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    February 28

    Un policier, percuté lors d'un contrôle de vitesse,décède à l'hôpital

    AP
    AP - Mercredi 27 février

    MARSEILLE - Un policier de 42 ans, violemment percuté par une voiture mardi à Istres (Bouches-du-Rhône), alors qu'il procédait à un contrôle routier de vitesse à hauteur d'un rond-point, est décédé mercredi à l'hôpital Nord de Marseille où il avait été transporté, a-t-on appris de source judiciaire.

    Le brigadier major Yvan Llopis, marié et père de trois enfants, était dans le coma depuis l'accident. Il a été fauché par un conducteur âgé de 36 ans dont l'alcoolémie s'est révélée négative. Il n'était pas non plus sous l'empire de stupéfiants.

    Le chauffard a dans l'intervalle, avant le décès du policier, été mis en examen par un juge d'instruction d'Aix-en-Provence pour "blessures involontaires". Il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Il devrait l'être désormais de manière supplétive pour "homicide involontaire".

    Dans un communiqué, la ministre de l'intérieur Michèle Alliot-Marie a "fait part de sa très vive émotion". Elle a présenté "ses sincères condoléances" à la famille et aux proches de la victime. AP

    Cours de danse pour les policiers roumains

    Cours de danse pour les policiers roumains

    AFP
    AFP - Mardi 26 février.

    BUCAREST (AFP) - Comment diriger le trafic gracieusement? Rien de plus simple. Suivre des cours de ballet, comme le font déjà 20 policiers de Timisoara (ouest de la Roumanie), afin de "gagner en élégance" et, pourquoi pas, "déstresser les chauffeurs" pris dans les embouteillages.

    "Le but c'est de développer une habileté à diriger le trafic et de gagner en élégance dans les mouvements, ce qui sera non seulement agréable à l'oeil mais pourra aussi dissiper le stress ou la tristesse des chauffeurs qui attendent au feu rouge", a déclaré à l'AFP le directeur de la police communautaire de Timisoara, Dorel Cojan.

    Cette formation inédite, qui vient de démarrer à la Philharmonie locale, est dirigée par deux anciens danseurs de l'Opéra, qui donneront dans un premier temps des cours pendant un mois, deux fois par semaine.

    "Nous avons commencé par filmer les gaucheries de nos élèves et je suis sûr que dans un mois nous allons voir des progrès", a expliqué M. Cojan.

    Selon lui, ces cours s'adressent notamment aux policiers communautaires de Timisoara, qui seront bientôt également appelés à diriger la circulation

    February 26

    Suite Décés.

    Bonjour à tous.
    Suite à la mort recente du maitre d'un chien.
    Une collègue cherche à donner un chien de race berger allemand de 9 ans.
    De préférence une personne qui possede une maison avec un jardin.
    Conviendrai à un policier ou une personne ayant de l'expérience en maitre-chien de sécurité.
    Merci de m'envoyer un message en MP si vous etes interréssé.
    Merci à vous.
    Philippe.
     
     
     
    February 24

    protestation à Villiers-le-Bel

    AP
    AP - Samedi 23 février

    VILLIERS-LE-BEL, Val-d'Oise - Une cinquantaine de jeunes se sont rassemblés samedi après-midi à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) pour dénoncer la quarantaine d'interpellations survenues cette semaine dans le cadre de l'enquête sur les violences urbaines de novembre dernier, a-t-on constaté sur place.

    Vers 16h, un groupe s'est formé place de la Tolinette, non loin de l'endroit où deux jeunes motards sont morts le 25 novembre dernier après avoir été percutés par un véhicule de police. Deux nuits de violences avaient suivi au cours desquelles des forces de l'ordre avait essuyé des tirs et des policiers et des CRS avaient également été caillassés.

    De multiples affichettes ont été placardées sur un Abribus et sur les murs de quelques immeubles. "La délation est-elle devenue une preuve, une mascarade pour faire oublier le drame, César de la meilleure réalisation, la justice", tels étaient quelques-uns des slogans rédigés par les responsables de cette manifestation qui s'est déroulée sans incidents. Né à Villiers-le-Bel et ancien champion de boxe thaï, Dida faisait partie des personnes présentes.

    Vers 17h30, un groupe de jeunes est venu déposer quelques fleurs à l'endroit où les deux jeunes avaient été accidentés. "Il ne faut pas tomber dans la politique spectacle", a déclaré l'un des initiateurs de ce regroupement. "N'oublions pas la véritable histoire, celle de deux jeunes qui sont morts ici". AP

    February 21

    Violences envers les femmes: 2,5% des femmes agressées en 2005-2006, 1,5% violées

    AP

    PARIS - Les violences envers les femmes sont multiples, tant à la maison que dehors: en 2005/2006, 3,3% des femmes de 18 à 59 ans ont été agressées physiquement ou sexuellement par une personne avec qui elles vivaient et 1,5% ont subi une agression sexuelle à l'extérieur, la plupart du temps par quelqu'un qu'elle connaissaient, selon une étude de l'INSEE rendue publique jeudi.

    Les premières violences faites aux femmes sont verbales, qu'il s'agisse d'injures à caractère sexiste (16,9%) ou menaces (5,5%). Suivent les violences physiques, au sein du ménage (3%) ou à l'extérieur (2,5%) et enfin les agressions sexuelles à l'extérieur (1,5%) et dans le ménage (0,7%).

    "Etre femme expose, être femme et jeune surexpose", écrit l'INSEE. Les femmes sont deux fois plus souvent agressées physiquement au sein du ménage que les hommes, trois fois plus souvent victimes d'attouchements ou de rapports sexuels forcés, à la maison ou à l'extérieur. Et parmi elles, les jeunes sont les plus vulnérables: en 2005 et 2006, une femme sur cinq âgée de 18 à 29 ans s'est faite injurier, une sur dix a subi des caresses ou baisers forcés, le tout hors du milieu familial.

    Pour les délits plus graves, 3,5% de ces jeunes femmes ont été agressées physiquement, 2,2% ont été violées et 1% violées avec violences.

    Dans le ménage, la violence physique est nettement plus fréquente que la violence sexuelle: parmi les femmes qui reçoivent des coups à la maison, 12% sont aussi abusées sexuellement. Une fois sur deux, c'est le conjoint qui est l'auteur de ces violences, voire même une fois sur trois lorsqu'il s'agit de violences sexuelles.

    Quant aux agressions sexuelles en dehors de la maison, 70% des victimes disent connaître l'auteur: il est leur ex-conjoint plus d'une fois sur cinq, ou un "ami" dans 16% des cas.

    Le hasard n'a guère sa place non plus dans les cas d'agression physique en dehors du domicile: une fois sur deux, la victime connaît l'agresseur, en général là aussi un ex-conjoint ou un membre de la famille.

