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    January 29

    Le policier se déguisait en femme pour jouer la dame de compagnie

    AFP
    AFP - Dimanche 27 janvier.

    STRASBOURG (AFP) - Un brigadier de police de Strasbourg qui se faisait passer pour une femme auprès d'un octogénaire a été placé en garde à vue et une information judiciaire a été ouverte, a-t-on appris dimanche de source judiciaire.
    Selon les Dernières nouvelles d'Alsace, qui révèle l'affaire dans son édition de dimanche, les faits remontent à 2005, lorsqu'un Strasbourgeois à la recherche d'une dame de compagnie passe une annonce dans la presse locale. L'homme âgé de 81 ans et veuf souhaitait converser avec une femme pour combler ses journées.

    Selon le quotidien, l'octogénaire reçoit alors une réponse d'une certaine Dominique affirmant être également veuve et rechercher un peu compagnie. Tous deux se voient alors régulièrement, mais le temps passe et intrigué par le comportement de sa dame de compagnie, il décide de faire appel à un détective pour une enquête.

    Les surveillances finissent par révéler que Dominique est un homme qui se déguise avant chaque rencontre.

    La victime dépose alors plainte au commissariat qui saisit le parquet de Strasbourg.

    Interpellé jeudi, le policier âgé de 37 ans a été placé en garde à vue et déféré samedi soir au parquet qui a ouvert une information judiciaire pour "abus de faiblesse", a indiqué la source judiciaire.

    Les enquêteurs devront déterminer si l'auteur des faits a abusé des faiblesses du vieil homme. Le policier fait en outre l'objet de mesures disciplinaires et a été suspendu de ses fonctions.

    January 22

    Déplacement de Sarkozy en banlieue parisienne à Sartrouville lundi soir

    AFP
    AFP - Mardi 22 janvier,

    SARTROUVILLE (AFP) - Le président Nicolas Sarkozy a effectué lundi soir à Sartrouville son premier déplacement depuis son élection en banlieue parisienne où il a évoqué les questions de sécurité parmi les policiers et discuté emploi et formation avec des jeunes.

    Initialement prévu pour souligner la réussite de la politique du gouvernement contre la délinquance, qui a officiellement reculé de 3,6% en 2007, la visite de M. Sarkozy s'est transformée en un dialogue improvisé sur l'emploi, la formation et le futur plan banlieues.

    Dès son arrivée à Sartrouville, M. Sarkozy, entouré d'un dispositif de protection étoffé s'est immédiatement rendu à la gare où il a été interpellé par de jeunes voyageurs.

    Pendant près d'une demi-heure il a répondu sens la cohue à plusieurs d'entre eux qui, en échec scolaire ou en recherche d'emploi, lui demandaient ce qu'il comptait faire.

    "Dans la plan (banlieues) qu'on va annoncer en février, il y aura des mesures spécifiques pour que les jeunes qui ont quitté l'école, on puisse les remettre dans une filière pour travailler (...) car si vous n'avez pas de formation qualifiante, vous n'avez aucune chance de vous en sortir", a déclaré M. Sarkozy.

    "On ne laissera tomber personne. A une condition: c'est que celui à qui on trouve une formation et dont on a fait le diagnostic se donne le mal de se lever le matin", a-t-il expliqué. "C'est, a-t-il souligné, donnant-donnant".

    Il présentera le 8 février le plan banlieues dont les contours doivent être dévoilés mardi à Vaulx-en-Velin (Rhône) par la secrétaire d'Etat à la Ville Fadela Amara et la ministre du Logement et de la Ville Christine Boutin.

    "Je reviendrai ici, à Sartrouville (...), pour présenter le plan", a annoncé M. Sarkozy.

    Après cet échange, il s'est fait présenter le système de vidéosurveillance installé par la mairie, puis a félicité une cinquantaine de policiers pour les bons résultats obtenus l'an passé dans leur circonscription contre la délinquance.

