr.

    Munis d'équipements de vision thermique et nocturne et d'un système de chargement automatique pour tirer en cours de déplacement, les chars Leclerc ont été engagés au Kosovo, de juin 1999 à mai 2002, sous mandat de l'OTAN. Leur déploiement au Liban a été le premier sous les couleurs de l'ONU et le premier hors d'Europe. AP

    Un mari trompé donne rendez-vous à son rival avec de la dynamite

    AFP

    ANGOULÊME (AFP) - Un mari trompé qui avait donné rendez-vous à son rival a été interpellé lundi à Balzac (Charente) en possession de 30 kilos de dynamite, 30 litres d'essence, des détonateurs, des cordons détonants et une arme de poing de gros calibre, a-t-on appris auprès des gendarmes de Charente.

    D'après les premiers éléments de l'enquête, le mari trompé, qui a été placé en garde à vue, avait donné rendez-vous lundi à l'amant de son épouse, sur une aire de repos située près de Balzac, au nord d'Angoulême, son véhicule recelant tout un arsenal à l'origine indéterminée.

    C'est le rival, "paniqué", qui a alerté les services de gendarmerie, a indiqué le capitaine Christian Terrioux, de la compagnie d'Angoulême.

    Le suspect, âgé de 59 ans et domicilié en Charente, a été interpellé vers 15H00, sans opposer de résistance, alors qu'il attendait sur le parking indiqué.

    Selon la gendarmerie, "soit le mari attendait l'amant pour le faire sauter avec lui, soit le mari voulait se suicider devant l'amant". L'enquête devra déterminer les circonstances exactes de l'affaire.

    Lors de leur intervention, les gendarmes ont mis en place un périmètre de sécurité, dévié la route départementale 737 pendant près de quatre heures et fait appel au service de déminage de La Rochelle pour prévenir tout risque d'explosion.

    April 24

    Michèle Alliot-Marie suspend l'expérimentation du fichier controversé Ardoise

    La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a décidé de "suspendre" l'expérimentation du logiciel de police "Ardoise" jugé discriminatoire par des associations, a annoncé le 22 avril son entourage, confirmant une information de RTL.
    La ministre a également souhaité réfléchir à la pertinence des critères retenus pour ce logiciel au regard des besoins d'enquêtes, selon la même source.
    Le logiciel Ardoise, destiné à alimenter un futur fichier commun police-gendarmerie, devait mettre en évidence un certain nombre de données et de profils, classés par rubriques et destinés, selon ses concepteurs, à "cerner" la victime ou le présumé auteur des faits.
    Ce sont ces rubriques qui ont suscité un tollé : le policier est invité à cliquer par exemple sur "mineur en fugue", "sans domicile fixe", "personne âgée", "permanent syndical", "membre d'une secte", "transsexuel" ou "homosexuel".
    "La ministre a décidé de suspendre la phase de test d'expérimentation en cours de ce logiciel", a annoncé son cabinet mardi. Elle "a entendu les craintes qui se sont manifestées en raison de (ces) critères", a-t-on poursuivi de même source.
    Mais, dans le même temps, la ministre souhaite prendre en compte "les besoins opérationnels" des services de police et de gendarmerie.
    Elle a entamé "une réflexion, avec l'expertise de la direction centrale de la police judiciaire, pour réétudier ces points et leur éventuelle pertinence réelle avec les besoins des enquêtes", a-t-on ajouté Place Beauvau.
    Il doit s'agir de "corréler les besoins de la police et de la gendarmerie avec le respect des libertés individuelles", selon la même source.

