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February 28 Un policier, percuté lors d'un contrôle de vitesse,décède à l'hôpitalAP - Mercredi 27 février
MARSEILLE - Un policier de 42 ans, violemment percuté par une voiture mardi à Istres (Bouches-du-Rhône), alors qu'il procédait à un contrôle routier de vitesse à hauteur d'un rond-point, est décédé mercredi à l'hôpital Nord de Marseille où il avait été transporté, a-t-on appris de source judiciaire. Le brigadier major Yvan Llopis, marié et père de trois enfants, était dans le coma depuis l'accident. Il a été fauché par un conducteur âgé de 36 ans dont l'alcoolémie s'est révélée négative. Il n'était pas non plus sous l'empire de stupéfiants. Le chauffard a dans l'intervalle, avant le décès du policier, été mis en examen par un juge d'instruction d'Aix-en-Provence pour "blessures involontaires". Il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Il devrait l'être désormais de manière supplétive pour "homicide involontaire". Dans un communiqué, la ministre de l'intérieur Michèle Alliot-Marie a "fait part de sa très vive émotion". Elle a présenté "ses sincères condoléances" à la famille et aux proches de la victime. AP Cours de danse pour les policiers roumainsCours de danse pour les policiers roumainsAFP - Mardi 26 février.
BUCAREST (AFP) - Comment diriger le trafic gracieusement? Rien de plus simple. Suivre des cours de ballet, comme le font déjà 20 policiers de Timisoara (ouest de la Roumanie), afin de "gagner en élégance" et, pourquoi pas, "déstresser les chauffeurs" pris dans les embouteillages. "Le but c'est de développer une habileté à diriger le trafic et de gagner en élégance dans les mouvements, ce qui sera non seulement agréable à l'oeil mais pourra aussi dissiper le stress ou la tristesse des chauffeurs qui attendent au feu rouge", a déclaré à l'AFP le directeur de la police communautaire de Timisoara, Dorel Cojan. Cette formation inédite, qui vient de démarrer à la Philharmonie locale, est dirigée par deux anciens danseurs de l'Opéra, qui donneront dans un premier temps des cours pendant un mois, deux fois par semaine. "Nous avons commencé par filmer les gaucheries de nos élèves et je suis sûr que dans un mois nous allons voir des progrès", a expliqué M. Cojan. Selon lui, ces cours s'adressent notamment aux policiers communautaires de Timisoara, qui seront bientôt également appelés à diriger la circulation February 26 Suite Décés.Bonjour à tous.
Suite à la mort recente du maitre d'un chien.
Une collègue cherche à donner un chien de race berger allemand de 9 ans.
De préférence une personne qui possede une maison avec un jardin.
Conviendrai à un policier ou une personne ayant de l'expérience en maitre-chien de sécurité.
Merci de m'envoyer un message en MP si vous etes interréssé.
Merci à vous.
Philippe.
February 24 protestation à Villiers-le-BelAP - Samedi 23 février
VILLIERS-LE-BEL, Val-d'Oise - Une cinquantaine de jeunes se sont rassemblés samedi après-midi à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) pour dénoncer la quarantaine d'interpellations survenues cette semaine dans le cadre de l'enquête sur les violences urbaines de novembre dernier, a-t-on constaté sur place. Vers 16h, un groupe s'est formé place de la Tolinette, non loin de l'endroit où deux jeunes motards sont morts le 25 novembre dernier après avoir été percutés par un véhicule de police. Deux nuits de violences avaient suivi au cours desquelles des forces de l'ordre avait essuyé des tirs et des policiers et des CRS avaient également été caillassés. De multiples affichettes ont été placardées sur un Abribus et sur les murs de quelques immeubles. "La délation est-elle devenue une preuve, une mascarade pour faire oublier le drame, César de la meilleure réalisation, la justice", tels étaient quelques-uns des slogans rédigés par les responsables de cette manifestation qui s'est déroulée sans incidents. Né à Villiers-le-Bel et ancien champion de boxe thaï, Dida faisait partie des personnes présentes. Vers 17h30, un groupe de jeunes est venu déposer quelques fleurs à l'endroit où les deux jeunes avaient été accidentés. "Il ne faut pas tomber dans la politique spectacle", a déclaré l'un des initiateurs de ce regroupement. "N'oublions pas la véritable histoire, celle de deux jeunes qui sont morts ici". AP February 21 Violences envers les femmes: 2,5% des femmes agressées en 2005-2006, 1,5% violées |
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RAID pour Recherche Assistance Intervention Dissuasion. Découvrez le travail de l’unité d’élite de la Police Nationale qui vient de fêter ses vingt ans d’existence…
Découvrez l’organisation et les missions de la Direction Générale de la Police Nationale…
Au cours de sa mission en Californie, la police française a eu l’honneur de participer au dispositif de sécurité de la cérémonie des Golden globe Awards. Après un briefing avec la Police de Berverly Hills, les policiers français et américains ont pu détailler le dispositif de sécurité de la cérémonie. Les chefs d’unité ont réparti les fonctions : une équipe d’intervention auprès du SWAT, un groupe d’escorte motocycliste auprès des VIP et quinze hommes chargés de la sécurité et des honneurs sur le tapis rouge. A voir en images !
