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    February 20

    Un policier accusé à tort de pédophilie par une ministre

    Par Alice Milot

    La procédure a duré six ans et a brisé sa vie. Blanchi, Christophe Bridou se dit victime de l'homophobie de Nelly Olin.

    Tout commence le 11 septembre 2001. A New York, les tours du World Trade Center s'effondrent. A Garges-lès-Gonesse (Val d'Oise), la vie de Christophe Bridou s'écroule. Accusé de pédophilie, de vol et d'escroquerie, le chef de la police municipale vient d'être suspendu de ses fonctions par la maire de la ville, Nelly Olin. Il sera révoqué un mois plus tard après quinze ans de service, et va commencer une longue descente aux enfers.

    Sa femme demande le divorce, il perd la garde de son fils âgé de 1 an, et se retrouve dans l'impossibilité de trouver un nouveau travail dans le domaine de la sécurité pendant la durée de l'instruction. Il se retrouve bientôt à la rue, réduit à la mendicité. Fait quatre tentatives de suicide, est admis un mois en hôpital psychiatrique, perd 30 kilos. "Tout ça pour rien ! ", s'exclame-t-il aujourd'hui. (Voir la vidéo.)


     

    "On m'a humilié, on m'a traîné dans la boue." Comparant son affaire à celle d'Outreau, Christophe Bridou a décidé de dénoncer les incohérences judiciaires dont il s'estime victime. Passé entre les mains de sept juges d'instruction, l'ancien policier municipal, malgré ses récriminations, doit faire face pendant six longues années à un éternel "il faut être patient".

    Une lenteur que son avocat, Me Lesage, met sur le dos des difficultés habituelles de la justice. Cette explication ne convainc pas Christophe Bridou, persuadé qu'il y a eu des pressions politiques, puisque le non-lieu a été finalement prononcé quelques mois après la démission du gouvernement Villepin, dont Nelly Olin était la ministre déléguée à l'Ecologie et au Développement durable.

    "Une cabale homophobe a été menée contre moi ! "

    Pourquoi Nelly Olin a-t-elle porté de telles accusations contre Christophe Bridou ? Pour l'ancien chef de police, elles n'étaient qu'un prétexte pour l'écarter de son poste. Les vraies raisons ? "Homophobie", explique ce père de quatre enfants, marié deux fois, qui s'est découvert homosexuel sur le tard :

    "Le jour de ma suspension, elle m'a convoqué dans son bureau devant une assemblée de responsables municipaux, elle m'a demandé : 'Etes-vous gay ? ' Puis elle a énuméré un certain nombre de faits et gestes de ma part prouvant mon homosexualité. Elle m'avait fait suivre."

    Quelques heures plus tard, sa femme l'appelle, la maire avait pris soin de la prévenir elle-même de la suspension de son mari... et de son homosexualité. "J'ai été victime d'une machination, une cabale homophobe a été menée contre moi ! ", s'exclame Christophe Bridou.

    Au départ de l'affaire, il est accusé du vol d'un téléviseur, puis d'heures supplémentaires non déclarées. Un mois et demi plus tard, il est suspecté de "recel d'images pornographiques représentant des mineurs", après qu'une photo a été retrouvée sur un ordinateur de son lieu de travail. L'enquête révèlera que ce dernier était en fait utilisé par plusieurs personnes du service.

    Pour son avocat, "on n'a pas accepté qu'un policier puisse être homosexuel". Hussein Mokhtari, conseiller général (PS) du Val-d'Oise, soutient également la réhabilitation de Christophe Bridou. Il s'indigne que la vie de cette homme ait été ruinée parce que Nelly Olin a, selon lui, "une aversion pour les homosexuels". Il ne s'étonne pas des méthodes de la maire, qui, d'après lui, "était prête à tout pour arriver à ses fins".

    "Je pense qu'il est temps pour Nelly Olin de s'expliquer", réclame Christophe Bridou. L'ancienne ministre, qui est à l'heure actuelle injoignable, n'a pas réagi à l'ordonnance de non-lieu. Cette dernière a été prononcée une semaine après sa démission de son poste de première adjointe au maire. Nelly Olin a préféré redevenir simple conseillère municipale, suite à des dissensions avec l'actuel maire de Garges, Maurice Lefevre.