    "On est passé en cinq ans d'un pays où la police retrouvait un coupable sur quatre à un pays où on en retrouve un sur trois", a-t-il affirmé en insistant sur la progression du taux d'élucidation des affaires.

    Il a aussi vanté les mérites de la loi du 10 août 2007 sur les peines planchers et le projet de loi, adopté par les députés et en discussion devant les sénateurs, sur la rétention dite de sûreté, qui permettra de maintenir en centre fermé des détenus jugés dangereux ayant purgé leur peine.

    "Les peines plancher, c'est la certitude que les multirécidivistes auront à rendre compte devant la justice (...) Le premier droit de l'homme, c'est celui des victimes", a-t-il dit.

    M. Sarkozy, qui a été élu en mai, n'était pas retourné en banlieue depuis un déplacement de campagne à Meaux (Seine-et-Marne) le 13 avril comme candidat UMP à la présidentielle.

    January 21

    MAM frappe les caïds des cités au portefeuille

     

    Jean-Marc Leclerc
    21/01/2008
    Le ministère de l'Intérieur souhaite renforcer la stratégie qui consiste à obliger les trafiquants à justifier de leur train de vie.
    Le ministère de l'Intérieur souhaite renforcer la stratégie qui consiste à obliger les trafiquants à justifier de leur train de vie. Crédits photo : Le Figaro

    Le ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a annoncé lundi la création de deux nouveaux groupes d'intervention régionaux, spécialisés dans la lutte contre l'économie souterraine. Elle souhaite renforcer le rôle qu'y jouent les agents du fisc.

    Une Rolex au poignet et 13 500 euros dans les poches ! En arrêtant jeudi dernier deux jeunes automobilistes, lors d'un contrôle de routine à Châtillon (Hauts-de-Seine), la brigade anticriminalité n'était pas au bout de ses surprises. Le tandem détenait aussi 107 grammes de feuilles de cannabis. Quant à la montre étincelante que la police croyait être une vulgaire copie, elle provenait directement d'une bi­jouterie de Marseille, braquée il y a quelque temps. Pour le ministère de l'Intérieur, cette affaire n'est pas anodine. Hier, elle aurait peut-être abouti à de classiques poursuites pour recel et dé­tention de stupéfiants, sans véritable espoir d'établir l'existence d'un trafic organisé.

    Mais au­jourd'hui, c'est un fil à tirer pour les groupes d'intervention régionaux (GIR), dont Michèle Alliot-Marie a réuni lundi après-midi, à Paris, les principaux responsables. Ces 29 structures d'en­quête, dont 19 dirigées par un policier et 10 par un gendarme, ont été créées par Nicolas Sarkozy en mai 2002, précisément pour frapper les caïds au portefeuille, en les obligeant à justifier de leur train de vie.

    Le secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, fut l'inspirateur de cette stratégie consistant à mêler les compétences des douanes et du fisc à celle des forces de l'ordre, pour mieux ferrer les gros poissons des cités. Mais à l'heure du bilan, il semble que les GIR aient parfois un peu oublié leur cœur de métier : la lutte contre l'économie souterraine. «Toutes les administrations qui concourent au fonctionnement de ces unités n'ont peut-être pas encore donné leur pleine mesure», commente-t-on, en termes diplomatiques, place Beauvau. Traduction d'un commissaire de la PJ : «Bercy doit s'investir davantage.» Nul n'est plus qualifié, il est vrai, qu'un agent des impôts pour faire «parler» un patrimoine. En cinq ans d'existence, les GIR n'ont pourtant pas à rougir de leur tableau de chasse. Ils ont saisi au moins 2 000 armes, 6 tonnes de cannabis, 100 kilos d'héroïne et 70 kilos de cocaïne, aboutissant au placement en garde à vue de plus de 15 000 personnes.

     

    Méfiance des procureurs

     

    Mais où est l'enthousiasme du départ ? «Les procureurs se méfient parfois de cet outil aux mains des préfets», explique un contrôleur général de la police. Et les administrations affectent dans les GIR des fonctionnaires de moins en moins gradés.