Il s’agit d’un dispositif expérimental mis en place dans dix départements à savoir : Les Bouches-du-Rhône (13), l’Eure (27), le Gard (30), la Meurthe-et-Moselle (54), le Nord (59), le Rhône (69), Paris (75), l’Essonne (91), les Hauts-de-Seine (92) et la Seine-Saint-Denis (93).
Les citoyens volontaires n’ont aucun pouvoir de police, ni aucune prérogative de puissance publique, administrative où a fortiori judiciaire. Leurs missions sont occasionnelles et bénévoles (non rémunérées). Il s’agit de compléter l’action des forces de police dans le cadre d’action préventive et de renforcer les liens entre la Police Nationale et la population.
Concernant le recrutement, il suffit d’être âgé d’au moins 17 ans et de se rendre dans un commissariat afin de retirer un dossier de candidature. Une commission (entretien avec un jury) et une enquête administrative valident l’engagement de servir pour un contrat d’un an renouvelable tacitement. Les citoyens volontaires sont soumis au code de déontologie policière et donc se doivent d’avoir un droit de réserve. Ils peuvent être employés dans des actions de médiation, l’accueil et suivi des victimes et l’explication de la loi dans les structures scolaires… Le temps qu’ils peuvent octroyer à notre administration est défini au préalable sachant qu’une mission ne peut leur être imposée. Elle dépend essentiellement des besoins du service.
Concernant les quatre citoyens volontaires sur notre circonscription, trois d’entre eux donnent beaucoup de leur personne. Deux sont des retraitées et le troisième est un actif à la police municipale sur un autre département.
Sous contrôle du commissaire de police, je les chapote dans le cadre de leurs missions (suivi des victimes, actions auprès des personnes âgées et interventions sur l’ASSR dans les collèges). Les citoyens volontaires ne sont pas livrés à eux même, des formations leurs sont dispensées afin qu’ils connaissent notre fonctionnement et les partenaires avec lesquels nous collaborons. Ils doivent pouvoir répondre aux questions émanant du public.
Les citoyens volontaires sont une nouvelle image de la police. Etendre les contacts avec la population est nécessaire. Les commerçants, les gardiens d’immeubles ont en face d’eux des gens travaillant pour la police, sans uniforme et qui peuvent leur consacrer du temps. Lorsque les fonctionnaires de police sont en intervention, ils ne peuvent pas toujours prendre le temps de discuter. Ils doivent répondre à tous les appels, le service doit se poursuivre.
Alors, pourquoi pas vous ! C’est un moyen de se rendre utile sous l’étiquette police et de connaître ainsi le fonctionnement de notre administration.
Le couple a été flashé lors d'un contrôle de routine mais a refusé d'obtempérer lorsque les gendarmes lui a ordonné de s'arrêter. Pris en chasse, ils ont finalement été interpellés 30 km plus tard. L'homme a alors jeté rapidement une petit sachet qui contenait 3g de cocaïne
Placés en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Saint-Maximin, ils ont été remis en liberté samedi en fin d'après-midi avec une convocation devant le tribunal pour début mai concernant les délits de fuite et de grande vitesse, et début juin pour possession de stupéfiants. Leur Ferrari a été saisie.
AMIENS (AFP) - Cinq personnes, dont trois policiers, soupçonnées d'avoir tenu des propos antisémites dans la nuit du 1er au 2 février dans un bar d'Amiens, ont été mises en examen samedi pour "provocation à la haine raciale" et laissées libres sous contrôle judiciaire, a-t-on appris de source judiciaire.