    Quant aux agressions sexuelles "mineures" (caresses, baisers et autres gestes déplacés), elles se produisent sur le lieu de travail une fois sur quatre, et une fois sur cinq dans un lieu public (rue ou transports).

    Selon l'enquête de l'INSEE, les violences domestiques envers les femmes, si elles se rencontrent dans tous les milieux sociaux, sont plus fréquentes dans ceux à faible niveau scolaire: cinq fois plus de victimes d'agressions sexuelles à l'extérieur chez les non-diplômées que chez les plus diplômées, trois fois plus pour les violences domestiques.

    Enfin, la nationalité est également un facteur fort: les femmes étrangères hors Union européenne sont nettement plus souvent victimes, avec 8% de viols en dehors du ménage (contre 1,3% pour les Françaises de naissance et 0,8% pour les ressortissantes d'autres pays de l'UE) et 11,7% de gestes déplacés (contre respectivement 5,8% et 5,1% pour les deux autres catégories). Elles sont aussi plus souvent victimes de violences physiques dans leur ménage (4,7% contre 2,9% et 3,7%), mais pas plus de viols.

    Ces chiffres sont tirés d'une enquête "cadre de vie et sécurité" réalisée en partenariat avec l'Observatoire national de la délinquance au cours de laquelle 17.500 ménages et individus ont été interrogés.

    L'INSEE souligne également que les violences intraconjugales "ne se racontent pas": le cinquième des victimes de violences physiques, un tiers des victimes de violences sexuelles n'ont pas porté plainte et n'en ont parlé à personne, amis, médecins, associations... AP

    Corse: le palais de Justice d'Ajaccio mitraillé

    AFP

    Mercredi 20 février

    AJACCIO (AFP) - Le palais de Justice d'Ajaccio, dans l'île française de Corse, a été mitraillé mardi soir par un ou plusieurs inconnus en voiture, et les tirs ont manqué de peu des policiers en faction, a-t-on appris de source judiciaire.

    "Sept impacts ont été relevés sur la façade, dont plusieurs à hauteur d'homme, et les CRS (policiers, ndlr) de garde n'ont échappé aux tirs qu'en se jetant à terre", a déclaré à l'AFP le procureur de la République à Ajaccio, José Thorel.

    Selon le magistrat, "l'arme utilisée était de gros calibre, et le ou les tireurs auraient utilisé une voiture volée qui a été retrouvée en flammes à environ 500 mètres du palais".

    Une balle a traversé la fenêtre d'un immeuble d'habitation situé derrière le bâtiment, a-t-il indiqué.

    L'action n'a pas été revendiqué immédiatement.

    Une enquête a été ouverte.

    La ministre de la Justice, Rachida Dati, "condamne avec la plus grande fermeté le mitraillage" survenu à Ajaccio.

    "Elle fait part de sa détermination à ce que les auteurs de ces actes, qui s'attaquent aux symboles de la République et mettent en danger la vie de nos concitoyens, soient rapidement identifiés et interpellés pour en répondre devant la justice", selon une déclaration diffusée par son porte-parole.

    February 19

    Vaste opération de police à Villiers-le-Bel, 35 personnes en garde à vue

    AFP - lundi 18 février 2008
    Des CRS devant un immeuble à Villiers-le-Bel, le 18 février 2008

    Trente-cinq personnes, connues de la police pour des faits antérieurs, ont été placées en garde à vue à la suite de l' opération de police menée lundi à Villiers-Le-Bel, dont le frère de Lakamy, un des deux adolescents décédés sur leur mini-moto en novembre, a annoncé la procureure de Pontoise.

    Parmi les 35 personnes placées en garde à vue, 33 ont été interpellées lundi matin lors de la vaste vague d'arrestations à Villiers-le-Bel.

    Trois d'entre eux sont des mineurs, 3 ont entre 18 et 20 ans, 16 ont entre 20 et 25 ans, 11 ont plus de 25 ans.

    Environ 1.000 policiers du RAID, de l'Office central de répression du banditisme (OCRB), de la police judiciaire de Versailles et d'Ile-de-France, notamment, ont participé à cette opération, suivie par de nombreux médias .

    Si Mme Alliot-Marie a salué cette "très belle opération" de police, elle a regretté devant la presse "que des fuites aient conduit à (sa) médiatisation importante".

    L'Unsa-police (premier syndicat de police) a dénoncé lui aussi la "surmédiatisation" et ses conséquences qui "mettent en danger la sécurité des fonctionnaires intervenant pour faire leur travail".

    Le maire de Villiers-le-Bel Didier Vaillant (PS) a vivement regretté n'avoir été prévenu qu'"après les médias" et seulement à "06H02".

    L'ancienne candidate PS à la présidentielle Ségolène Royal s'est elle aussi insurgée contre cette "opération policière médiatisée" avant les municipales, tandis que François Bayrou, président du MoDem, a appelé à "ne pas mélanger la justice et la mise en scène".

    A 6H00, des membres des CRS, du RAID et de la PJ ont pénétré dans une dizaine d'immeubles à Villiers, par petits groupes de trente, selon un journaliste de l'AFP. Quatre à cinq d'entre eux attendaient au pied de chaque immeuble, tandis que leurs collègues montaient dans les étages.

    Ce déploiement massif s'est déroulé silencieusement. A la sortie des immeubles, ceux qui partaient à leur travail étaient éberlués de tomber nez à nez avec des policiers.

    Le véhicule de la brigade de recherche et d'intervention (BRI -"anti-gang") de la police judiciaire, surnommé "Robocop", n'était pas sur les lieux, a-t-on affirmé de source policière, contrairement à de premières informations en ce sens données par d'autres sources policières.

    Du 25 au 27 novembre 2007, Villiers avait connu des affrontements entre jeunes et forces de l'ordre après la mort de deux adolescents dans une collision entre leur mini moto et une voiture de police.

    Ces violences avaient fait 119 blessés parmi les policiers, dont cinq graves, selon le ministère de la Justice. Plusieurs dizaines d'entre eux avaient été blessés par du plomb et de la grenaille tirés notamment avec des fusils de chasse.

    Selon des sources proches de l'enquête, au moins trois témoignages anonymes ont permis aux enquêteurs de cibler dans un premier temps deux frères, domiciliés à Villiers. Ils ont été surveillés, mais, selon ces mêmes sources, ces deux suspects, qui feraient partie des objectifs de l'opération de lundi, ont été très discrets.

    "Mettez les moyens que vous voulez (...) ça ne peut pas rester impuni", avait lancé aux policiers Nicolas Sarkozy.

    February 17

    Cybercriminalité: Alliot-Marie présente un plan d'action "ferme et résolue"

    Cybercriminalité: Alliot-Marie présente un plan d'action "ferme et résolue"

    AFP
    Par Par Charles SICURANI AFP -

    NANTERRE (AFP) - Doublement du nombre d'enquêteurs spécialisés, introduction de nouvelles incriminations, captation à distance des données informatiques: la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a présenté jeudi son plan d'action "ferme et résolue" pour combattre la cybercriminalité.