    Les polices municipales bientôt autorisées à utiliser le Taser

    Un décret devrait autoriser prochainement l'utilisation du pistolet à impulsion électrique (PIE) de type Taser par les polices municipales, a indiqué le 16 avril Alain Bauer, criminologue et président de l'Observatoire de la délinquance (OND), lors d'un colloque au Sénat.
    Selon Alain Bauer, qui présidait un colloque du Haut comité français pour la défense civile (HCFDC) sur l'armement non létal, un décret va ouvrir prochainement aux polices municipales le droit à l'utilisation de PIE, "le processus" étant selon lui "très avancé et en voie de finalisation".
    Alain Bauer a toutefois indiqué que les policiers municipaux devraient avoir les mêmes obligations, en matière de formation notamment, que les policiers et les gendarmes qui utilisent déjà cette arme, réitérant à cette occasion son opposition à l'octroi d'armes à feu aux policiers municipaux.
    Si les armes dites non létales se présentent sous diverses formes (gaz paralysant, flashball, ondes magnétiques ou autre faisceaux lasers), c'est l'arme électrique et le Taser en particulier qui a été au centre des discussions.
    D'emblée Gérald Kierzek, de la fédération urgence anesthésie, réanimateur SMUR à l'Hôtel Dieu à Paris, a indiqué "qu'aucun trouble du rythme cardiaque n'a été démontré après utilisation du Taser" sur une personne.
    Concernant la polémique sur des cas de décès aux Etats-Unis et au Canada, le médecin a rappelé que ces personnes n'étaient pas décédées sur le coup. Or, "si le Taser avait provoqué une fibrillation ventriculaire, le décès aurait été immédiat".
    Pour lui, les complications viennent plutôt de l'endroit où les dards de l'arme ont été plantés, ainsi que des blessures occasionnées par leur retrait, de brûlures lorsque l'appareil est employé en contact direct avec la peau, ou de chutes.
    Un avis que ne partageait pas Geneviève Sevrin, ancienne présidente d'Amnesty international France, craignant "une disproportion en France de son utilisation pour des neutralisations systématiques" de personnes. Elle a souhaité "un moratoire sur les utilisations (du Taser) tant qu'une enquête approfondie et impartiale ne sera pas menée".
    Antoine Di Zazzo, directeur général de Taser France, a balayé les arguments d'Amnesty sur des décès aux Etats-Unis qui ne portent pas sur le même type de produit, selon lui, que celui utilisé en France. Le Taser X-26 "n'a jamais tué qui que ce soit et ne le peut pas", a-t-il affirmé, en rappelant qu'il n'est pas fait "pour remplacer les armes à feu".
    Alain Bauer a appelé a éviter la banalisation "des armes non létales" qui sont, selon lui, "l'avant-dernier recours", souhaitant que comme dans la police nationale le système Taser soit couplé à un dispositif vidéo.
    Il a enfin réclamé l'interdiction de vente absolue de certains dispositifs actuellement en vente libre délivrant des décharges électriques beaucoup plus importantes et pouvant être mortelles.
    Le Taser X-26 envoie jusqu'à 10 mètres deux dards sur la personne visée, lui administrant une décharge de 50.000 volts avec une intensité de 2 milliampères agissant sur son système nerveux et le tétanisant quelques secondes, le temps de le maîtriser.

    Avec l’AFP

    Importante opération de police anti-dealers à Sevran-Beaudottes

    AFP

    BOBIGNY (AFP) - Au moins quatre personnes ont été placées en garde à vue à la suite d'une opération menée mercredi soir par 350 policiers aux Beaudottes, un quartier sensible de Sevran (Seine-Saint-Denis) récemment décrit "sous la coupe réglée" de dealers par les Renseignements généraux, a-t-on appris de sources concordantes.

    Selon un décompte provisoire établi par une source judiciaire, elle a donné lieu "à au moins quatre gardes à vue". A 21H00, cette opération se terminait mais un dispositif policier devait être maintenu toute la nuit de mercredi à jeudi, a précisé cette source.

    Selon la source judiciaire, l'opération visait à investir huit halls d'immeuble identifiés comme points de vente réguliers et une douzaine d'appartements non habités "susceptibles de servir au trafic", comme lieu de cache ou laboratoire de drogue. Un troisième objectif était d'interpeller les personnes recherchées dans le cadre d'enquêtes préliminaires en cours.

    "Aucun produit stupéfiant n'a été trouvé dans les appartements", selon la source judiciaire. Quelques saisies de cannabis ont été effectuées dans les parties communes et sur au moins un des gardés à vue.

    Cette opération, qui s'est déroulée en présence du préfet et du procureur de la République de Bobigny, "est le résultat des enquêtes menées depuis des mois" dans le cadre du Groupe local de traitement de la délinquance (GLTD, opérationnel depuis septembre 2007 à Sevran) et du plan départemental anti-drogue, ont expliqué des sources policière et judiciaire.

    En fin d'après-midi, le quartier a été entièrement bouclé, ses accès filtrés pendant que des policiers pénétraient dans "une vingtaine de cages d'escaliers" de cette cité connue depuis des années pour être une plaque tournante du trafic de drogue de l'est parisien, et qui était en 2008 dans une "situation explosive", selon une note des RG, a expliqué une source policière.