Dans le pub amiénois "My Goodness", les membres du groupe auraient crié "Mort aux Juifs" et dit: "Il faut rouvrir les fours crématoires", a expliqué à l'AFP le procureur adjoint de la République d'Amiens, Philippe Petitprez.
Ils auraient également réalisé à plusieurs reprises des saluts hitlériens et crié "Sieg Heil" et "Heil Hitler".
Un des policiers, brigadier-chef à la brigade anti-criminalité (BAC) d'Amiens, aurait aussi tenu des propos xénophobes, à savoir qu'il "refus(ait) de laisser son pays colonisé par les bougnoules ou les négros", a précisé le parquet.
Soupçonnés d'avoir exercé des menaces sur le gérant de l'établissement, deux suspects, le brigadier-chef et un gérant de société commercialisant de la viande, ont également été mis en examen pour "actes d'intimidation envers une victime".
"Tous reconnaissent peu ou prou avoir levé leurs verres en prononçant des mots tels que +Heil Hitler+ ou +Sieg Heil+" et d'avoir fait des "saluts hitlériens" mais "personne ne reconnaît avoir tenu les propos antisémites, notamment les plus violents, comme +Mort aux Juifs+", a déclaré M. Petitprez.
"Nous disposons par contre de témoignages de plusieurs personnes qui nous paraissent extrêmement fiables", a-t-il ajouté.
"Les actes d'intimidation sont (aussi) contestés", a noté le procureur adjoint, en soulignant que "cette accusation repose essentiellement sur les dires du gérant du bar".
M. Petitprez a précisé qu'"aucun n'(avait) revendiqué une appartenance à un mouvement néo-nazi".
Selon des sources proches de l'enquête, le brigadier-chef, âgé de 39 ans, a fait des campagnes pour le Front national et sa femme est conseillère régionale de Picardie sous cette étiquette. Il est également syndiqué à la FPIP (Fédération professionnelle indépendante de la police), syndicat minoritaire d'extrême droite.
Les autres suspects sont deux policiers âgés de 30 et 37 ans, suspendus comme leur collègue de leurs fonctions depuis la révélation des faits, un boucher de 40 ans et un gérant de société de commerce de viande de 41 ans.
Les cinq suspects ont été laissés en liberté sous contrôle judiciaire, comme l'avait requis le parquet. Pour la provocation à la haine raciale, qui fait encourir un an de prison, "la détention provisoire n'est pas possible", a expliqué M. Petitprez.
Pour le deuxième chef, "elle l'est théoriquement, mais hormis le trouble à l'ordre public, on n'a pas vraiment de critères permettant de demander la détention. Or le trouble à l'ordre public n'est plus un critère de détention provisoire depuis l'année dernière en matière correctionnelle", a-t-il précisé. Deux jeunes hommes, des Français d'origine maghrébine, ont par ailleurs déposé plainte samedi contre des policiers amiénois, dont deux mis en cause dans l'affaire du pub. Quelques heures après les événements survenus au "My Goodness", ces policiers les auraient pris à partie dans une discothèque.
Interrogé sur ce dossier, M. Petitprez a simplement indiqué qu'une enquête était en cours pour vérifier les dires des plaignants qui expliquent "avoir reconnu les policiers sur le journal".
L’exercice est simple. D’un côté, tenir d’une main le discours officiel remis hier à la presse, et désormais aux citoyens, juste avant l’annonce du Plan banlieue. De l’autre, regarder le résultat, live, sur PR TV, pour Présidence Télévision. Puis : mesurer les écarts, ces petits riens qui disent tout. Soupeser ces moments où Nicolas Sarkozy s’écarte du texte écrit par d’autres pour revenir à son verbe à lui. Démontage d'une improvisation pas si maîtrisée que ça. Car il est là, tout en entier, ce président de la République qui semble ne pas parvenir à se défaire de ses habits d’ancien ministre de l’Intérieur. Les seuls moments d’envolées, les uniques instants où son regard se porte ailleurs que sur ses notes, sont ceux où il est question de sécurité. Comme si, définitivement, pour Nicolas Sarkozy, la vision policière primait sur le reste.