    Face à la cybercriminalité, "nous ne garantirons le plein exercice de la liberté des usagers et des citoyens qu'à condition de nous donner les moyens adaptés", a jugé la ministre, après avoir visité la "plate-forme de signalement et de veille" de l'internet installée dans les locaux de la direction centrale de la police judiciaire à Nanterre.

    Cette "plate-forme", où travaillent huit policiers et gendarmes, veille sur la toile et reçoit les "signalements" de sites xénophobes ou pédopornographiques que leur adressent les internautes.

    En 2007, ils en ont reçus 14.465, dont 308 ont été orientés vers des services d'enquête en France et 1.552 vers des services étrangers via Interpol.

    La ministre a fait part de son intention d'étendre les activités de cette "plate-forme" à la lutte contre le terrorisme et aux autres types de délinquance comme l'escroquerie.

    Elle a également annoncé le "doublement du nombre des cyber-enquêteurs", au sein de la police et de la gendarmerie, avec une "formation commune au plus haut niveau".

    Mme Alliot-Marie a prévu la création de nouvelles infractions, citant le "délit l'usurpation d'identité sur internet, passible d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende" et des "peines alternatives de travaux d'intérêt général pour les +hackers+ condamnés", afin qu'ils utilisent "leurs réelles compétences au service de la collectivité".

    La ministre a confirmé sa volonté d'inclure dans la future LOPSI (loi d'orientation pour la sécurité intérieure), outre le délit d'usurpation d'identité sur internet, la possibilité "sous contrôle du juge, de capter à distance, au moment où elles s'affichent à l'écran d'un pédophile ou d'un terroriste, les données se trouvant dans un ordinateur ou transitant par lui".

    Mme Alliot-Marie a souhaité "évoluer, dans le cadre de procédures judiciaires, vers la géolocalisation des utilisateurs d'internet", grâce à une "coopération des acteurs du net avec les services de lutte contre la cybercriminalité".

    La ministre compte en outre profiter de la présidence française de l'Union européenne, à compter du 1er juillet, pour étendre à d'autres pays les "perquisitions sur un réseau informatique", jusqu'alors autorisées par la loi pour la sécurité intérieure de 2003, mais uniquement si les systèmes concernés se trouvent sur le territoire national.

    Dans ce cadre, elle plaidera pour la création d'une "plate-forme européenne d'échanges d'informations", sous l'égide d'Europol.

    Enfin, en amont, la ministre a fait part de sa volonté d'engager un "dialogue constructif sur les actions à mener en commun" avec l'ensemble des acteurs, tels que les fournisseurs d'accès ou les hébergeurs de sites.

    A terme, elle a souhaité l'ébaloration "d'une charte des bonnes pratiques", qui "devra permettre le blocage des sites illicites comme la Norvège qui possède un dispositif de blocage des sites pédophiles".

    Tout en se défendant de tout appel à "la délation", Mme Alliot-Marie a insisté sur la nécessité de "ne jamais laisser le dernier mot aux trafiquants, aux pédophiles et aux terroristes".

    February 16

    « LA POLICE MUNICIPALE, UNE DES POLICES LES PLUS ANCIENNES »

    L’organisation de la Police Française remonte au XIe siècle. Henri Ier crée la charge de Prévôt (préposé) qui cumule les fonctions de Police et de Justice mais auxquelles s’ajoutent celles de chef militaire et d’administration des biens du roi. En 1667, un édit de Louis XIV instaure la création d’une véritable police.

    Les Polices municipales ont des origines très anciennes qui remontent à l’Ancien Régime (Police des villes franches ou libres) car les franchises communales permettaient auxmunicipalités de s’administrer elles-mêmes. Mais ce droit est vite contrecarré par le pouvoir central qui désire créer sa Police pour exiger que les villes ne deviennent trop indépendantes.

    La Révolution française rejette la Police de l’Ancien Régime et instaure la notion de Police Municipale. Dès 1789, la Police est confiée aux Maires, c’est à dire à des représentants élus qui agissent pour la Commune. Les Maires élus reçoivent désormais la responsabilité des pouvoirs de Police et doivent exercer cette mission à l’aide de la Garde nationale composée de citoyens. La loi du 14 décembre 1789 consacre ces nouveaux principes de séparation de compétences et précise que les corps municipaux sont chargés de " faire jouir les habitants des avantages d’une bonne Police, notamment de la propreté, de la salubrité, de la sûreté dans les rues, lieux et édifices publics " .

    Le Maire s’affirme par conséquent comme le responsable naturel de la Police. Cette conception municipale de la Police est liée à deux principes de Droit Public : l’élection des responsables locaux d’une part, la reconnaissance de la Commune comme «association naturelle et privée » d’autre part.

    La loi du 5 avril 1884 modifie la nature du pouvoir local pour en faire une fonction décentralisée intégrée à la structure étatique. Cette réforme définit également le champ d’action de la Police Municipale qui reste encore très large. Il existe un commissariat de Police Municipale dirigé par un Commissaire nommé par décret par l’autorité centrale. Le maire désigne les Agents et Inspecteurs de Police qui ont ainsi le statut d’agents communaux.

    Policiers Municipaux en 1910 Policiers Municipaux en 1910

    En 1941, les forces de police municipale dans les communes de plus de 10 000 habitants sont étatisées. Un grand nombre de policiers municipaux, sont recrutés au niveau local par l’Etat et deviennent à ce titre des gardiens de la paix, acte qualifié par la loi du 23 avril 1941.

    La loi 78-788 du 28 juillet 1978 reconnaît l’agent de police municipale en qualité d’agent de police judiciaire adjoint (application de l’article 21 du Code de procédure pénale) bien que celui-ci soit reconnu en tant qu’agent de la force publique depuis 1972. Le rapport BONNEMAISON de 1980 concernant le développement de la police municipale dans le cadre de la mise en oeuvre de politique locale de sécurité, donne un support juridique aux polices municipales. En août 1994 deux décrets définissent un statut particulier aux agents de police municipale (n°94-731 et 94-732).

    Le 16 avril 1999,  la loi 99-291 relative aux polices municipales parait au Journal Officiel. Cette loi fixe le cadre et le statut des agents de police municipale et accroît les compétences de ceux-ci dans de nombreux domaines.

    Deux autres lois ont complété les pouvoirs des agents de police:  loi n°2001-1062 du 15 novembre 2001  et loi n°2003-239 du 18 mars 2003

    Circulaire du 26 mai 2003 relative aux compétences des Polices MunicipalesCirculaire du 26 mai 2003 relative aux compétences des Polices Municipales - Ministère de l'Intérieur.