    L'opération a mobilisé 350 policiers, dont des policiers de la sécurité publique, de la police judiciaire du 93 et de Paris, et du Groupe d'intervention régional (GIR)Clin d'oeil, selon la source policière.

    Une note des Renseignements généraux (RG) datée du 1er avril avait décrit ce quartier HLM rénové de 10.000 habitants, classé en zone urbaine sensible, "sous la coupe réglée" d'une "minorité de délinquants".

    Elle avait été rédigée après le départ fin mars des onze gardiens et trois employés de l'unique bailleur des Beaudottes, Immobilière 3F (1.200 logements aux Beaudottes), trop exposés. Le bailleur avait recensé 18 agressions physiques sur ses personnels depuis août 2006.

    La préfecture avait convoqué le 9 avril une réunion d'urgence sur le quartier, au cours de laquelle le principe d'un système de vidéosurveillance avait été arrêté et une série de moyens renforcés.

    Le bailleur estime à "au moins 4" les appartements squattés par des dealers, qui se conduisent en maîtres dans certaines parties communes et "pourrissent la vie de toute la cité".

    Deux ans fermes pour le chauffeur ivre en Isère

    Reuters

    VIENNE, Isère - Le conducteur d'un poids lourd à l'origine d'un accident qui a causé la mort de deux policiers circulant à moto dans la nuit de jeudi à vendredi derniers a été condamné lundi à cinq ans de prison dont deux fermes par le tribunal correctionnel de Vienne (Isère) - VIENNE, Isère - Le conducteur d'un poids lourd à l'origine d'un accident qui a causé la mort de deux policiers circulant à moto dans la nuit de jeudi à vendredi derniers a été condamné lundi à cinq ans de prison dont deux fermes par le tribunal correctionnel de Vienne (Isère).Son permis de conduire lui a été retiré et il ne pourra pas le repasser avant un délai de trois ans. Il était poursuivi pour "homicide involontaire avec circonstances aggravantes" pour avoir fait un demi-tour sur la chaussée, interdit par le code de la route, et pris le volant en état d'ivresse.

    Dans son réquisitoire, au cours d'une audience en délai rapproché, le procureur de la République avait requis une peine de six ans d'emprisonnement dont deux avec sursis.

    A la barre, le conducteur, Mohamed El Harche, 38 ans, père de trois enfants, manifestement encore sous le choc, n'a pas réagi à sa condamnation. Il ne s'est guère plus exprimé sur les circonstances de l'accident.

    Son avocate, Me Romane Gibert, a expliqué que son client avait bu "quelques bières" la veille au soir, à l'anniversaire d'un ami "alors qu'il ne buvait jamais habituellement".

    "C'est la première fois qu'on l'arrête en état d'ivresse, son casier judiciaire est vierge", a-t-elle plaidé. Elle a expliqué qu'il avait raté un embranchement. "Il était stressé, il allait être en retard, il a décidé de faire demi-tour".

    Le jour du drame, le procureur avait évoqué, devant la violence du choc, l'hypothèse d'une vitesse excessive de la moto. Cet élément a été balayé après l'audition d'un témoin direct du drame, qui suivait la moto depuis cinq kilomètres.

    Cet automobiliste n'a pas été entendu. En marge de l'audience, il a déclaré aux journalistes que "la moto roulait à 90km/h lorsqu'elle a percuté le camion", au lieu des 50km/h autorisés sur cette portion de voie.

    Les deux victimes, deux policiers en civils de 24 et 29 ans, circulaient sur la même moto en direction du commissariat de Vénissieux en banlieue lyonnaise, où ils sont affectés. Ils ont heurté le poids lourd en traversant l'agglomération de Vienne.

    La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, s'était rendue à Vénissieux pour réaffirmer le bien-fondé de la politique de lutte contre l'alcoolémie au volant engagée par le gouvernement.

    Catherine Lagrange

    Deux ans de prison ferme infligés à Bobigny pour "délit d'embuscade"

    AFP

    BOBIGNY (AFP) - Un jeune homme de vingt ans accusé de préparer un caillassage de policiers à Saint-Denis a été condamné mercredi par le tribunal de Bobigny à trois ans de prison, dont deux ferme, pour "délit d'embuscade" et écroué, a-t-on appris de source judiciaire.