L’effet est saisissant. En maigre, le discours préparé. En gras, l’improvisation. Du Sarkozy dans le texte, celui là même qui se montre ferme, déterminé, qui ne lit plus, qui dit, qui énonce sur le ton de « je dénonce », qui explicite, qui « passe bien » comme le voudrait la formule consacrée. Cela fait toute la différence : à la télé, c’est le gras qu’on va reprendre. Car le gras est vivant, martelé, face caméra – en un mot il est plus brutal, plus télégénique, plus rentre-dedans.
Nicolas Sarkozy s’élance : « Le premier devoir de l’Etat c’est d’assurer la sécurité. Le premier droit des citoyens c’est le droit à vivre tranquillement sans se trouver sans cesse menacé par des voyous. Parce qu’avec la peur au ventre, on ne vit pas. J’assume tout ce que j’ai dit et fait par le passé sur ce sujet. Je veux une France qui soit juste, une France qui protège les honnêtes gens et qui soit plus sévère vis-à-vis de celui dont la seule idée est d'empoisonner la vie des autres et d'abord celle des habitants des quartiers. Les habitants des quartiers sont d’abord les premières victimes d’une minorité de voyous. Tel est le message que j’ai voulu adresser à tous les délinquants par la loi sur la récidive et l’excuse de minorité qui a été votée en août dernier. A présent, avec Michelle Alliot-Marie, nous allons mettre fin à la loi des bandes, à loi du silence et à la loi des trafics En donnant une nouvelle impulsion spectaculaire aux groupes d’interventions régionaux qui vont être mobilisés jour et nuit sur la mise à jour d’une économie souterraine qui empoisonne la vie des quartiers. La lutte contre les trafiquants de drogue, les maffieux, et les voyous va être engagée sans pitié. Que les choses soient claires : le calme qui règne dans certains quartiers ne sera pas le calme voulu par les trafiquants. Les trafiquants exploitent la pauvreté et la misère. Les trafiquants détournent du droit chemin des jeunes qui veulent s’en sortir. Les choses sont parfaitement claires. Elles doivent être bien entendues. Dès demain, c’est une guerre sans merci qui sera engagée à l’endroit des trafics et des trafiquants. Et j’en assumerai pleinement la responsabilité, les conditions de mise en œuvre et le suivi des résultats. Nul quartier ne sera laissé aux côtés de cette action nécessaire. Nous allons également installer une police qui protègera à tout moment les habitants des quartier. Ce sera le rôle des 200 “unités territoriales de quartier”. En trois ans, 4 000 policiers viendront ainsi renforcer la sécurité dans les banlieues, notamment dans les départements les plus marqués par les violences urbaines. Contre ces violences, en particulier, seront déployées des compagnies spécialisées au recrutement sélectif et comptant plus d'une centaine d'hommes. Nous sommes décidés à nous doter des moyens nécessaires pour museler cette infime minorité qui complique tout, qui empoisonne tout ».
Et c’est ainsi que l’on construit un discours, des schémas, une dialectique. Voyous, maffieux, lutte sans pitié, guerre sans merci — du phrasé parfait pour info express. D’ailleurs, Nicolas Sarkozy ne s’y trompe pas. Il suffit de bien l’écouter, il livre lui-même la clé. Au cœur de son allocution, il décide de revenir sur la délinquance. Habilement, le président de la République va retirer du texte tout ce qui peut apparaître dans la colonne négatif de son propre bilan (ici, les mots soulignés). Et de manière circulaire (en gras), il va auto-renforcer son propos: « Bien sûr, on parle des voyous, j’en ai parlé. On parle des trafiquants, j’en ai parlé, on parle des bandes, j’en ai parlé, qui font parfois régner la terreur. On montre avec complaisance les voitures incendiées, les pillages, les émeutes mais on ne voit pas que derrière cette minorité il y a toute une jeunesse qui ne demande qu’une chose, c’est qu’on lui donne les moyens d’étudier, de travailler, d’entreprendre. »
Derrière le verbe, il y a donc une pensée. Derrière le geste, et l’improvisation, il y a aussi une volonté de faire croire que cette fois, on met le paquet. Chaque fois un peu plus. Ici, le procédé parie sur l’amnésie généralisée. Sur le fait qu’on ne retiendra que le gras, pas ce qui est entre les lignes.
