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November 29
 Nicolas Mugin AFP ¦ Image vidéo remise par les pompiers
le 23 septembre 2007 d'un des deux chiens qui a mordu à mort une petite fille de 10 ans, le 22 septembre à Beauvais
en allant plus loin que les sénateurs avec l'instauration d'un «permis de détention»,
à l'instar des armes, pour les chiens d'attaque et les chiens de garde et de défense,
délivré par le maire.
Recrudescence d'agressions canines
La majorité UMP-NC et le PCF ont voté pour, le PS s'est abstenu.
Tout en approuvant plusieurs volets du texte, les députés socialistes ont déploré
«la pratique du gouvernement» qui légifère en réponse à «un drame»
ou à «un fait d'actualité».
Ce texte, qui vise à renforcer l'arsenal législatif existant,
suscitée par la recrudescence d'agressions canines,
qui ont fait une trentaine de décès en France en 20 ans.
On compte aujourd'hui en France environ 600.000 chiens «catégorisés»:
270.000 chiens d'attaque et 410.000 chiens de garde et de défense.
10 ans de prison encourus
Formation à l'éducation canine sanctionnée par une «attestation d'aptitude»,
«évaluation comportementale» des chiens mordeurs,
déclaration obligatoire en mairie de toute morsure, quel que soit le chien,
peine de 10 ans de prison encourue par les propriétaires de chiens responsables d'agressions mortelles:
telles sont les principales dispositions du texte,
déjà adopté au Sénat le 8 novembre et qui entend conjuguer prévention,
responsabilisation et sanction.
Le texte doit désormais repartir en navette vers le Sénat.
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 AUBONNE, Val-d'Oise (Reuters) - Le président Nicolas Sarkozy promet que les auteurs de tirs contre des fonctionnaires de police ou des pompiers ces derniers jours seraient retrouvés et traduits en cour d'assises.
Ceux qui prennent la responsabilité de tirer sur des fonctionnaires se retrouveront devant la cour d'assises. Cela porte un nom, c'est une tentative d'assassinat", a dit le chef de l'Etat devant l'hôpital d'Eaubonne (Val-d'Oise) où il a rendu visite à un commissaire passé à tabac dimanche soir lors des affrontements à Villiers-le-Bel.
La mort de deux adolescents dimanche lors d'une collision avec une voiture de police a entraîné deux nuits de violences au cours desquelles des dizaines de policiers ont été blessés, certains par balles.
"Il n'y a pas de rapport entre le drame de ces deux jeunes et le fait de prendre une arme à feu et tirer sur des fonctionnaires", a ajouté Nicolas Sarkozy.
"Nous retrouverons les tireurs. On mettra les moyens qu'il faut (...) On mettra le temps qu'il faudra mais ils seront retrouvés et déférés devant la justice", a-t-il dit.
Accompagné de la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, le président s'est entretenu avec le commissaire blessé, saluant "un homme très courageux (...), frappé à terre avec une grande sauvagerie".
Il a également rencontré des policiers et des pompiers qui ont participé au dispositif déployé depuis dimanche dans le Val-d'Oise.
Le président s'est ensuite rendu à l'hôpital parisien de l'Hôtel-Dieu pour y rencontrer un policier blessé à l'oeil par un tir.
Il a précisé qu'il verrait dans la matinée les parents des deux jeunes morts dimanche.
Le chef de l'Etat doit recevoir dans la matinée à l'Elysée le maire de Villiers-le-Bel, avant une réunion sur la sécurité en présence du Premier ministre, François Fillon, des ministres de l'Intérieur et de la Justice, Michèle Alliot-Marie et Rachida Dati, et de la secrétaire d'Etat à la Ville, Fadela Amara. | November 28 AFP - Mercredi 28 novembre, 00h56
Des appels au calme et un impressionnant déploiement policier sont parvenus à faire retomber la pression mardi soir à Villiers-le-Bel, où 22 personnes ont été interpellées alors que la situation demeurait tendue.
La soirée à Villiers-le-Bel et dans les communes limitrophes a été "beaucoup plus calme" que celle de lundi, a indiqué de la préfecture du département où l'on faisait état à minuit de 22 interpellations, de "quelques feux de poubelles et quelques dizaines de véhicules incendiés".