    Autre problème : selon un di­recteur de la sécurité publique, les groupes d'intervention régionaux, qui devaient en priorité faire tomber de leur piédestal les fa­milles mafieuses des quartiers, se seraient «peu à peu dispersés», en s'attaquant, par exemple, comme dans les Yvelines, à des sociétés de sécurité privée. Très loin des objectifs initiaux.

    Sous la pression de l'Élysée, MAM veut donc remettre un peu d'ordre dans sa «maison». Et inciter d'autres services de son ministère à s'inspirer de la logique plu­ridisciplinaire des GIR pour ac­croître leur efficacité.

    January 17

    90 000 permis retirés en 2007

    Le Ministère de l'Intérieur annonce cette semaine que les retraits de permis ont augmenté de près de 30% en 2007 et qu'environ 80 000 personnes rouleraient sans le papier rose.


       
     


     

     
    Le porte parole du Ministère de l'Intérieur, Gérard Gachet, annonce cette semaine qu'en 2007, 88 698 personnes ont perdu leur permis car elles avaient épuisé leur capital de points. Soit une hausse de 29% par rapport à 2006. Il annonce également que 9 547 000 points ont été retirés en 2007.

    De son côté, Cécile Petit, déléguée interministérielle à la sécurité routière déclare que "l'augmentation du nombre de points retirés coïncide avec l'augmentation du nombre de contraventions relevées par les radars". Elle affirme également qu'en 2006, 6,2 millions d'avis de contraventions ont été envoyés, contre 7 millions en 2007, soit une augmentation de 12,4%.

    En 2006, environ 69 000 permis avaient été retirés, pour 1 200 radars automatiques étaient en fonction cette même année. L'augmentation du nombre de radars à 1 858 unités en 2007, explique cette hausse de permis invalidés. Rappelons également que d'ici cinq ans, 2 500 radars supplémentaires seront installés sur nos routes.

    En parallèle, le ministère annonce que 1,4 millions de personnes ont recouvré la totalité de leurs points (soit 25% de plus qu'en 2006) et qu'environ 80 000 personnes conduiraient à ce jour sans permis.

    January 15

    MAM reinvente les ilôtiers... supprimés par Sarkozy

    Par Chloé Leprince (Rue89)   

    Le ministre de l'Intérieur avait supprimé la Police de proximité en 2003, son successeur crée une "police proche des gens".

    Michèle Alliot-Marie était-elle condamnée à jouer sur les mots? La ministre de l'Intérieur a décidé de relancer cette semaine une police "proche des gens", en tous points semblable à la Police de proximité supprimée il y a près de cinq ans par... Nicolas Sarkozy.

    Ce lundi, la locataire de la place Beauvau doit présenter son projet à l'occasion d'une "conférence de cohésion" à l'Institut des hautes études de la sécurité (INHES). Le matin-même, elle dévoilait dans les colonnes du Parisien-Aujourd'hui en France les grandes lignes d'un "plan" qui "prévoit des équipes localisées sur un secteur, formées à l'activité en milieu difficile, assurant une présence permanente, active, visible et dissuasive."

    Ça vous rappelle quelque chose? Sûrement ces ilôtiers tellement décriés par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. Leur suppression, en 2003, avait scandalisé bon nombre de maires, notamment en Seine-Saint-Denis, département ciblé aujourd'hui par Michèle Alliot-Marie pour son plan "de proximité", qui doit être lancé à Saint-Denis, La Courneuve et Clichy-Montfermeil, trois zones sensibles du 93.

    Villiers-le-Bel révèle le fossé entre jeunes et policiers

    En juin 2007, un rapport accablant de l'INHES avait d'ailleurs souligné les conséquences dramatiques de leur disparition et préconisé de "renouer les liens avec la population des quartiers, [de] réorganiser le travail de la police et ses techniques d'intervention".