Deux exemples. Les Groupes d'Intervention Régionaux (G.I.R.), alliance de services de police et de l’administration (douanes, fisc, etc.) — dont le texte original du discours d'hier prévoyait simplement de «renforcer l’efficacité» et à qui finalement, Nicolas Sarkozy a donné oralement « une nouvelle impulsion spectaculaire », ce qui n’est pas tout à fait pareil — avaient déjà eu droit aux mêmes honneurs. A la même présentation en grandes pompes. C’était une nuit, dans un petit commissariat de banlieue, le 25 octobre 2005. C’était à Argenteuil, le soir où le futur président de la République était venu annoncer son plan anti-violences urbaines. C’était le soir du mot «racailles», lancé par une habitante d’une fenêtre, aussitôt repris par le ministre — c’était le temps où le gras triomphait.
Autre exemple, cinglant. Il concerne une des rares annonces chiffrées du Plan banlieue de Fadéla Amara: l’arrivée de quatre mille policiers supplémentaires, les « unités territoriales de quartier ». Un communiqué de presse du Syndicat Alliance, rédigé hier dans la foulée du discours présidentiel, dont le syndicat est généralement proche, s’étonne de l’improvisation. Le syndicat, très puissant, relève qu’«il n’a pas été associé » à ce plan. Qu’il aimerait bien connaître « la méthodologie envisagée pour parvenir au résultat annoncé». Et qu’il «s’interroge sur les conditions de mise en œuvre de ces renforts à l’heure où certains annoncent la réduction d’effectifs de fonctionnaires, y compris dans la police nationale».
Par « certains », il faut entendre le Ministère du budget il y a quelques semaines, dont les services préconisaient la «suppression d’un poste de gendarme et de policier sur vingt
A l’Elysée, comme à Beauvau, c’est donc bien la même doctrine qui est à l’œuvre, derrière une réinstauration hypothétique d’une police de proximité dont le Président veut si peu qu’il lui donne un autre nom. C’est la même sémantique, les mêmes tournures. Et c’est sans doute là que réside l’erreur stratégique de Nicolas Sarkozy. En bas de page sur son discours, il est fait mention, comme il se doit, de ceci : «seul le prononcé fait foi». C’est bien là le nœud de la question.
PARIS (AFP) - Michèle Alliot-Marie et les syndicats de police, reçus lundi soir par la ministre de l'Intérieur au sujet du policier soupçonné d'avoir grièvement blessé un ex-serveur dans un restaurant du Val-d'Oise vendredi, ont jugé les faits respectivement "inadmissibles" et "inacceptables".
Ils divergent en revanche sur les conditions dans lesquelles les policiers sont autorisés à conserver leur arme sur eux hors service.
"Il y a un certain nombre de règles qui font que les armes soient déposées à la fin du service, je veux aussi savoir pourquoi cela n'a pas été respecté dans ce cas et si ça n'est pas respecté dans d'autres cas", avait déclaré la ministre à des journalistes, en marge de sa réunion du matin sur les dérives sectaires, et avant sa rencontre avec les syndicats.
"On n'a pas parlé de l'armement", a assuré Jo Masanet, secrétaire général d'UNSA-Police, aux journalistes après avoir vu la ministre. Les policiers en cause "étaient entre le service et le trajet chez eux, donc, il n'y a pas de problème de l'arme", a-t-il poursuivi.
Aussi, il n'y a "pas (lieu) de remettre en cause le fait de rentrer à son domicile avec son arme", a souligné pour sa part Nicolas Conte, pour SGP-police.
Selon le réglement d'emploi de la police (article 114-4), "lorsqu'il n'est pas en service, le (policier) n'est autorisé à porter son arme que dans le ressort territorial où il exerce ses fonctions ou sur le trajet entre son domicile et son lieu de travail".
"Dans ce cas, l'utilisation de l'arme de service n'est légale qu'autant que le (policier) accomplit au moment de son usage ou de son exhibition un acte de sa fonction ou rattachable à celle-ci".
En revanche, la ministre et les syndicats ont exprimé "le même souci de l'apprentissage de la déontologie au moment de la formation" pour Michèle Alliot-Marie, Jo Masanet reconnaissant que la formation et la déontologie constituaient bien "des problèmes".
Quant à Jean-Claude Delage (Alliance), il a assuré que les policiers "pensent à la victime" de cette affaire mais que celle-ci, pour "dramatique" qu'elle soit, "ne doit pas entacher le travail quotidien des collègues qui se comportent de façon exemplaire".
La victime, dont l'identité n'a pas été précisée, a été touchée au ventre et hospitalisée à Nice, commune limitrophe de Saint-Laurent-du-Var où se sont déroulés les faits en fin d'après-midi.