De façon générale, il n'y a pas eu de propagation des violences , selon le scénario redouté de 2005. Un début d'incendie d'une bibliothèque a été rapidement maîtrisé dans le quartier de la Reynerie, à Toulouse, et aux Mureaux (Yvelines) une tentative d'incendie d'un bus volé a conduit à l'interpellation de huit mineurs, le plus jeune âgé de 13 ans.
Dans le Val d'Oise, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a fait une tournée dans trois communes - Goussainville, Sarcelles, et Villiers-Le-Bel - en voiture banalisée, avec des policiers, avant de regagner Paris.
De très importantes forces de police avaient été mobilisées, avec un millier d'hommes présents à Villiers selon une source policière, pour empêcher une troisième soirée de violences, après qu'on eu relevé 130 blessés dans les rangs de la police en deux jours.
Le premier ministre, François Fillon, avait effectué auparavant une visite au poste de sécurité de Villiers-le-Bel.
"La situation est beaucoup plus calme que les deux nuits précédentes mais tout cela reste, on le sent bien, fragile et il faut une force de dissuasion importante sur le terrain pour empêcher que ce qui s'est passé la nuit dernière, se reproduise", a déclaré le Premier ministre.
"Le gouvernement est totalement déterminé à faire en sorte que l'ordre revienne le plus rapidement possible sur ce territoire", a indiqué M. Fillon aux journalistes qui l'accompagnaient soulignant que "tous les moyens seraient donnés aux forces de l'ordre" pour y parvenir.
En début de soirée, le tribunal correctionnel de Pontoise avait ordonné le placement sous mandat de dépôt de huit jeunes hommes accusés d'avoir participé aux violences dans la nuit de dimanche à lundi, dont quatre qui ont été condamnés à des peines de trois à dix mois de prison ferme.
Face à la gravité de la situation, l'Elysée a annoncé que Nicolas Sarkozy réunirait mercredi matin, à son retour de Chine, François Fillon, Michèle Alliot-Marie (Intérieur) et Rachida Dati (Justice) pour discuter de la situation.
Il devait recevoir, à l'Elysée, les familles des deux adolescents tués dimanche dans une collision avec une voiture de police, après s'être rendu en tout début de matinée au chevet du commissaire de police blessé dimanche alors qu'il tentait de ramener le calme, juste après l'accident.
Six maires socialistes de banlieue, rejoints par le président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, avaient lancé mardi un "appel au calme" depuis la mairie de Villiers-le-Bel, invitant adultes et parents à demander aux enfants de rester chez eux mardi soir.
Lundi, les violences qui avaient éclaté la veille à Villiers-le-Bel après une collision entre une voiture de police et une mini-moto, qui avait coûté la vie à deux jeunes, avaient gagné les villes voisines de Sarcelles, Garges-lès-Gonesse, Cergy, Ermont et Goussainville.
Insistant sur la violence des émeutiers, le syndicat policier Synergie a évoqué des scènes de "guérilla urbaine". Le syndicat Unsa Police a parlé de "niveau supplémentaire dans l'échelle des violences" contre les policiers par rapport à 2005.
Le bilan parmi les policiers s'élève à plus de 120 blessés dont quatre graves depuis dimanche, alors que 200 blessés avaient été dénombrés après trois semaines de troubles en banlieue en 2005.
Dans un communiqué, la procureure de la République de Pontoise a annoncé que "l'examen technique des véhicules et les constatations médico-légales corroborent les premiers éléments de l'enquête" sur la mort des deux jeunes.
Ces premiers éléments donnés par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) avaient écarté lundi la responsabilité des policiers dans l'accident, tout comme trois témoignages.
November 24
 Jack Guez AFP/Archives ¦ Un policier présente le Taser X 26, pistolet à impulsions électriques, le 20 septembre 2005 à Paris
Le Comité de l'ONU contre la torture a estimé vendredi que l'utilisation du pistolet Taser à impulsions électriques constitue «une forme de torture» et «peut même provoquer la mort». «L'usage de ces armes provoque une douleur aigüe, constituant une forme de torture», selon le Comité, composé de dix experts indépendants. «Dans certains cas (l'usage de ces armes) peut même causer la mort, ainsi que l'ont révélé des études fiables et des faits récents survenus dans la pratique», a fait valoir le Comité. Le Comité a émis cet avis dans des recommandations délivrées vendredi à l'Etat portugais qui a acheté des armes électriques Taser X26 destinées à différents corps de police. C'est la même arme qui est utilisée par la police française. «Renoncer à l'usage des Taser»Le Portugal «devrait envisager de renoncer à l'usage des armes électriques Taser X26 dont les conséquences sur l'état physique et mental des personnes ciblées serait de nature à violer» les dispositions de la Convention anti-torture de l'ONU, ont recommandé les experts. Les pistolets Taser ont été mis en cause récemment dans les décès de deux hommes au Canada et de trois autres aux Etats-Unis.