    L'INHES, qui dépend pourtant du ministère de l'Intérieur, jugeait à l'époque que la police de proximité supprimée par Nicolas Sarkozy avait eu des "effets positifs incontestables". Ce que confirment sur le terrain des policiers déplorant une moindre connaissance du tissu local. Les heurts sans précédents qui ont opposé jeunes et policiers à Villiers-le-Bel, à l'automne dernier, avaient achevé de montrer le fossé qui s'était agrandi entre population et forces de l'ordre:


     

    "Ne pas refaire les erreurs du passé"

    Pourtant, cette volte-face du gouvernement sur la police de proximité ne se dit que du bout des lèvres, alors que les syndicats de police se félicitent plutôt de cette annonce. A l'UNSA-Police, proche de l'opposition et ouvertement favorable aux ilôtiers, Joaquin Masanet y voit ainsi "une très bonne chose":

    "Peu importe le nom de cette police, la priorité est d'améliorer la connaissance du tissu humain, et que la police se rapproche de sa population et de sa jeunesse."

    Chez Alliance, on a pris connaissance de la renaissance de la Police de proximité en lisant le Parisien. Le syndicat, marqué à droite, salue l'initiative de la police de quatiers façon Alliot-Marie, mais nuance:

    "Cette police ne doit pas être le retour de la Police de proximité qui a été un échec faute de moyens et d’effectifs. La police de quartier doit radicalement changer le concept et l’organisation des missions de police dans les quartiers sensibles en prenant en compte l’investigation et le renseignement, abandonnés sous la Police de proximité. Il ne faut pas refaire les erreurs du passé!"

    Ménageant la chèvre et le chou (et, au passage, l'Elysée), Michèle Alliot-Marie rétablit donc des ilôtiers qui n'en ont pas le nom, se défendant bien, au passage, de relancer "une police qui joue le rôle des associations".

    "Pas des animateurs sportifs"

    Défendant le retour sur le terrain en banlieue de ses hommes, la ministre en a cependant profité pour tâcler la Police de proximité telle qu'elle avait été mise en place par la gauche: ses policiers à elle ne joueront pas "le rôle d'animateurs sportifs".

    En 2003, lors d'un déplacement à Toulouse, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, avait en effet apostrophé des ilotiers sur ce thème, leur lançant: "Organiser un match de rugby pour les jeunes du quartier, c'est bien. Mais ce n'est pas la mission première de la police." (Voir la vidéo, extrait d'un montage BakchichTV):


     


    Un vieux procès qui fatigue Joaquin Masanet, secrétaire général de l'UNSA-Police:



    Pour l'heure, Michèle Alliot-Marie a bien fait valoir son souhait de remettre dores et déjà "cent policiers" sur le terrain dans les trois villes laboratoires de Seine-Saint-Denis. Elle précise aussi qu'à terme ce sont 3500 hommes qui retrouveront le terrain... sans pour autant détailler quels financements seront alloués à cette nouvelle police.

    Police de Proximité

    Par Par Sylvie HUSSON AFP -

    "C'est une bonne chose, dommage d'avoir perdu cinq ans": la création annoncée lundi d'"unités territoriales de quartiers" en Seine-Saint-Denis a été saluée comme un retour à la police de proximité par ceux des élus, principalement à gauche, qui regrettaient sa suppression depuis 2002."C'est un discours intéressant, de rupture avec ce que nous a raconté Nicolas Sarkozy pendant cinq ans", "j'aurais aimé l'entendre avant, on a perdu du temps", a commenté Daniel Goldberg, député socialiste de Seine-Saint-Denis, après la série de mesures pour le 93 faites lundi à Saint-Denis par Michèle Alliot-Marie.

    La ministre de l'Intérieur a notamment annoncé la constitution dès mars de trois unités nouvelles de police dans des secteurs ciblés de Clichy/Montfermeil, Saint-Denis et la Courneuve.

    Dotées d'une dizaine de policiers chacune, ces unités devront "assurer une présence visible et dissuasive" ainsi qu'"identifier et interpeller les délinquants", a précisé la ministre devant un auditoire d'élus, policiers et responsables locaux, assurant qu'il ne s'agissait "pas de refaire des postes de police de proximité".