    Le prévenu était jugé en comparution immédiate pour ce nouveau délit, introduit par la loi de prévention de la délinquance du 5 mars 2007, et puni de 5 ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende lorsqu'il est commis seul. "Trois ans, dont deux ferme, c'est une belle peine", a commenté une source policière.

    Le jeune homme avait été interpellé jeudi dernier à 15H00 par des policiers des Unités territoriales de quartier (Uteq), la nouvelle police de quartier testée en Seine-Saint-Denis, sur le toit d'un immeuble de la cité du Franc-Moisin à Saint-Denis.

    Il avait, selon la police, rassemblé un tas de pierre et s'était allongé sur le toit "dans l'intention de caillasser" les policiers. Il s'agit d'un jeune du quartier connu pour plusieurs "antécédents", et déjà condamné, selon la source judiciaire.

    Le jeune homme niait les faits en début de garde à vue, selon la source judiciaire.

    Les deux premiers jours des Uteq avaient été agités dans cette cité de Saint-Denis où ces nouveaux policiers ont été pris à partie les 14 et 15 avril par une trentaine de personnes, et caillassés. Deux policiers avaient été légèrement blessés.

    April 18

    Deux policiers tués à moto par un chauffeur en état d'ébriété en Isère

    AFP
    Par Nicole DESHAYES AFP

    VIENNE (AFP) - Deux policiers âgés de 24 et 29 ans, qui se rendaient au travail sur la même moto, ont été tués en percutant un poids lourd, dont le chauffeur conduisait en état d'ébriété, tôt vendredi matin à Vienne (Isère).

    Les deux gardiens de la paix en civil, qui devaient prendre leur service à 05H00 au commissariat de Vénissieux (Rhône) près de Lyon, roulaient dans un secteur limité à 50 km/h, à l'entrée de Vienne et s'apprêtaient à prendre l'autoroute A7, vers 04H30, lorsque l'accident s'est produit.

    "La moto sur laquelle se trouvaient le conducteur et son passager a percuté un camion de 19 tonnes qui ne respectait pas une interdiction de tourner à gauche et dont le conducteur avait une alcoolémie de 0,42 mg" par litre d'air expiré, a déclaré à l'AFP le procureur de la République de Vienne, Franck Rastoul, soulignant que cela correspondait "à peu près à 0,80 g" d'alcool par litre de sang.

    Le taux d'alcoolémie légal autorisé est de 0,25 mg par litre d'air expiré, soit 0,5 g par litre de sang.

    "Le choc a été très violent et les deux motards éjectés ont été tués", a ajouté le magistrat.

    Les deux victimes sont Sylvain Courbon, 24 ans, vivant en union libre, et Mikael Jomard, 29 ans, marié et père de trois enfants, tous deux domiciliés en Ardèche.

    "Le secteur est limité à 50 km/h, mais en voyant l'état du camion et de la moto, on peut penser objectivement que la moto ne roulait pas à 50 km/h, mais je n'ai pas d'éléments objectifs techniques pour le dire", a déclaré M. Rastoul, ajoutant que des expertises étaient en cours.

    "Il n'est pas certain que l'on puisse déterminer à coup sûr la vitesse de la moto et en tout cas cela peut prendre beaucoup de temps", a-t-il dit.

    Le chauffeur du semi-remorque, un Français de 38 ans qui n'a pas été blessé dans l'accident, a été placé en garde à vue pour "homicides involontaires aggravés par un conducteur sous l'empire d'un état alcoolique", dans les locaux de la CRS de l'autoroute A7.

    "Il reconnaît qu'il a fait un demi tour" en dépit d'un panneau d'interdiction, "car il avait raté la sortie qu'il voulait prendre et il a cherché à faire demi tour au plus près", a déclaré le procureur, ajoutant qu'il devrait être présenté samedi au parquet.

    Le Premier ministre François Fillon a fait part dans un communiqué de sa "solidarité" et de sa "sympathie" envers la police, et a tenu à "assurer l'ensemble des forces de sécurité de sa détermination à lutter contre le fléau de l'alcool au volant".

    La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie se rendra au commissariat de Vénissieux vendredi à 14H30, a annoncé son ministère. Dans un communiqué, la ministre a exprimé sa "profonde émotion" et assuré que "toute la lumière sera faite sur les circonstances du drame".