Jack Guez AFP/Archives ¦ Un policier présente le Taser X 26, pistolet à impulsions électriques, le 20 septembre 2005 à Paris
20Minutes.fr, éditions du 23/11/2007 - 17h48
November 22
Faut-il équiper les polices municipales de cette arme électrique ? Le maire Gilbert Roger (PS) est contre, son homologue Eric Raoult (UMP) est pour
Lorsque le 11 octobre, j’ai appris que la ministre de l'intérieur avait rencontré l'Association des maires de France (AMF) et les syndicats représentatifs des policiers municipaux pour réfléchir aux moyens de les doter du pistolet électrique Taser, j’ai d’abord eu une réminiscence de mon enfance. Tout petit, l’attrait de l’inconnu me portait à mettre les doigts dans la prise électrique. Mes doigts étant trop gros, je voulais y introduire des objets incongrus: barrettes, ciseaux, etc. Ma mère se désespérait et tentait de m’en dissuader en vain. Aussi, un jour hélas, échappant à son attention, je m’arrangeai pour lui subtiliser une épingle à cheveux. Là je ne vous raconte pas ce qui se arriva.
Le Taser, ça doit faire à peu près le même effet (photo ci-dessus, 20minutes.fr/AFP). Ça calme direct. Eric Raoult, député-maire UMP du Raincy, a décidé d'en équiper sa police municipale. « Le Taser est une arme qui permet d’annihiler une menace sans tuer », affirme-t-il. Mi-octobre, après avoir assisté à une démonstration de ce pistolet électrique, il apprit au salon MILIPOL (salon mondial de la sécurité intérieure des Etats) que les polices municipales auraient le droit d’en faire l’achat. Auparavant, cela leur était interdit. « En fait, les armes à feu ça me fout la trouille, poursuit Eric Raoult. Si un garçon passe par-dessus un mur pour voler une pomme, je n’ai pas envie qu’un des policiers municipaux utilise une arme à feu. » Pour le maire du Raincy, les avantages du Taser l'emportent sur ses défauts éventuels. « Certains élus de gauche ont un double langage, soutient-il. Ils demandent au préfet plus de sécurité pour leur ville, mais disent tout le contraire en public. »
Fait-il allusion à son homologue Gilbert Roger (PS), qui administre la commune voisine de Bondy ? Ce dernier ne souhaite pas doter ses policiers municipaux du Taser. « La police municipale ne doit pas être le supplétif de la police nationale, dit-il. C’est à l'Etat et à ses forces de l'ordre d'assurer la sécurité des biens et des personnes. » A Bondy, les policiers municipaux ne portent pas d’armes à feu, au contraire de ceux du Raincy, qui en sont équipés depuis un an, mais qui n'ont jamais eu encore à s'en servir. Gilbert Roger compare les policiers municipaux aux bobbies anglais, qui ont « plus pour fonction d’assurer la tranquillité du public que sa sécurité ».
Le Taser est une arme couramment employée aux Etats-Unis. En France, elle a fait son apparition dans l’arsenal de la police nationale depuis peu. La version dont va se doter la police municipale du Rainçy est le Taser X26, muni d’une caméra pour détecter tout abus dans les cas litigieux. D’un coût de 1500 euros environ, cette arme nécessite une formation comprise dans le prix d’achat. Durant celle-ci, le policier doit recevoir une décharge afin d’en connaître les effets avant d'être habilité à en faire usage. « On ne va pas utiliser le Taser contre des adolescents. L'arme étant non létale, elle doit permettre d’annihiler une personne dangereuse tout en exposant moins les policiers municipaux », explique Eric Raoult. Des ONG comme Human Rights Watch ou le RAIDH affirment que l'innocuité du Taser n’est pas totale et qu'il peut donner lieu à des dérives policières.