    Comme M. Goldberg, le maire PS de Clichy-sous-Bois, Claude Dilain, a toutefois interprété ce discours comme la marque d'un retour à une police de proximité "que nous étions un certain nombre d'élus à trouver efficace". Cette police avait été supprimée en 2002 par Nicolas Sarkozy.

    "On a perdu 5-6 ans déjà. Il ne faut plus perdre de temps maintenant pour relancer une vraie dynamique de confiance entre la police et la population", a souligné M. Dilain, selon lequel 10 policiers sur son secteur, "c'était vraiment un minimum". "A la belle époque, les agents dédiés au travail de proximité ont été jusqu'à 27" sur sa ville, a-t-il rappelé.

    Ces mesures "sont bonnes" mais "elles n'auront d'effet que si en matière de logement, d'emploi, de lutte contre les discriminations, on a également des mesures importantes", a-t-il averti, faisant allusion au plan banlieues, dont l'annonce a été repoussée à février. Il faudra que "cette nouvelle police de proximité soit également une police d'innovation", a estimé en outre le maire communiste de Saint-Denis, Didier Paillard.

    Pour sa part, le maire de Montfermeil Xavier Lemoine, l'un des rares élus UMP à avoir publiquement souhaité le retour d'une police de quartiers, s'est "réjoui qu'un nouveau dispositif --beaucoup plus partenarial-- soit testé".

    Comme il le souhaitait, les policiers seront recrutés (dix pour Clichy-Montfermeil) sur la base du volontariat.

    Gérard Gaudron, maire UMP d'Aulnay-sous-Bois, juge lui que la création de ces unités "n'est en rien en rupture" car "en entendant Mme Alliot-Marie", a-t-il dit, "j'ai compris que ces policiers ne seront pas là pour jouer au foot dans les quartiers mais faire leur métier de policier, c'est-à-dire arrêter les délinquants, au plus près des gens".

    M. Gaudron, comme d'autres, s'est dit très satisfait que la surveillance de grands événements (matches au Stade de France, expositions au parc de Villepinte, etc.) ne soit plus désormais à la charge des effectifs de Seine-Saint-Denis (entre 70 et 200 policiers étaient mobilisés selon les jours).

    "Lors du déclenchement des émeutes en 2005, trop de forces de police étaient accaparées au Stade de France", a-t-il rappelé.

    La ministre de l'Intérieur a annoncé encore la création d'une "compagnie de sécurisation" dédiée à la lutte contre les violences urbaines.

    January 07

    Saint Sylvestre: une centaine de véhicules incendiés mais un début de nuit globalement calme

    AFP
    AFP - Mardi 1 janvier, 01h55

    PARIS (AFP) - Le début de la nuit de la Saint-Sylvestre apparaissait relativement calme dans l'ensemble de la France malgré une centaine de feux de véhicules recensés, selon des préfectures et sources policières contactées peu avant minuit par l'AFP.

    La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a fait état à 23H00 d'un recul sensible du nombre d'incidents, avançant un taux en baisse de 30% par rapport à l'an passé à la même heure au plan national, lors d'une visite dans le Val d'Oise en présence d'un journaliste de l'AFP.

    En Ile-de-France, où 13.000 policiers et gendarmes ont été mobilisés pour assurer la sécurité en Ile-de-France dans la nuit, 25 véhicules ont toutefois été incendiés dans les Yvelines et une dizaine dans l'Essonne ainsi que dans le Val de Marne, essentiellement dans les communes d'Orly, du Kremlin-Bicêtre, de Cachan et de Villejuif.

    Dans le Val d'Oise, comme en Seine-et-Marne, trois véhicules ont été incendiés.

    En Seine-Saint-Denis, où les violences urbaines de novembre 2005 avaient démarré, la situation semblait calme, comme dans les Hauts-de-Seine où "rien de spécial" n'a été enregistré. Aucun bilan chiffré n'était cependant disponible à minuit.