    Un Décret du 6 août 2003 définit un Code de Déontologie pour la Police Municipale.

        VTT Police Municipale       Moto Police Municipale                     

            Police Municipale en V.T.T                        Motocyclette Police Municipale                              Policier Municipal à Cheval          

                                             Véhicule de Police Municipale Véhicule Police Municipale

    Aujourd’hui, l’effectif national des agents de Police Municipale s’élève à plus de 20 000 fonctionnaires répartis dans plus de 3800 communes.

    GRADES ET TENUES EN POLICE MUNICIPALE 

    (Décret n° 2004-102 du 30 janvier 2004 relatif à la tenue des agents de police municipale )

    GARDIEN STAGIAIRE

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      Photos Sté ANDORSTAR

     

    GARDIEN TITULAIRE

    GARDIEN PRINCIPAL

    BRIGADIER

    BRIGADIER CHEF

    BRIGADIER CHEF PRINCIPAL

    CHEF DE POLICE

    CHEF DE SERVICE STAGIAIRE

    CHEF DE SERVICE CLASSE NORMALE

    CHEF DE SERVICE CLASSE SUPERIEURE

    CHEF DE SERVICE CLASSE EXCEPTIONNELLE

    Plaquette "Les agents de Police Municipale - les diagnostics de l’emploi territorial ", publiée par le CIG petite couronne, apportant  un certain nombre d’éléments sur la structure des effectifs (filières, cadres d’emplois et études sectorielles), le métier de Policier Municipal et son contenu.

    CONDITIONS D'ACCES A LA FONCTION D'AGENT DE POLICE MUNICIPALE
    > Conditions générales
    Les conditions générales au grade d'agent de Police Municipale sont celles requises pour avoir la qualité de fonctionnaire dans la Fonction Publique Territoriale.
    Les candidats doivent remplir les conditions suivantes :
    - Posséder la nationalité française
    - Jouir de leurs droits civiques
    - Ne pas avoir un casier judiciaire (bulletin n°2) portant des mentions incompatibles avec l'exercice des fonctions
    - Se trouver en position régulière au regard du Code du Service National
    - Remplir les conditions d'aptitude physique pour l'exercice de la fonction
    - Etre âgés d’au moins 18 ans à la date du recrutement
    Le concours externe avec épreuves est ouvert aux candidats titulaires au moins, d’un titre ou diplôme homologué au niveau V (C.A.P, B.E.P, etc …).
     
    > L'organisation du concours
    Le concours de Gardien de Police Municipale est organisé par les Centres de Gestion.Ils sont seuls compétents pour fixer les dates d'examen.
    Pour tout renseignement, contactez le centre organisateur de votre région. Toute la liste disponible sur le site
    www.uncdg.com
    Épreuves
    > Les épreuves d’admissibilité (épreuves écrites)

    - La rédaction d’un rapport établi à partir d’un dossier relatif à un événement survenu dans un lieu public (Durée : 1h30 ; Coefficient 3). L'épreuve de rédaction du rapport à partir d'un dossier relatif à un évènement ou à un incident, a pour objet de vérifier la capacité du candidat à rédiger un rapport circonstancié à partir dudit évènement.

    - La réponse, à partir d’un texte remis aux candidats, à des questions sur la compréhension de ce texte et l’explication d’une ou plusieurs expressions figurant dans ce texte (Durée : 1h00 ; Coefficient 2).

    > Les épreuves d’admission (épreuves orales et physiques)

    - Un entretien avec le jury portant sur le fonctionnement général des institutions publiques et sur la motivation du candidat pour occuper un emploi d’Agent de Police Municipale (Durée : 20 minutes ; Coefficient 2). L'épreuve orale de l'entretien avec le jury a pour objet de vérifier la maîtrise par le candidat des notions sommaires sur l'organisation de l'Etat et des collectivités locales (désignation et compétences des organes délibérants et exécutifs, organisation générale des services) et la motivation du candidat.

    - Des épreuves physiques : une épreuve de course à pied (100 mètres) et une épreuve physique choisie par le candidat au moment de son inscription au concours parmi les disciplines suivantes : saut en hauteur, saut en longueur, lancer de poids ou natation.
     
    Présentation de la fonction
    > Dispositions générales

    Conformément aux dispositions du décret n° 94-732 du 24 août 1994 modifié, les Agents de Police Municipale constituent un cadre d’emplois de police municipale de catégorie C au sens de l’article 5 de la loi du 26 janvier 1984 modifiée, soumis aux dispositions du décret n° 87-1107 et n° 87-1108 du 30 décembre 1987 modifié, portant organisation des carrières des fonctionnaires territoriaux de catégorie C et fixant les différentes échelles de rémunération des fonctionnaires de catégorie C. Ce cadre d’emplois comprend les grades de Gardien, Gardien Principal, Brigadier et Brigadier Chef, Brigadier Chef Principal et Chef de Police Municipale.

    > Définition des fonctions

    Le Gardien de Police Municipale exécute dans les conditions fixées par le loi n° 99-291 du 15 avril 1999 relative aux polices municipales sous l’autorité du maire, les missions relevant de sa compétence en matière de prévention et de surveillance du bon ordre, de la tranquillité, de la sécurité et de la salubrité publiques.
    Il est chargé d’assurer l’exécution des arrêtés de police du maire et de constater par procès-verbaux les contraventions auxdits arrêtés ainsi qu’aux dispositions des codes et lois pour lesquelles compétences lui est donnée.

    > La nomination

    Les candidats inscrits sur une liste d’aptitude et recrutés par une commune ou un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre, sont nommés stagiaires par l’autorité territoriale investie du pouvoir ne nomination pour une durée d’un an.

    > Formation initiale d’application

    Le stage commence par une période obligatoire de formation de six mois organisés par le Centre National de la Fonction Publique Territoriale et dont le contenu est fixé par décret.
    Seuls les stagiaires ayant obtenu l’agrément du procureur de la République et du préfet et ayant suivi la formation prévue, peuvent exercer pendant leur stage les missions afférentes à l’emploi. En cas de refus d’agrément en cours de stage, l’autorité territoriale investie du pouvoir de nomination est tenue de mettre fin immédiatement à celui-ci.
    La formation est organisée dans les domaines suivants :

    | Fonctionnement des institutions et environnement professionnel de l’Agent de Police Municipale

    Institutions : l’Etat, les collectivités territoriales et leurs établissements publics
    Principes régissant les fonctions de l’Agent de Police Municipale.
    Cadre juridique de l’exercice des compétences de l’Agent de Police Municipale, notamment les notions de base du droit pénal et de la procédure pénale.
    Organisation du service local de police municipale, notamment ses caractéristiques et se situation par rapport aux autres services d’intérêt public en matière de police.
    Statut de l’Agent de Police Municipale

    | Techniques et moyens à mettre en oeuvre

    Maîtrise des modes de communication écrite et orale
    Détermination des textes législatifs et réglementaires relatifs à l’exercice du pouvoir de police du maire.
    Utilisation de l’informatique.
    Relations avec le public.
    Techniques de comportement dans les lieux publics et sur la voie publique.
    Initiation aux techniques et aux moyens permettant d’assurer la défense de l’Agent de Police Municipale ou des tiers contre les agressions.