A Bondy, des citoyens ont demandé au maire plus de sécurité pour leur ville. Gilbert Roger dit être conscient de cette inquiétude chez une partie de ses administrés. Mais selon lui, le problème tient au fait que « la police nationale n’a pas assez d’effectifs. Alors qu’à Paris il y a 1 policier pour 400 habitants, nous en avons seulement 1 pour 500 à 600 habitants dans une zone comme Bondy et les Pavillons-sous-Bois. Or, les émeutes de banlieue ont montré le manque criant de la police de proximité ». Avec le Taser, on se situerait, d'après le maire de Bondy, dans la continuation d’une politique qui ne redéfinit pas assez les priorités de la sécurité et qui mélange les genres. Et Gilbert Roger d'envoyer une décharge à Eric Raoult, « qui devrait plutôt voter des moyens supplémentaires à l’Assemblée pour la police nationale ». La campagne des municipales de mars 2008 a commencé.
Axel Ardes
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mercredi 21 novembre 2007 18h36 A l'approche de Noël, les policiers municipaux de Marignane, dans les Bouches-du-Rhône, ont ressenti le besoin d'écrire au Père Noël. Dans cette lettre, ils demandent de nouvelles voitures.
Cher Père Noël, tu sais, nous ne demandons pas des véhicules haut de gamme mais simplement des voitures qui nous permettent d'assurer nos missions quotidiennes. Les nôtres sont à bout de souffle (...) Si tu crois qu'on exagère, tu peux venir les essayer. Tu auras vite envie de reprendre ton traîneau"... Tel est le début de la lettre adressée au Père Noël et frappée du tampon officiel de la police municipale de Marignane, dans les Bouches-du-Rhône. Ce courrier a donc été envoyé au Père Noël et publié par le quotidien La Provence.
Le maire de Marignane, Daniel Simonpieri, a indiqué au quotidien qu'un nouveau véhicule devait arriver "d'ici la fin de l'année" pour remplacer l'une des voitures et un autre "début 2008". Il ne précise pas si les policiers municipaux verront leurs voeux exaucés dès le 25 décembre.
MELUN (AFP) - Un promeneur de 45 ans, effrayé par un félin présumé d'une cinquantaine de centimètres de haut, s'est jeté dans le canal du Loing mardi soir vers 20H00 à Ecuelles (Seine-et-Marne), en lisière de la forêt de Fontainebleau, a-t-on appris mercredi de source policière.
Les recherches effectuées par les employés de l'Office national de la chasse dotés de moyens de vision nocturne n'ont rien donné. Une battue pourrait être organisée mercredi.
Le chien du promeneur qui avait pris la fuite a été retrouvé "sain et sauf", selon la police.
Le félin, un puma ou peut-être une panthère noire, dont la présence a été signalée à plusieurs reprises depuis début novembre par des promeneurs en forêt de Fontainebleau, est activement recherché depuis lors.
"Les promeneurs sont invités à la prudence et à la vigilance", a rappelé la préfecture. November 09 Michèle Alliot-Marie installe une commission nationale de vidéosurveillance
Trois mois après avoir annoncé le lancement d’un «plan national d’équipement» destiné à tripler le nombre de caméras en France, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a installé le 8 novembre auprès d'elle la Commission nationale de la vidéosurveillance. Cette nouvelle Commission, créée en mai dernier, compte vingt membres et est présidée par Alain Bauer, actuel président de l'Observatoire national de la délinquance (OND).Des élus de la majorité et de l'opposition, des juristes, des représentants de la police, de la gendarmerie ou des transports publics y participent. A cette occasion, la ministre a préféré parler de «vidéo-protection» plutôt que de vidéosurveillance. Ella confirmé sa volonté de "tripler, en deux ans, le nombre de caméras sur la voie publique afin de passer de 20.000 à 60.000". Elle a également souhaité la connexion de ces caméras avec les services de police et de gendarmerie. A l'heure actuelle, sur 260 communes équipées d'un dispositif de vidéosurveillance en zone de police, seules 53 ont organisé un tel transfert d'images, mais 21 autres sont prêtes à les rejoindre, a-t-on précisé au ministère de l'Intérieur. Cela se fera "dans le cadre de l'autonomie des communes", a assuré le ministre, mais l'Etat est prêt à "les aider" financièrement, a-t-elle ajouté. L'une des attributions de cette commission nationale consistera notamment à préserver "l'équilibre entre liberté d'aller et de venir, liberté de retrouver ses agresseurs ou de ne pas être agressés", a estimé Alain Bauer. Selon lui, "cet équilibre a été défini par la déclaration de l'Homme et du citoyen: liberté, propriété, résistance à l'oppression, sûreté, on est tout à fait dans cet esprit là", a-t-il assuré. Parallèlement à cette Commission nationale, un Comité de pilotage stratégique, sera chargé « de concevoir, d’impulser et de proposer des décisions ». Le secrétariat général du Comité interministériel de prévention de la délinquance, dirigé par le préfet Hervé Masurel, aura, pour sa part, «un rôle majeur de mise en œuvre », en assurant « l’ingénierie administrative et financière de la politique choisie». Le Fonds interministériel de prévention de la délinquance sera sollicité à cet effet. D'après un sondage Ipsos, commandé par le ministère de l'Intérieur, 78% des Français se déclarent favorables au développement de la vidéosurveillance dans les lieux publics pour lutter contre le terrorisme et l'insécurité. Plus d'un Français sur quatre (27%) s'y déclare même "très favorable", selon la même étude. En revanche, "34% des personnes interrogées (42% pour les habitants de l'agglomération parisienne) pensent que la vidéosurveillance dans les lieux publics tend à réduire leurs libertés ou à menacer leur vie privée". En juillet dernier, Michel Destot, président du Groupement des Autorités Responsables de Transports Publics (GART), et actuel président des Maires de grandes villes de France, s’était inquiété du financement du plan national d’équipement de la vidéosurveillance. «Les autorités organisatrices ne peuvent assumer seules les coûts de mise en œuvre de systèmes» avait-il alors déclaré à la Gazette.
Pour aller plus loin : - Le discours de Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, lors de l’installation de la Commission nationale de vidéosurveillance
- Le dossier de presse comportant la composition de la Commission, une fiche explicative sur le programme de raccordement des centres de supervision urbains, et le sondage IPSOS sur la perception de la vidéosurveillance par les Français.
Hervé Jouanneau November 03
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Un gendarme (Photo Mychèle Daniau/AFP/Archives)
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Vendredi 02 novembre 2007, 13h45 Le rapport de l'inspection des Finances, qui préconise 8 à 10.000 suppressions d'emplois de policiers et de gendarmes dans le cadre de la réforme de l'Etat, s'appuie sur un audit de sécurité dressant un constat accablant des dépenses et de l'organisation des forces de l'ordre.
Daté du 10 octobre, cet audit, dont l'AFP a obtenu une copie, a été réalisé par une équipe de fonctionnaires dirigée par François Mongin, inspecteur des Finances, chargé de mission sur la réforme de l'Etat, en vue de la révision générale des politiques publiques (RGPP)
C'est sur la base de cet audit que M. Mongin a ébauché divers scénarios permettant à l'Etat de faire des économies (réduction d'effectifs, suppression de la moitié des brigades de gendarmerie...).
Révélées le 23 octobre, ces suggestions ont suscité un tollé et M. Mongin a été désavoué par les ministres de tutelle (Intérieur et Défense) des policiers et des gendarmes.
Pour mener à bien son audit, l'équipe dirigée par M. Mongin affirme avoir rencontré les principales directions police/gendarmerie.
Dix "fiches techniques", dont le contenu pourrait relancer la polémique soulevée lors de la révélation des premières propositions de M. Mongin, ont été établies.
Ainsi, au chapitre du temps de travail des policiers, un sujet très sensible, les auteurs de l'audit affirment que les RTT, "à moyen et long terme", font "peser des risques de rupture sur l'action des services et leur capacité opérationnelle".
"L'administration vit à crédit", écrivent-ils, soulignant l'impossibilité de récupérer les heures supplémentaires et les repos compensateurs accumulés par les policiers, "12 millions, au 31 décembre 2006".
Ils suggèrent de solder ces heures "à hauteur de 50 millions d'euros" et de "réviser le temps de travail" des policiers.
Concernant les dépenses, ils tirent à boulets rouges. L'entretien des véhicules de police et de gendarmerie est jugé "trop coûteux", "mal mesuré" et les coûts d'assurance "excessifs".
Ils pointent le nombre de "sinistres" dans la police -15.000 par an pour 33.000 véhicules - en préconisant une franchise d'assurance de 150 euros pour les policiers.
Le parc immobilier des gendarmes - des militaires logés par l'Etat -, toujours selon cet "audit", est "fragmenté" et "vétuste". Il faudrait, assènent ses auteurs, supprimer certains logements de fonction et faire payer aux gendarmes leur consommation d'eau (11 millions d'euros en 2004).