    Le préfet du Rhône, Jacques Gérault, et le député-maire de Vénissieux, André Gerin (PCF), se sont rendus dans la matinée au commissariat de Vénissieux, où une cellule psychologique a été mise en place.

    "Leurs collègues étaient effondrés car c'était des jeunes très sympathiques", a déclaré M. Gerin qui a exprimé son "émotion devant ce drame abominable".

    "Nous sommes consternés et abattus, j'en ai fait des centaines de collègues blessés par balles ou tués, mais dans ces circonstances, c'est dramatique", a souligné pour sa part Jean-Paul Borelly, secrétaire régional du syndicat policier Alliance, joint par l'AFP.

    L'enquête en flagrance a été confiée à la CRS Rhône-Alpes-Auvergne basée à Chassieu (Rhône), sous la direction du parquet de Vienne.

    Sans permis, il quitte la prison au volant d'une voiture

    Reuters

    MARSEILLE (Reuters) - Un sexagénaire incarcéré pour défaut de permis de conduire a quitté la prison des Baumettes, à Marseille, au volant d'une voiture sous les yeux incrédules des gendarmes qui l'ont pris en filature.

    Selon le journal La Provence, le multirécidiviste était notamment écroué pour "conduite malgré une annulation de permis".

    L'homme a bénéficié d'un régime de semi-liberté qui l'autorisait, tous les matins, à quitter l'établissement pénitentiaire pour se rendre sur les lieux de son travail.

    Les gendarmes, qui l'ont pris en filature dans le cadre d'une autre affaire, l'ont interpellé à une trentaine de km de la cité phocéenne. Leur enquête a établi que l'individu avait également fourni de faux certificats de travail et de faux bulletins de salaires pour bénéficier de son régime de semi-liberté.

    Jean-François Rosnoblet

    April 14

    Ile-de-France. Mini-motos : le maire de Bagneux demande une rapide adoption de la loi

    Le député-maire PCF de Bagneux (Hauts-de-Seine), Marie-Hélène Amiable, a demandé le 14 avril dans un communiqué une rapide adoption de la loi restreignant les conditions de vente et d'usage des mini-motos.
    Un garçon de 17 ans qui faisait du rodéo sur sa mini-moto samedi à Bagneux (Hauts-de-Seine) "s'est tué lorsqu'il en a perdu le contrôle", a expliqué la police.
    Marie-Hélène Amiable a demandé que la proposition de loi - qui est un premier pas dans l'encadrement de la vente de ces "petites motos" - adoptée en première lecture par l'Assemblée nationale le 5 février 2008 et par le Sénat la semaine dernière (10 avril) soit rapidement mis à l'ordre du jour des deux Assemblées.
    Le texte adopté comporte deux articles. Le premier stipule que les mini-motos "ne peuvent être vendues, cédées ou louées que par les professionnels qui adhèrent à une charte de qualité" et "ne peuvent être vendues, cédées ou louées à titre gratuit à des mineurs". Le second précise que ces engins "ne peuvent circuler que sur des terrains adaptés à leur pratique" et qu'un mineur de 14 ans ne peut les utiliser "en dehors d'une pratique sportive sur des terrains spécialement destinés à cet usage". Une saisie est prévue en cas d'utilisation illégale.
    Selon des chiffres officiels, 28 accidents ayant donné lieu à hospitalisation et impliquant des mini-motos ont été enregistrés en 2004 et 2005. 61% des personnes accidentées étaient des enfants de moins de dix ans. Par ailleurs ils y a eu 2 accidents mortels en 2006.
    40.000 mini-motos seraient en circulation en France.