    | Développement des aptitudes sportives

    Activités sportives, formation au tir et à la pratique du Tonfa

    > La titularisation

    La titularisation des stagiaires intervient à la fin du stage par décision de l’autorité territoriale investie du pouvoir de nomination au vu notamment d’un rapport établi par le Président du CNFPT sur le déroulement de la formation. Lorsque la titularisation n’est pas prononcée, le stagiaire est soir licencié s’il n’avait pas auparavant la qualité de fonctionnaire, soit réintégré dans son cadre d’emploi, corps ou emploi d’origine.
    L’autorité territoriale investie du pouvoir de nomination peut, à titre exceptionnel et après avis du président du Centre National de la Fonction Publique Territoriale, décider que la période de stage est prolongée d’une durée maximale d’un an.
     
    Carrière
    > Formation continue obligatoire

    Les membres du cadre d’emplois des Agents de Police Municipale sont tenus de suivre une formation de dix jours minimum par période de cinq ans.
    Cette formation a pour objet de permettre aux agents de police municipale le maintien ou le perfectionnement de leur qualification professionnelle et leur adaptation à l’exercice de leurs fonctions en tenant compte de l’évolution de l’environnement juridique, social, culturel et technique des missions de sécurité dévolues aux polices municipales.
    Elle porte notamment sur la mise à jour des connaissances dans les différents domaines traités au cours de leur formation initiale d’application.
    La formation est organisée et assurée par le CNFPT.
    À l’issue de chaque session de formation, le Président du CNFPT établit une attestation portant sur l’assiduité de l’agent lors de cette formation ainsi que sur le nombre de jours de formation effectués. Il transmet cette attestation à l’autorité territoriale investie du pouvoir de nomination et au préfet.


    > La rémunération

    Les fonctionnaires territoriaux perçoivent un traitement mensuel basé sur des échelles indiciaires.
    Le système indiciaire qui sert de base à cette rémunération est le même que celui qui est applicable aux fonctionnaires de l’Etat et subit les mêmes majorations.
     

    Vidéo, La police scientifique en questions

    Un concours de recrutement d’agents spécialisés de police technique et scientifique est ouvert en ce moment à Paris jusqu’au 10 septembre. Il s’agit de personnels chargés de concourir à la recherche et à l’exploitation des traces et indices nécessaires à l’identification des auteurs d’infractions.
    Ils participent aux constatations techniques portant sur ces infractions et apportent leur soutien aux activités opérationnelles des policiers.
    Ils travaillent dans les laboratoires de police scientifique, dans les services régionaux ou locaux d’identité judiciaire ou dans les services locaux de la police technique. Participant à la police judiciaire, ils accomplissent les missions de police technique et scientifique qui leur sont confiées par le chef de service, un officier de police judiciaire ou l’autorité judiciaire.

     

     

    A la découverte du RAID…

    A la découverte du RAID…

    RAID pour Recherche Assistance Intervention Dissuasion. Découvrez le travail de l’unité d’élite de la Police Nationale qui vient de fêter ses vingt ans d’existence…

     


     

    La DGPN en images

    La DGPN en images

    Découvrez l’organisation et les missions de la Direction Générale de la Police Nationale…

     


     

    Opération Golden Globe

    Opération Golden Globe

    Au cours de sa mission en Californie, la police française a eu l’honneur de participer au dispositif de sécurité de la cérémonie des Golden globe Awards. Après un briefing avec la Police de Berverly Hills, les policiers français et américains ont pu détailler le dispositif de sécurité de la cérémonie. Les chefs d’unité ont réparti les fonctions : une équipe d’intervention auprès du SWAT, un groupe d’escorte motocycliste auprès des VIP et quinze hommes chargés de la sécurité et des honneurs sur le tapis rouge. A voir en images !

     



     

    Citoyen volontaire : c’est quoi ça?

    Un an déjà ! Au départ lorsqu’on m’a annoncé que j’étais chargée du recrutement et de la gestion du service volontaire citoyen au niveau local, je ne croyais pas en ce concept. Des citoyens lambda dans la Police Nationale ! Et puis quoi encore… On aura tout vu ! Aujourd’hui, j’en suis revenue et je suis ravie de travailler et de coordonner des personnes volontaires et convaincues.

    Il s’agit d’un dispositif expérimental mis en place dans dix départements à savoir : Les Bouches-du-Rhône (13), l’Eure (27), le Gard (30), la Meurthe-et-Moselle (54), le Nord (59), le Rhône (69), Paris (75), l’Essonne (91), les Hauts-de-Seine (92) et la Seine-Saint-Denis (93).

    Les citoyens volontaires n’ont aucun pouvoir de police, ni aucune prérogative de puissance publique, administrative où a fortiori judiciaire. Leurs missions sont occasionnelles et bénévoles (non rémunérées). Il s’agit de compléter l’action des forces de police dans le cadre d’action préventive et de renforcer les liens entre la Police Nationale et la population.

    Concernant le recrutement, il suffit d’être âgé d’au moins 17 ans et de se rendre dans un commissariat afin de retirer un dossier de candidature. Une commission (entretien avec un jury) et une enquête administrative valident l’engagement de servir pour un contrat d’un an renouvelable tacitement. Les citoyens volontaires sont soumis au code de déontologie policière et donc se doivent d’avoir un droit de réserve. Ils peuvent être employés dans des actions de médiation, l’accueil et suivi des victimes et l’explication de la loi dans les structures scolaires… Le temps qu’ils peuvent octroyer à notre administration est défini au préalable sachant qu’une mission ne peut leur être imposée. Elle dépend essentiellement des besoins du service.

    Concernant les quatre citoyens volontaires sur notre circonscription, trois d’entre eux donnent beaucoup de leur personne. Deux sont des retraitées et le troisième est un actif à la police municipale sur un autre département.

    Sous contrôle du commissaire de police, je les chapote dans le cadre de leurs missions (suivi des victimes, actions auprès des personnes âgées et interventions sur l’ASSR dans les collèges). Les citoyens volontaires ne sont pas livrés à eux même, des formations leurs sont dispensées afin qu’ils connaissent notre fonctionnement et les partenaires avec lesquels nous collaborons. Ils doivent pouvoir répondre aux questions émanant du public.