Côté maintien de l'ordre (CRS de la police et gendarmes mobiles), ils préconisent de tailler dans les effectifs (suppression de 26 unités sur les 188 existantes) afin de les recentrer "sur leur coeur de métier".
Enfin, sur la sécurité routière, l'audit dénonce des forces qui ne sont "pas concentrées" sur les "zones les plus dangereuses", à savoir le réseau secondaire en zone rurale où la mortalité "est la plus importante". November 01
Les premières enquêtes menées à l'échelle communale voient le jour. Elles offrent des pistes d'actions concrètes et permettent aux collectivités de mieux cibler les publics les plus fragiles.
«Les gens confient à un enquêteur des choses qu'ils ne disent pas à la police. Il y a des faits pour lesquels ils jugent qu'il faut porter plainte, et d'autres non. » Ce constat, que résume Renée Zaubermann, chargée de recherche au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (Cesdip, unité de recherche du ministère de la Justice, associée au CNRS), est le point de départ des enquêtes de victimation. Entre les statistiques policières, qui reposent sur les actes faisant l'objet d'une procédure, et la réalité vécue par des victimes, qui gardent parfois le silence, par fatalisme ou par peur de représailles, les écarts peuvent être importants. Il s'agit donc de préciser les chiffres, mais aussi d'enrichir la connaissance des faits : l'enquête prend en compte leur localisation, ainsi que le profil des victimes - des éléments déterminants pour la prévention et l'action locales. Très utilisées dans les pays anglo-saxons, mais aussi en Espagne ou au Portugal, ces enquêtes sont encore rares en France. L'Institut d'aménagement et d'urbanisme de la région Ile-de-France (Iaurif) a mené trois enquêtes consécutives à l'échelle de la région, l'Observatoire national de la délinquance et l'Insee réalisent des études au niveau national, mais « il s'agit de données de cadrage, qui ne sont pas exploitables au niveau d'une ville, précise Pascal Weil, chargé de mission au Forum français pour la sécurité urbaine (FFSU). Seules des enquêtes locales permettent au maire de piloter une action. » Points de comparaison. C'est le travail qui a été effectué par le Cesdip sur les villes d'Aubervilliers, Aulnay-sous-Bois, Gonesse, Saint-Denis, en Ile-de-France, et sur la communauté urbaine de Lyon. Ces collectivités se sont réunies via le FFSU, mutualisant ainsi les coûts de recherche, pour connaître le « chiffre noir » de l'insécurité sur les années 2002 à 2004, par absence de procédure engagée, l'état 4001 ne regroupant que les crimes et délits enregistrés. Globalement, ces chiffres reflètent les tendances perçues par les élus et les services à l'écoute de la population. Le nombre de violences intrafamiliales est bien sûr plus élevé que ne l'indiquent les résultats officiels, mais les chiffres concernant les cambriolages ou les atteintes aux véhicules sont aussi sous-estimés lorsque les personnes, faute de certitude, ne portent pas plainte. Quant aux victimes de vol de vélo, de tags, d'agression et de menaces verbales, seule une enquête de victimation permet d'en estimer le nombre. « Le fait d'avoir travaillé en réseau de villes a renforcé l'intérêt de l'enquête, souligne Patrick Salou, chargé de mission tranquillité publique à Saint-Denis. Cela fournit des points de comparaison qui donnent à réfléchir. » Autre sujet de réflexion : les chiffres sur le sentiment d'insécurité, ce point constituant l'un des objets de l'enquête. Généralement, ils confirment les tendances nationales : la crainte du chômage et de la pauvreté est plus forte que les préoccupations liées à l'insécurité. Il n'en reste pas moins que, selon les communes, 55 à 84 % des parents craignent qu'il n'arrive quelque chose à leurs enfants sur le chemin de l'école, que, toujours selon les communes, jusqu'à 45 % de personnes ont peur le soir dans la rue de leur quartier et 15 % se sentent en insécurité à leur domicile (qui inclut le hall de l'immeuble). Organiser la prévention. Cette connaissance des faits et du ressenti de la population permet de mener des actions plus ciblées, intervenant sur les facteurs qui minent la qualité de la vie quotidienne, insistent les élus et les chargés de mission sécurité. « En zone urbaine sensible, la demande en matière de propreté et d'éclairage public est récurrente, constate Elodie Tournebize, chargée de mission à Montreuil (90 735 hab., Seine-Saint-Denis). La qualité du cadre de vie est l'un des axes prioritaires de notre action. » A Saint-Denis, l'enquête