    Christophe Bridou a porté plainte contre X pour diffamation et dénonciation calomnieuse, et s'apprête à en déposer une autre au tribunal administratif s'il n'est pas réintégré dans ses fonctions dans le délai légal de deux mois qui suit le non-lieu.

    Il garde le moral : "Au moins, avec mon expérience, j'aurai un autre regard de policier sur la société, j'essaierai de régler les choses à l'amiable avant de virer des SDF."

    February 18

    Ile-de-France. Agression d'un maire faute de place en crèche : peine de 12 mois avec sursis

    Un père de famille de 34 ans a été condamné le 9 février à 12 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Créteil pour avoir agressé en novembre le maire (NC) de Vincennes (Val-de-Marne), Laurent Lafon, faute d'avoir obtenu une place en crèche pour son bébé.
    Le prévenu, sans antécédent judiciaire, devra aussi verser 3.000 euros de dommages et intérêts à Laurent Lafon, ainsi que 2.000 euros à la ville de Vincennes, qui s'étaient constitués parties civiles. Sa condamnation ne sera en revanche pas inscrite au fichier B2 du casier judiciaire.

    Cette décision a été jugée "raisonnable" par l'avocat du prévenu, Me Philippe Valent, tandis que Me Philippe Louis, qui représentait l'élu, a estimé qu'il s'agissait d'un "avertissement plus que sévère".
    Le 14 novembre au matin, ce père de deux enfants était venu avec son épouse rencontrer Laurent Lafon, également conseiller régional d'Ile-de-France, pour lui demander une place en crèche pour leur bébé de six mois. Devant les explications de l'édile qui leur disait qu'il ne pouvait pas répondre favorablement à leur demande - le couple était 37ème sur la liste d'attente -, le ton était monté. Refusant de quitter le bureau du maire tant qu'il n'aurait pas obtenu satisfaction, le père s'était énervé et avait frappé Laurent Lafon, avant d'être ceinturé par un fonctionnaire de la ville. L'élu s'était vu reconnaître 10 jours d'incapacité totale de travail (ITT).

    A l'audience, le 19 janvier, le prévenu avait reconnu les faits, tout en expliquant qu'il avait lui-même "cru à une agression" quand le maire avait mis "son siège" entre eux. "Il m'a dit plusieurs fois « toi, tu la fermes »", avait aussi assuré le père de famille, ce qu'avait contesté l'édile.
    "Au-delà de la personne physique de Laurent Lafon, c'est l'institution qui a été visée (...) tout ça pour une histoire de crèche dont on apprend que, quatre jours après, elle était réglée", avait dit le représentant du parquet, avant de demander une peine de douze mois de prison, dont six avec sursis. Alors que le couple, disposant de revenus confortables et propriétaire à Vincennes, avait fait état de difficultés pour la garde de son enfant - "parce qu'on habite un 4e sans ascenseur", a dit le père -, il avait trouvé quelques jours après les faits une place chez une nourrice.

    Avec l'AFP

    February 16

    Triplement des caméras sur la voie publique d'ici à fin 2009

    La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, prévoit le triplement des caméras sur la voie publique d'ici à fin 2009 et le rédeploiement de 4.000 policiers dans les quartiers sensibles, dans un entretien le 16 février 2009 à France-Soir. "J'ai lancé dès mon arrivée au ministère de l'Intérieur un vaste plan d'équipement en matière de vidéo-protection, qui se traduira à la fin de cette année par un triplement des caméras de voie publique", a-t-elle déclaré.
    "On passera de 20.000 à 60.000", a précisé la ministre de l'Intérieur, ajoutant avoir signé un décret le 22 janvier 2009 qui "facilite et raccourcit la procédure permettant d'accéder à de tels équipements".

    Concernant les nouveaux déploiements de fonctionnaires de police, notamment en banlieue parisienne, Michèle Alliot-Marie a annoncé que "4.000 policiers vont être redéployés dans les quartiers et les départements les plus sensibles, avec la mise en place des Uteq (ndlr : Unités territoriales de quartier) et des compagnies de sécurisation, qui se poursuivra jusqu'à fin 2011".