    Les citoyens volontaires sont une nouvelle image de la police. Etendre les contacts avec la population est nécessaire. Les commerçants, les gardiens d’immeubles ont en face d’eux des gens travaillant pour la police, sans uniforme et qui peuvent leur consacrer du temps. Lorsque les fonctionnaires de police sont en intervention, ils ne peuvent pas toujours prendre le temps de discuter. Ils doivent répondre à tous les appels, le service doit se poursuivre.

    Alors, pourquoi pas vous ! C’est un moyen de se rendre utile sous l’étiquette police et de connaître ainsi le fonctionnement de notre administration.

    Contrôlé à 198km/h et avec 3 grammes de cocaïne

     Un couple italien, qui roulait samedi à 198 km/h sur l'autoroute A8 à bord d'une Ferrari, a été interpellé dans le Var par les gendarmes après 30 km de poursuite en possession d'un sachet de 3 grammes de cocaïne, et leur voiture a été saisie, a-t-on appris auprès des gendarmes.

    Le couple a été flashé lors d'un contrôle de routine mais a refusé d'obtempérer lorsque les gendarmes lui a ordonné de s'arrêter. Pris en chasse, ils ont finalement été interpellés 30 km plus tard. L'homme a alors jeté rapidement une petit sachet qui contenait 3g de cocaïne

    Placés en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Saint-Maximin, ils ont été remis en liberté samedi en fin d'après-midi avec une convocation devant le tribunal pour début mai concernant les délits de fuite et de grande vitesse, et début juin pour possession de stupéfiants. Leur Ferrari a été saisie.

     
    February 10

    AFP - Dimanche 10 février, 01h13AMIENS (AFP) - Cinq personnes, dont trois policiers, soupçonnées d'avoir tenu des propos antisémites dans la nuit du 1er au 2 février dans un bar d'Amiens, ont été mises en examen samedi pour "provocation à la haine raciale"

    AFP - Dimanche 10 février,

    AMIENS (AFP) - Cinq personnes, dont trois policiers, soupçonnées d'avoir tenu des propos antisémites dans la nuit du 1er au 2 février dans un bar d'Amiens, ont été mises en examen samedi pour "provocation à la haine raciale" et laissées libres sous contrôle judiciaire, a-t-on appris de source judiciaire.

    Dans le pub amiénois "My Goodness", les membres du groupe auraient crié "Mort aux Juifs" et dit: "Il faut rouvrir les fours crématoires", a expliqué à l'AFP le procureur adjoint de la République d'Amiens, Philippe Petitprez.

    Ils auraient également réalisé à plusieurs reprises des saluts hitlériens et crié "Sieg Heil" et "Heil Hitler".

    Un des policiers, brigadier-chef à la brigade anti-criminalité (BAC) d'Amiens, aurait aussi tenu des propos xénophobes, à savoir qu'il "refus(ait) de laisser son pays colonisé par les bougnoules ou les négros", a précisé le parquet.

    Soupçonnés d'avoir exercé des menaces sur le gérant de l'établissement, deux suspects, le brigadier-chef et un gérant de société commercialisant de la viande, ont également été mis en examen pour "actes d'intimidation envers une victime".

    "Tous reconnaissent peu ou prou avoir levé leurs verres en prononçant des mots tels que +Heil Hitler+ ou +Sieg Heil+" et d'avoir fait des "saluts hitlériens" mais "personne ne reconnaît avoir tenu les propos antisémites, notamment les plus violents, comme +Mort aux Juifs+", a déclaré M. Petitprez.

    "Nous disposons par contre de témoignages de plusieurs personnes qui nous paraissent extrêmement fiables", a-t-il ajouté.

    "Les actes d'intimidation sont (aussi) contestés", a noté le procureur adjoint, en soulignant que "cette accusation repose essentiellement sur les dires du gérant du bar".

    M. Petitprez a précisé qu'"aucun n'(avait) revendiqué une appartenance à un mouvement néo-nazi".

    Selon des sources proches de l'enquête, le brigadier-chef, âgé de 39 ans, a fait des campagnes pour le Front national et sa femme est conseillère régionale de Picardie sous cette étiquette. Il est également syndiqué à la FPIP (Fédération professionnelle indépendante de la police), syndicat minoritaire d'extrême droite.

    Les autres suspects sont deux policiers âgés de 30 et 37 ans, suspendus comme leur collègue de leurs fonctions depuis la révélation des faits, un boucher de 40 ans et un gérant de société de commerce de viande de 41 ans.

    Les cinq suspects ont été laissés en liberté sous contrôle judiciaire, comme l'avait requis le parquet. Pour la provocation à la haine raciale, qui fait encourir un an de prison, "la détention provisoire n'est pas possible", a expliqué M. Petitprez.

    Pour le deuxième chef, "elle l'est théoriquement, mais hormis le trouble à l'ordre public, on n'a pas vraiment de critères permettant de demander la détention. Or le trouble à l'ordre public n'est plus un critère de détention provisoire depuis l'année dernière en matière correctionnelle", a-t-il précisé. Deux jeunes hommes, des Français d'origine maghrébine, ont par ailleurs déposé plainte samedi contre des policiers amiénois, dont deux mis en cause dans l'affaire du pub. Quelques heures après les événements survenus au "My Goodness", ces policiers les auraient pris à partie dans une discothèque.

    Interrogé sur ce dossier, M. Petitprez a simplement indiqué qu'une enquête était en cours pour vérifier les dires des plaignants qui expliquent "avoir reconnu les policiers sur le journal".

    February 09

    Nicolas Sarkozy, la police, la banlieue, la doctrine et... l'improvisation

    09/02/2008

    Auteur: 
    David Dufresne

    L’exercice est simple. D’un côté, tenir d’une main le discours officiel remis hier à la presse, et désormais aux citoyens, juste avant l’annonce du Plan banlieue. De l’autre, regarder le résultat, live, sur PR TV, pour Présidence Télévision. Puis : mesurer les écarts, ces petits riens qui disent tout. Soupeser ces moments où Nicolas Sarkozy s’écarte du texte écrit par d’autres pour revenir à son verbe à lui. Démontage d'une improvisation pas si maîtrisée que ça. Car il est là, tout en entier, ce président de la République qui semble ne pas parvenir à se défaire de ses habits d’ancien ministre de l’Intérieur. Les seuls moments d’envolées, les uniques instants où son regard se porte ailleurs que sur ses notes, sont ceux où il est question de sécurité. Comme si, définitivement, pour Nicolas Sarkozy, la vision policière primait sur le reste.

    L’effet est saisissant. En maigre, le discours préparé. En gras, l’improvisation. Du Sarkozy dans le texte, celui là même qui se montre ferme, déterminé, qui ne lit plus, qui dit, qui énonce sur le ton de « je dénonce », qui explicite, qui « passe bien » comme le voudrait la formule consacrée. Cela fait toute la différence : à la télé, c’est le gras qu’on va reprendre. Car le gras est vivant, martelé, face caméra – en un mot il est plus brutal, plus télégénique, plus rentre-dedans.