a confirmé que les personnes âgées étaient souvent les cibles de vol, lors de retraits d'argent, voire à leur domicile. Un groupe de travail thématique a donc été créé au sein du conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD), pour une meilleure prise en compte de cette population vulnérable. « L'idée, précise Patrick Salou, est de travailler en réseau - police nationale, associations et services à domicile, la Poste, les banques, etc. - pour informer et organiser la prévention. Un guide a été distribué, listant les situations à risque et les attitudes conseillées. Un dispositif d'assistance contre les escroqueries à domicile est également prévu. En 2002, la ville d'Orléans a mené une enquête avec le CSA sur un échantillon représentatif de 1 200 personnes, réparties sur six secteurs homogènes en population. Après le questionnaire classique de l'enquête de victimation venaient des questions sur les actions mises en œuvre par la nouvelle municipalité depuis dix-huit mois : renforcement des effectifs de police, brigade canine, vidéo protection, gratuité du périscolaire, arrêtés municipaux, etc. Outil d'évaluation. « Nous avons constaté de 70 à 98 % d'adhésion selon les mesures », se félicite le maire adjoint à la sécurité, Florent Montillot, qui insiste sur les résultats : « Orléans est classée première ville en matière de baisse de la délinquance. Nous avons évité 18 000 victimes en six ans. L'enquête a été un accélérateur et nous a confortés dans les actions que nous avions engagées. » « Si elle confirme plus qu'elle ne révèle, l'enquête peut être particulièrement utile dans les villes où il y a controverses sur les questions d'insécurité », conclut Florent Montillot. Même conclusion pour Antoine Maesano, maire adjoint de Montreuil, délégué à la prévention et à la sécurité publique : « Confirmer que l'on est sur la bonne voie » est le premier avantage qu'il retient de l'enquête menée avec le FFSU sur les années 2005-2006 sur 1 055 habitants. « Les résultats nous poussent à continuer nos efforts et à renforcer la présence humaine dans certains lieux. Le soutien aux victimes doit aussi être amélioré. » Tous les deux ans. Si tous les enseignements de cette enquête n'ont pas encore été exploités, Antoine Maesano estime cependant qu'il serait utile de répéter cette démarche tous les deux ans, « pour poursuivre l'évaluation, suivre les évolutions et ajuster notre politique ». « A l'avenir, nous pourrions imaginer recueillir des données encore plus fines sur certaines catégories de personnes - célibataires, adolescents et jeunes adultes, parents de 25-50 ans -, ajoute Elodie Tournebize, qui travaille sur ce chantier avec le FFSU. Car la richesse des informations collectées peut parfois déconcerter les municipalités. « Les analyses effectuées à partir des résultats sont multivariées, souligne la sociologue Renée Zaubermann. Elles montrent comment, sur un même territoire, le type de victimes diffère. La situation sociale des victimes, notamment, apporte une certaine "coloration" et permet de mesurer l'impact des faits : un casse de voiture, par exemple, n'aura pas la même incidence pour un habitant bien desservi en transports publics que pour une personne qui habite un quartier enclavé. « Reste à faire quelque chose de ces données », reconnaît la sociologue. C'est tout le travail engagé par le FFSU, qui invite ses membres à collaborer. « Le but n'est pas d'obtenir un maximum de données, mais d'exploiter les informations pertinentes pour répondre aux préoccupations des acteurs locaux », précise Pascal Weil. Et d'évoquer quelques pistes, moins évidentes que la mise en place de systèmes de sécurité ou de tournées de surveillance : la prévention situationnelle (grâce aux données localisées), l'insertion des personnes dans les associations (l'isolement intensifiant le sentiment d'insécurité), les partenariats avec l'Education nationale (pour apaiser les craintes des parents), etc. Une autre question à l'étude dans les municipalités concerne la communication des résultats. A Montreuil, c'est le bureau municipal qui en est destinataire - il pourra confirmer au CLSPD qu'il est sur la bonne voie - mais Antoine Maesano, comme nombre de spécialistes de la sécurité, préconise la prudence. Divulguer des chiffres bruts risque davantage d'alimenter le sentiment d'insécurité que d'aider à la prévention. Il sera plus opportun d'en faire état pour étayer la mise en œuvre des actions envisagées.
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