    Avec l’AFP

    Loi logement : les pompiers saluent le détecteur de fumée obligatoire

    La Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) a salué le 11 février 2009 l'adoption par l'Assemblée de la loi Boutin sur le logement qui va rendre obligatoire, d'ici à cinq ans, l'installation de détecteurs de fumée pour les occupants de tous les logements.
    La Fédération, qui préconise depuis plusieurs années la généralisation de ces appareils, "se réjouit particulièrement" de l'adoption le 10 février 2009 de cet amendement, quand "les incendies domestiques ont entraîné près de 800 décès en France en 2008".
    Cette disposition "est un grand pas en avant pour arrêter un fléau que l'on peut éviter par des mesures simples", a relevé le colonel Richard Vignon, président de la FNSPF, dans un communiqué.

    70% des feux meurtriers la nuit
    "Par exemple, quand on sait que 70% des feux meurtriers d'habitations ont lieu la nuit, la sonnerie d'un détecteur avertisseur autonome de fumée (DAAF) pourrait sauver de nombreuses vies", a-t-il ajouté. Ce "fléau" est "en progression depuis 20 ans", rappelle la FNSPF : "de 75.752 feux d'habitation en 1986", on est passé "à 86.373 feux d'habitation en 2002 et 90.571 feux d'habitation en 2005", des chiffres "qui marquent l'absence de culture de la prévention du risque incendie chez les particuliers".
    La Fédération préconise déjà un "autre pas pour renforcer la sécurité", qui sera maintenant "d'instaurer un diagnostic incendie, à l'exemple de ceux déjà existants pour le plomb, l'amiante ou les termites".

    February 03

    Radars - Produits des amendes de police

    Un décret précise les investissements susceptibles d'être financés par le produit des amendes de police perçues par la voie de systèmes automatiques de contrôle et de sanction versé aux départements en application de l'article 40 de la loi n° 2007-1822 du 24 décembre 2007 de finances pour 2008.
    Les sommes allouées aux départements, à la collectivité territoriale de Corse et aux régions d'Outre-mer en application de l'article 40 de la loi du 24 décembre 2007 susvisée pour contribuer à la sécurisation de leur réseau routier sont utilisées au financement des investissements suivants :

    1. Aménagements et équipements améliorant la sécurité des usagers et l'accès aux réseaux de transport en commun, y compris la création, l'amélioration ou l'aménagement de points d'arrêt pour les usagers ;
    2. Aménagements de sécurisation des infrastructures et de leurs équipements, aménagement de carrefours, différenciation du trafic ;
    3. Équipements assurant l'information des usagers et la gestion du trafic.
    Décret n° 2009-115 du 30 janvier 2009, JO du 1er février 2009

    Police municipale

    Les dispositions du statut particulier des agents de police municipale alors en vigueur confiaient aux chefs de service de police municipale ou aux chefs de police municipale et brigadiers-chefs principaux l’encadrement des agents de la police municipale dont ils coordonnent l’activité. Néanmoins, ces dispositions n’ont pas fait obstacle à ce que, dans la limite de ses compétences, la commune crée dans ses services une «direction de la sécurité publique» chargée sous l’autorité du maire, de coordonner les missions de police municipale, de prévention de la délinquance et de sécurité civile. Elles n’ont pas fait non plus obstacle à ce que la commune en confie la direction à un membre d’un cadre d’emplois de catégorie A.
    En dépit des modifications statutaires intervenues en 2006, cette jurisprudence reste intéressante. Les agents de police municipale constituent toujours un cadre d’emplois de police municipale (PM) de catégorie C. Il comprend désormais les grades de gardien, brigadier et brigadier chef principal. En outre, les brigadiers chefs principaux sont chargés lorsqu’il n’existe pas d’emploi de directeur de PM ou de chef de service de PM ou de chef de PM, l’encadrement des gardiens et brigadiers.

    Conseil d’Etat, 19 novembre 2008 req. n°300521