    Nicolas Sarkozy s’élance : « Le premier devoir de l’Etat c’est d’assurer la sécurité. Le premier droit des citoyens c’est le droit à vivre tranquillement sans se trouver sans cesse menacé par des voyous. Parce qu’avec la peur au ventre, on ne vit pas. J’assume tout ce que j’ai dit et fait par le passé sur ce sujet. Je veux une France qui soit juste, une France qui protège les honnêtes gens et qui soit plus sévère vis-à-vis de celui dont la seule idée est d'empoisonner la vie des autres et d'abord celle des habitants des quartiers. Les habitants des quartiers sont d’abord les premières victimes d’une minorité de voyous. Tel est le message que j’ai voulu adresser à tous les délinquants par la loi sur la récidive et l’excuse de minorité qui a été votée en août dernier. A présent, avec Michelle Alliot-Marie, nous allons mettre fin à la loi des bandes, à loi du silence et à la loi des trafics En donnant une nouvelle impulsion spectaculaire aux groupes d’interventions régionaux qui vont être mobilisés jour et nuit sur la mise à jour d’une économie souterraine qui empoisonne la vie des quartiers. La lutte contre les trafiquants de drogue, les maffieux, et les voyous va être engagée sans pitié. Que les choses soient claires : le calme qui règne dans certains quartiers ne sera pas le calme voulu par les trafiquants. Les trafiquants exploitent la pauvreté et la misère. Les trafiquants détournent du droit chemin des jeunes qui veulent s’en sortir. Les choses sont parfaitement claires. Elles doivent être bien entendues. Dès demain, c’est une guerre sans merci qui sera engagée à l’endroit des trafics et des trafiquants. Et j’en assumerai pleinement la responsabilité, les conditions de mise en œuvre et le suivi des résultats. Nul quartier ne sera laissé aux côtés de cette action nécessaire. Nous allons également installer une police qui protègera à tout moment les habitants des quartier. Ce sera le rôle des 200 “unités territoriales de quartier”. En trois ans, 4 000 policiers viendront ainsi renforcer la sécurité dans les banlieues, notamment dans les départements les plus marqués par les violences urbaines. Contre ces violences, en particulier, seront déployées des compagnies spécialisées au recrutement sélectif et comptant plus d'une centaine d'hommes. Nous sommes décidés à nous doter des moyens nécessaires pour museler cette infime minorité qui complique tout, qui empoisonne tout ».

    Et c’est ainsi que l’on construit un discours, des schémas, une dialectique. Voyous, maffieux, lutte sans pitié, guerre sans merci — du phrasé parfait pour info express. D’ailleurs, Nicolas Sarkozy ne s’y trompe pas. Il suffit de bien l’écouter, il livre lui-même la clé. Au cœur de son allocution, il décide de revenir sur la délinquance. Habilement, le président de la République va retirer du texte tout ce qui peut apparaître dans la colonne négatif de son propre bilan (ici, les mots soulignés). Et de manière circulaire (en gras), il va auto-renforcer son propos: « Bien sûr, on parle des voyous, j’en ai parlé. On parle des trafiquants, j’en ai parlé, on parle des bandes, j’en ai parlé, qui font parfois régner la terreur. On montre avec complaisance les voitures incendiées, les pillages, les émeutes mais on ne voit pas que derrière cette minorité il y a toute une jeunesse qui ne demande qu’une chose, c’est qu’on lui donne les moyens d’étudier, de travailler, d’entreprendre. »

    Derrière le verbe, il y a donc une pensée. Derrière le geste, et l’improvisation,  il y a aussi une volonté de faire croire que cette fois, on met le paquet. Chaque fois un peu plus. Ici, le procédé parie sur l’amnésie généralisée. Sur le fait qu’on ne retiendra que le gras, pas ce qui est entre les lignes.

    Deux exemples. Les Groupes d'Intervention Régionaux (G.I.R.), alliance de services de police et de l’administration (douanes, fisc, etc.) — dont le texte original du discours d'hier prévoyait simplement de «renforcer l’efficacité» et à qui finalement, Nicolas Sarkozy a donné oralement « une nouvelle impulsion spectaculaire »ce qui n’est pas tout à fait pareil — avaient déjà eu droit aux mêmes honneurs. A la même présentation en grandes pompes. C’était une nuit, dans un petit commissariat de banlieue, le 25 octobre 2005. C’était à Argenteuil, le soir où le futur président de la République était venu annoncer son plan anti-violences urbaines. C’était le soir du mot «racailles», lancé par une habitante d’une fenêtre, aussitôt repris par le ministre — c’était le temps où le gras triomphait.

    Autre exemple, cinglant. Il concerne une des rares annonces chiffrées du Plan banlieue de Fadéla Amara: l’arrivée de quatre mille policiers supplémentaires, les « unités territoriales de quartier ». Un communiqué de presse du Syndicat Alliance, rédigé hier dans la foulée du discours présidentiel, dont le syndicat est généralement proche, s’étonne de l’improvisation. Le syndicat, très puissant, relève qu’«il n’a pas été associé » à ce plan. Qu’il aimerait bien connaître « la méthodologie envisagée  pour parvenir au résultat annoncé». Et qu’il «s’interroge sur les conditions de mise en œuvre de ces renforts à l’heure où certains annoncent la réduction d’effectifs de fonctionnaires, y compris dans la police nationale». 

    Par « certains », il faut entendre le Ministère du budget il y a quelques semaines, dont les services préconisaient la «suppression d’un poste de gendarme et de policier sur vingt

    ». En conclusion, le syndicat, qui demande un «Grenelle de la Sécurité», dit en maigre ce que Nicolas Sarkozy cherche à faire oublier en gras : « le travail des policiers, si excellents soient ils, ne sauraient régler toutes les difficultés».

    A l’Elysée, comme à Beauvau, c’est donc bien la même doctrine qui est à l’œuvre, derrière une réinstauration hypothétique d’une police de proximité dont le Président veut si peu qu’il lui donne un autre nom. C’est la même sémantique, les mêmes tournures. Et c’est sans doute là que réside l’erreur stratégique de Nicolas Sarkozy. En bas de page sur son discours, il est fait mention, comme il se doit, de ceci : «seul le prononcé fait foi». C’est bien là le nœud de la question.

    February 05

    Homme blessé par un policier: les syndicats de police reçus à Beauvau

    - Lundi 4 février, 20h35

    PARIS (AFP) - Michèle Alliot-Marie et les syndicats de police, reçus lundi soir par la ministre de l'Intérieur au sujet du policier soupçonné d'avoir grièvement blessé un ex-serveur dans un restaurant du Val-d'Oise vendredi, ont jugé les faits respectivement "inadmissibles" et "inacceptables".