    Projet de logiciel de police : le Collectif contre l'homophobie saisit la Halde

    Le Collectif contre l'homophobie a saisi le 14 avril la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde) et la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) afin de s'opposer à la mise en oeuvre par le ministère de l'Intérieur d'un logiciel qu'il juge litigieux.
    Ce logiciel, baptisé "Ardoise" permettrait de rentrer des renseignements personnels sur toute personne ayant un contact avec la police ou la gendarmerie dans une procédure, qu'elle soit "entendue comme victime, témoin ou auteur", s'inquiète le Collectif dont le siège est à Montpellier.
    Ainsi, un policier ou un gendarme pourrait "préciser dans la rubrique ‘état de la personne’ les informations suivantes :
    - homosexuel,
    - transexuel,
    - handicapé,
    - sans domicile fixe
    - permanent syndical (...)
    dans ce logiciel qui en est encore au stade de projet, selon le Collectif.
    "La saisie de ces informations a vocation à établir une fiche profilée de chaque personne ayant un contact avec la police dans le cadre d'une procédure", assure-t-il. Cette fiche serait "consultable sur tout le territoire national par les forces de l'ordre (...) à chaque fois que cette personne aurait à faire à elles".
    Le Collectif se montre "particulièrement inquiet" face "au risque de constitution de fichiers catégoriels que ce logiciel pourrait permettre". "Nous n'accepterons pas que (la ministre de l'Intérieur) Michèle Alliot-Marie autorise l'utilisation de ce logiciel car il peut donner lieu à des dérives de sinistre mémoire", écrit-il.
    Le logiciel Ardoise remplacerait le logiciel de rédaction de procédure (LRP) et celui de traitement des infractions constatées (STIC), précise le collectif, qui a aussi saisi la Commission nationale consultative des droits de l'Homme.

    gendarmes créent une association pour leur "liberté d'expression"

    AFP
    Par Rémy BELLON AFP -

    PARIS (AFP) - Des gendarmes revendiquent leur liberté d'expression en se constituant en association, au moment où ces militaires doivent passer de l'autorité du ministère de la Défense à celle de l'Intérieur.

    Une association de gendarmes de type loi 1901 a été créée début avril afin "d'offrir de nouvelles possibilités de liberté d'expression", selon ses responsables.

    Ils ont indiqué à l'AFP s'inscrire "résolument" dans la perspective du rattachement à l'Intérieur, qui "suscite des inquiétudes" parmi eux.

    Les statuts de l'association ont été déposés auprès de la sous-préfecture de Brest sous le nom de "Forum gendarmes et citoyens", ont-ils précisé, en ajoutant que cette initiative était une "première".

    La Direction générale de la gendarmerie (DGGN) a publié un communiqué montrant qu'elle n'apprécie pas cette initiative.

    Elle a annoncé samedi que la création de "Forum gendarmes et citoyens" l'amènerait à "analyser de manière vigilante", puis "à se prononcer sur la compatibilité de l'adhésion des militaires d'active à cette association avec les dispositions du statut général des militaires", astreints au strict devoir de réserve.

    Le forum en question existe déjà sous forme d'un site internet et d'un blog depuis avril 2007, "mais n'a pas de statut juridique", ont dit à l'AFP les militaires à l'origine de l'association.

    Ce site est animé par des gendarmes et compte, selon ses responsables, plus de 7.500 inscriptions.

    Selon des sources proches de la DGGN, ils sont une "minorité" et "très loin de ce chiffre fantaisiste".

    L'association compte, selon ses initiateurs, "communiquer officiellement" et "à visage plus ouvert" que sur le site internet.

    Elle a ajouté avoir déjà envoyé des "courriers de présentation aux différentes autorités" sécurité et défense, dont le ministère de l'Intérieur "qui s'apprête à prendre la gendarmerie nationale sous son autorité".

    Le conseil d'administration de l'association "est composé à 80% de gendarmes", des militaires qui n'ont pas le droit de se syndiquer contrairement aux policiers, de statut civil.

    Fin 2007, les gendarmes avaient fait part de leur malaise sur des forums internet. Plusieurs rapports hiérarchiques de gradés de la gendarmerie en faisaient aussi état, notamment en regard de la situation des gendarmes par rapport aux policiers.

    Des gendarmes s'étant exprimés publiquement sur ce malaise avaient été sanctionnés par le ministre de la Défense début 2008.

    La création de l'association survient alors qu'un projet de loi sur la gendarmerie consacrant son rattachement au ministère de l'Intérieur, et non plus à celui de la Défense, sera présenté par le gouvernement dans "quelques semaines au Parlement", a annoncé récemment la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie.

    Les gendarmes resteront des militaires mais, d'ores et déjà, dans cette perspective, des axes de réformes permettant de mutualiser les moyens police-gendarmerie, au niveau de la formation ou des laboratoires scientifiques par exemple, sont engagés.