Selon l'antenne de police judiciaire de Nice, chargée de l'enquête, deux hommes armés et cagoulés ont immobilisé le 4x4 à bord duquel circulait la victime, pour s'en emparer.
Pour un motif restant à préciser, peut-être lié à la résistance opposée par le conducteur, un coup de feu a été tiré et a blessé ce dernier, avant que les deux braqueurs ne s'emparent de son véhicule à bord duquel ils se sont enfuis.
BERLAIMONT (AFP) - Le professeur d'un collège du Nord qui va comparaître devant le justice fin mars pour avoir giflé un élève l'ayant insulté, a reconnu jeudi avoir été "impulsif" et a expliqué que le coup était "parti tout seul".
Comme plusieurs de ses collègues et de nombreux parents d'élèves du collège Gilles de Chin à Berlaimont, près de Maubeuge, le professeur, joint par téléphone par l'AFP, juge son geste "excessif". Mais il trouve "disproportionnées par rapport aux faits", sa garde à vue de 24 heures, qui a pris fin mardi après-midi, et sa comparution le 27 mars devant le tribunal d'Avesnes-sur-Helpe.
Le professeur de technologie, 49 ans, avait reconnu avoir giflé lundi matin un élève de 6ème après qu'il l'eut traité de "connard". A l'origine de l'échange, le professeur se serait agacé du désordre sur une table.
Son collègue Jacques Naert, qui faisait cours au même moment dans la salle à côté, a raconté jeudi à l'AFP avoir été appelé par le professeur juste après l'incident. "Il est venu me chercher, j'ai vu un élève qui pleurait sur le côté, et il m'a dit avoir donné une gifle. Il était bien marqué tout de même", a-t-il confié en parlant du professeur.
A la récréation de 10H00, deux élèves sont allés trouver l'infirmière qui a alerté la conseillère principale d'éducation. Le professeur n'avait rien signalé, selon le rectorat.
Le père du mineur, gendarme, est ensuite arrivé en uniforme au collège, sur convocation du principal. Il a demandé des explications au professeur - qui a reconnu s'être emporté - avant de déposer plainte.
L'enfant est retourné en cours l'après-midi même, a précisé le rectorat. Il doit cependant faire l'objet d'un suivi psychologique, "notamment en raison de la pression médiatique", a-t-on précisé de source judiciaire.
Interpellé chez lui lundi après-midi et placé en garde à vue, l'enseignant a subi un test d'alcoolémie qui a révélé "un taux de 0,30 gramme par litre de sang", selon le parquet d'Avesnes-sur-Helpe, en précisant qu'il n'était pas possible de savoir s'il avait déjà bu au moment de l'altercation.
L'homme affirme avoir bu "quelques verres" chez lui entre son départ du collège vers 11h40 et son interpellation. Mis en arrêt maladie jusqu'au 9 mars, il reconnaît un "très léger" problème d'alcool, mais jure n'avoir bu qu'un jus d'orange ce matin-là.
Le rectorat devra se prononcer sur une sanction éventuelle (suspension, blâme ou avertissement).
Jeudi, sur le parking du collège, un établissement moderne dans ce bourg de 3.000 habitants, parents, anciens élèves et collègues ont souligné le "sérieux" et la "conscience professionnelle" du professeur.
"Il y a des choses plus graves quand même!", relativise Thierry Dierickx, grand-père d'une élève, observant la foule de caméras depuis sa voiture. Une infirmière en blouse blanche trouve quand même le geste "inadmissible", affirmant que sa fille est "très choquée".
Mais beaucoup s'étonnent de la sévérité des autorités, plusieurs d'entre eux l'attribuant au fait que la victime est fils de gendarme. "Si ça avait été le fils d'un ouvrier, il n'y aurait pas eu tant de remous. Sûr et certain", avance Stéphanie Darcel, ouvrière de 32 ans et ancienne élève du professeur.
Les syndicats d'enseignants et les fédérations de parents d'élèves, sans défendre le geste, se sont étonnés de la judiciarisation de l'affaire qu'ils ont qualifié de "disproportionnée".
Le ministre de l'Education Xavier Darcos a "demandé au recteur" de Lille de veiller à ce que l'élève soit sanctionné également, a déclaré jeudi soir son entourage à l'AFP.
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