    Ils divergent en revanche sur les conditions dans lesquelles les policiers sont autorisés à conserver leur arme sur eux hors service.

    "Il y a un certain nombre de règles qui font que les armes soient déposées à la fin du service, je veux aussi savoir pourquoi cela n'a pas été respecté dans ce cas et si ça n'est pas respecté dans d'autres cas", avait déclaré la ministre à des journalistes, en marge de sa réunion du matin sur les dérives sectaires, et avant sa rencontre avec les syndicats.

    "On n'a pas parlé de l'armement", a assuré Jo Masanet, secrétaire général d'UNSA-Police, aux journalistes après avoir vu la ministre. Les policiers en cause "étaient entre le service et le trajet chez eux, donc, il n'y a pas de problème de l'arme", a-t-il poursuivi.

    Aussi, il n'y a "pas (lieu) de remettre en cause le fait de rentrer à son domicile avec son arme", a souligné pour sa part Nicolas Conte, pour SGP-police.

    Selon le réglement d'emploi de la police (article 114-4), "lorsqu'il n'est pas en service, le (policier) n'est autorisé à porter son arme que dans le ressort territorial où il exerce ses fonctions ou sur le trajet entre son domicile et son lieu de travail".

    "Dans ce cas, l'utilisation de l'arme de service n'est légale qu'autant que le (policier) accomplit au moment de son usage ou de son exhibition un acte de sa fonction ou rattachable à celle-ci".

    En revanche, la ministre et les syndicats ont exprimé "le même souci de l'apprentissage de la déontologie au moment de la formation" pour Michèle Alliot-Marie, Jo Masanet reconnaissant que la formation et la déontologie constituaient bien "des problèmes".

    Quant à Jean-Claude Delage (Alliance), il a assuré que les policiers "pensent à la victime" de cette affaire mais que celle-ci, pour "dramatique" qu'elle soit, "ne doit pas entacher le travail quotidien des collègues qui se comportent de façon exemplaire".

    February 03

    Violent "car-jacking" présumé près de Nice: un conducteur blessé par balle

    AFP

    AFP - Vendredi 1 février
    NICE (AFP) - Un automobiliste a été grièvement blessé par balle lors d'un "car-jacking" présumé survenu jeudi sur une artère de Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes), a-t-on appris de source policière.

    La victime, dont l'identité n'a pas été précisée, a été touchée au ventre et hospitalisée à Nice, commune limitrophe de Saint-Laurent-du-Var où se sont déroulés les faits en fin d'après-midi.

    Selon l'antenne de police judiciaire de Nice, chargée de l'enquête, deux hommes armés et cagoulés ont immobilisé le 4x4 à bord duquel circulait la victime, pour s'en emparer.

    Pour un motif restant à préciser, peut-être lié à la résistance opposée par le conducteur, un coup de feu a été tiré et a blessé ce dernier, avant que les deux braqueurs ne s'emparent de son véhicule à bord duquel ils se sont enfuis.

    Le professeur qui a giflé un élève évoque un geste "impulsif"

    AFP

    Par Par Gersende RAMBOURG AFP -

    BERLAIMONT (AFP) - Le professeur d'un collège du Nord qui va comparaître devant le justice fin mars pour avoir giflé un élève l'ayant insulté, a reconnu jeudi avoir été "impulsif" et a expliqué que le coup était "parti tout seul".

    Comme plusieurs de ses collègues et de nombreux parents d'élèves du collège Gilles de Chin à Berlaimont, près de Maubeuge, le professeur, joint par téléphone par l'AFP, juge son geste "excessif". Mais il trouve "disproportionnées par rapport aux faits", sa garde à vue de 24 heures, qui a pris fin mardi après-midi, et sa comparution le 27 mars devant le tribunal d'Avesnes-sur-Helpe.

    Le professeur de technologie, 49 ans, avait reconnu avoir giflé lundi matin un élève de 6ème après qu'il l'eut traité de "connard". A l'origine de l'échange, le professeur se serait agacé du désordre sur une table.

    Son collègue Jacques Naert, qui faisait cours au même moment dans la salle à côté, a raconté jeudi à l'AFP avoir été appelé par le professeur juste après l'incident. "Il est venu me chercher, j'ai vu un élève qui pleurait sur le côté, et il m'a dit avoir donné une gifle. Il était bien marqué tout de même", a-t-il confié en parlant du professeur.

    A la récréation de 10H00, deux élèves sont allés trouver l'infirmière qui a alerté la conseillère principale d'éducation. Le professeur n'avait rien signalé, selon le rectorat.

    Le père du mineur, gendarme, est ensuite arrivé en uniforme au collège, sur convocation du principal. Il a demandé des explications au professeur - qui a reconnu s'être emporté - avant de déposer plainte.

    L'enfant est retourné en cours l'après-midi même, a précisé le rectorat. Il doit cependant faire l'objet d'un suivi psychologique, "notamment en raison de la pression médiatique", a-t-on précisé de source judiciaire.

    Interpellé chez lui lundi après-midi et placé en garde à vue, l'enseignant a subi un test d'alcoolémie qui a révélé "un taux de 0,30 gramme par litre de sang", selon le parquet d'Avesnes-sur-Helpe, en précisant qu'il n'était pas possible de savoir s'il avait déjà bu au moment de l'altercation.

    L'homme affirme avoir bu "quelques verres" chez lui entre son départ du collège vers 11h40 et son interpellation. Mis en arrêt maladie jusqu'au 9 mars, il reconnaît un "très léger" problème d'alcool, mais jure n'avoir bu qu'un jus d'orange ce matin-là.

    Le rectorat devra se prononcer sur une sanction éventuelle (suspension, blâme ou avertissement).

    Jeudi, sur le parking du collège, un établissement moderne dans ce bourg de 3.000 habitants, parents, anciens élèves et collègues ont souligné le "sérieux" et la "conscience professionnelle" du professeur.

    "Il y a des choses plus graves quand même!", relativise Thierry Dierickx, grand-père d'une élève, observant la foule de caméras depuis sa voiture. Une infirmière en blouse blanche trouve quand même le geste "inadmissible", affirmant que sa fille est "très choquée".

    Mais beaucoup s'étonnent de la sévérité des autorités, plusieurs d'entre eux l'attribuant au fait que la victime est fils de gendarme. "Si ça avait été le fils d'un ouvrier, il n'y aurait pas eu tant de remous. Sûr et certain", avance Stéphanie Darcel, ouvrière de 32 ans et ancienne élève du professeur.

    Les syndicats d'enseignants et les fédérations de parents d'élèves, sans défendre le geste, se sont étonnés de la judiciarisation de l'affaire qu'ils ont qualifié de "disproportionnée".

    Le ministre de l'Education Xavier Darcos a "demandé au recteur" de Lille de veiller à ce que l'élève soit sanctionné également, a déclaré jeudi soir son entourage à l'AFP.