    La création d'un vaste "secrétariat général à la sécurité publique", coiffant les directeurs de la gendarmerie et de la police, est aussi à l'étude au ministère de l'Intérieur, selon des sources au sein de la police et de la gendarmerie

    Une nouvelle unité de police pour renouer avec les banlieues

    AFP
    Par Carole LANDRY et Sylvie HUSSON AFP -

    BOBIGNY (AFP) - De nouvelles unités de police patrouillent depuis lundi dans les quartiers sensibles de quatre communes de la banlieue nord et est de Paris pour lutter contre la délinquance, mais aussi tenter de créer un lien de confiance avec la population.

    Les trois premières Unités territoriales de quartier (Uteq), constituées de 50 policiers volontaires ayant tous quelques années d'expérience, sont lancées en Seine-Saint-Denis, à Clichy-sous-Bois et Montfermeil (18 policiers), Saint-Denis (17) et La Courneuve (15).

    L'expérimentation sera étendue dès cette année à d'autres départements, a annoncé vendredi la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, et une centaine d'unités seront créées d'ici trois ans.

    Lutter contre les violences urbaines et la délinquance souterraine seront au coeur de leur mission, a précisé Mme Alliot-Marie, qui se défend de ressusciter la police de proximité créée par la gauche sous le gouvernement Jospin et supprimée en 2002 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur.

    Mais il est aussi largement question de "rétablir le lien de confiance" avec une population qui se plaint de ne connaître des forces de l'ordre que les incessants contrôles d'identité et les perquisitions musclées, explique David Skuli, chef de la Sécurité publique dans ce département où 40% des habitants ont moins de 30 ans.

    L'officier de police Catherine Vaillot, qui a grandi à La Courneuve où elle dirigera la nouvelle unité, se dit désespérée par le fait que "les gens ne vont plus au commissariat" porter plainte ou signaler des délits.

    "Je veux développer le lien de confiance avec la population parce qu'elle attend beaucoup de nous dans les quartiers difficiles", explique cette policière de 47 ans. "Il n'y a pas que des voyous dans ces quartiers, il y a des gens honnêtes, qui bossent" et "veulent la tranquillité".

    La décision de M. Sarkozy de supprimer la "police de proximité" a entraîné, selon ses détracteurs, une dégradation des relations entre la police et les jeunes. En 2007, un rapport de l'Institut national des hautes études de sécurité (INHES) avait dressé un constat accablant des relations entre forces de l'ordre et habitants du 93.

    "Il y a une vraie rupture avec la police", constate Mehdi Bigaderne, porte-parole de l'association AC le feu, créée après les émeutes de 2005, et qui accueille favorablement ces nouvelles unités.

    "Quand la police descend, c'est la chasse à l'animal. On ne sent pas qu'ils sont là pour notre sécurité", explique-t-il.

    Mme Alliot-Marie leur a donné la consigne d'"affirmer une autorité sereine et ferme de l'Etat". "Votre mission n'est pas de faire du partenariat social" mais "de répondre aux attentes de protection de nos concitoyens", "c'est ainsi qu'on répondra au dernier besoin, essentiel, d'une relation de confiance entre les habitants et leur police", leur a-t-elle dit.

    Lors de deux semaines de formation spécifique, ils ont reçu les conseils d'un psychologue sur la façon d'aborder les jeunes, ainsi qu'un enseignement sur les pratiques culturelles et religieuses de la quarantaine de nationalités qui cohabitent dans ces quartiers. Dotés de l'arme de service classique, ils seront formés pour utiliser flash-ball, pistolets à impulsion électrique, boucliers et tonfa.

    April 04

    Ile-de-France. Police de quartier : les premières Unités territoriales sur le terrain le 14 avril

    Près d'une cinquantaine de gardiens de la paix se sont portés volontaires pour former les trois premières unités territoriales de quartier (Uteq) de France, chargées, dès le 14 avril, de reprendre pied sur le terrain dans des cités difficiles de Seine-Saint-Denis.
    Ces nouvelles unités, expérimentées en Seine-Saint-Denis mais dont le modèle pourrait ensuite être exporté dans d'autres départements, font partie des mesures annoncées dans le plan pour la sécurité en Seine-Saint-Denis, présenté le 14 janvier par la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie.
    Ces policiers ont 3 missions principales:
    1.lutter contre la délinquance et les violences urbaines,
    2.obtenir des renseignements sur le terrain et
    3.développer "le lien de confiance police-population", a expliqué le 4 avril le chef de la Sécurité publique de Seine-Saint-Denis, David Skuli.
    Agés en moyenne de 30 ans, quelques 48 gradés et gardiens de la paix, dont 5 femmes, reçoivent actuellement une formation "spécifique" de deux semaines. 33 étaient déjà en poste en Seine-Saint-Denis, les autres proviennent des départements limitrophes.

    L'Unsa-police s'inquiète pour la sécurité des plages

    L'Unsa-police, premier syndicat de gardiens de la paix, a exprimé le 4 avril son "inquiétude" sur une "réduction" des effectifs de CRS maîtres-nageurs sauveteurs (CRS/MNS) sur les plages françaises.
    Dans un communiqué, le syndicat, majoritaire chez les CRS, affirme qu'une baisse de 10% des effectifs des CRS/MNS est envisagée "sur le littoral français" et qu'il a "sensibilisé" à cet égard les maires et les élus concernés.
    "Ces policiers nationaux sont les seuls à pouvoir assurer la sécurité sur les plages tant en matière contraventionnelle que judiciaire", écrit-il.
    "L'administration (de la police) semble avoir tranché et souhaite une baisse de plus de 10% des effectifs", assure-t-il, ajoutant, que ce "problème est récurrent depuis des années".
    Leur disparition a souvent "été envisagée, voire programmée mais jamais suivie d'effets", a ajouté l'Unsa. "C'est une spécificité de la police et des CRS qu'il faut conserver et à laquelle sont attachés les élus", a dit le syndicat.
    Il y a un peu plus de 600 MNS/CRS en France, selon le syndicat, et des "élus du littoral" ont déjà engagé des démarches afin de "soutenir son action" appelant parfois leurs conseils municipaux à "réagir" et à "défendre les CRS-MNS".

    Un policier de la BRI de Versailles arrêté pour vol et séquestration

    NANTERRE (AFP) - Un policier de la brigade de recherche et d'intervention (BRI, antigang) de Versailles a été arrêté cette semaine dans une affaire de vol et de séquestration dans un appartement de Bois-Colombes (Hauts-de-Seine), a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.

    Selon Le Parisien, qui a révélé l'affaire vendredi, le policier et un autre homme ont été mis en examen et écroués par un juge d'instruction de Nanterre mercredi pour "vol aggravé" et "séquestration".

    Une source proche du dossier a confirmé que les deux hommes étaient "détenus", sans autre précision.

    Agé d'une quarantaine d'années, le policier de la BRI de Versailles est soupçonné avec son complice présumé d'être entré dans un appartement de Bois-Colombes puis d'avoir menotté une femme et les deux hommes qui s'y trouvaient, selon cette même source.

    Les faits remontent à vendredi. La somme qui a finalement été dérobée dans l'appartement s'élève à 3.200 euros.

    Les BRI, aussi appelées antigang, sont spécialisées dans les enquêtes de flagrance pour les actes de banditisme grave.

    L'ex-chef de la police municipale d'Yerres démis de ses fonctions aux Lilas

    Le maire des Lilas (Seine-Saint-Denis) a annoncé le 2 avril avoir relevé de ses fonctions l'ancien chef de la police municipale d'Yerres (Essonne) qu'un reportage diffusé par France 3 a montré en train de malmener des adolescents alors qu'il était en fonction en Essonne. Les faits "se sont certes déroulés alors que l'intéressé était en fonction dans une autre commune d'Ile-de-France" mais "la ville des Lilas ne saurait néanmoins faire abstraction de ces agissements, compte-tenu de leur nature et des atteintes portées à l'éthique et à la déontologie des missions de service public", a expliqué Daniel Guiraud (PS) dans un communiqué. Le maire des Lilas a précisé avoir relevé le 2 avril de ses fonctions Arnaud Libert, qui était chef de la police municipale dans sa ville après avoir exercé à Yerres. Le reportage diffusé le 30 mars au soir dans l'émission Strip-Tease montre la manière dont le fonctionnaire suit des adolescents afin de les préserver de la délinquance. Le parquet d'Evry a ouvert le 1er avril une enquête préliminaire, au vu des présumés "manquements déontologiques", voire des "violences illégitimes sur un mineur" qui sont filmées. «J'ai fait tout ce que j'ai pu pour aider certains jeunes, aujourd'hui c'est moi qui trinque, c'est le comble», a, de son côté, réagi, Arnaud Libert. «Sur huit mois de tournage, il y a quatre fois où je m'énerve», a-t-il relevé.