    En Province, les préfectures se sont accordées à qualifier de globalement "calme" la situation, à l'image de Toulouse et de sa banlieue, où seuls cinq véhicules ont été brûlés et aucun incident signalé avec les forces de l'ordre.

    Dans le nord de la France, la situation était même "particulièrement calme" avec "juste une ou deux voitures brûlées", selon le préfet délégué à la sécurité.

    A Strasbourg, survolé depuis 22H00 par un drone à 530 mètres d'altitude, la soirée du Réveillon a débuté avec 10 voitures incendiées et deux voitures supplémentaires brûlées par propagation, selon la préfecture qui a recensé un autre véhicule incendié à Bischwiller (Bas-Rhin). Aucune interpellation n'a été effectuée.

    Dans le Haut-Rhin, huit véhicules ont été incendiés et deux autres ont été détruits par propagation des flammes, "des chiffres moins inquiétants que l'an dernier" à la même époque, selon la préfecture.

    Situation "très calme" en Lorraine avec trois voitures incendiées en Moselle, soit "la moyenne d'un week-end normal", selon la préfecture, qui a précisé que ces actes étaient "le fait de quelques individus isolés".

    Dans l'agglomération lyonnaise, deux voitures ont été incendiées à Saint-Priest et Givors, "pas plus qu'un samedi soir", selon une source policière.

    Situation également tranquille à Dijon (trois véhicules incendiés), à Besançon, à Grenoble.

    Dans l'Ouest, le bilan semblait équivalent ou inférieur aux années précédentes à la même heure en Seine-Maritime (6 voitures incendiées, dont cinq dans l'agglomération rouennaise) comme dans les Pays de Loire (une dizaine sur Nantes et sa banlieue).

    Dans le Loiret, cinq voitures ont été incendiées dont quatre à Châlette-sur-Loing, près de Montargis, où la situation était tendue entre des jeunes et la police.

    A Bordeaux, où 350 policiers ont été mobilisés, le début de nuit était également relativement calme avec "quelques interpellations et quelques feux épars de véhicules", selon la police.

    Opération de police dans un café lyonnais opposé à la loi antitabac

    AFP
    AFP - Vendredi 4 janvier, 22h30

    LYON (AFP) - La police a verbalisé vendredi soir un client d'un café à Lyon, dont le patron avait décidé mercredi d'entrer en "résistance" face à la nouvelle loi anti-tabac, a-t-on appris auprès du gérant de l'établissement.

    "Quand les policiers de la BAC sont arrivés, une quarantaine de clients fumaient, mais ils n'en ont verbalisé qu'un, qui se trouvait au bar", a déclaré Christophe Cedat Cedat, gérant du café 203. La police a dressé un procès-verbal de 68 euros au contrevenant.

    Selon le patron du café situé dans le centre-ville de Lyon, une vingtaine de policiers étaient présents "pour une opération de communication" et sont repartis rapidement.

    "Ils ont pris mes coordonnées et m'ont dit que le tribunal administratif m'enverrait à mon domicile le PV (pour "incitation" à l'infraction, ndlr)", a-t-il précisé.

    Interrogée par l'AFP, la commissaire de permanence à l'Hôtel de police de Lyon a confirmé les faits. Elle a dit avoir été contactée par une association pour le droit des non-fumeurs signalant que "tous les clients du café 203 fumaient".

    Selon elle, les quelque 20 policiers intervenus dans le café faisaient partie d'une CRS et de la BAC.

    M. Cedat déclare que son opposition à l'interdiction de fumer se double d'un "acte de délinquance artistique". Il photographie à cet effet les mégots laissés dans les cendriers pour créer des "images d'art", revendues ensuite pour financer, selon lui, les contraventions éventuelles. Son établissement est devenu, selon son expression, un "lieu de pèlerinage" pour les fumeurs. "Nos clients sont 100% fumeurs et tout se passe dans la bonne humeur", dit-il.

    Un fumeur verbalisé dans un bar rural en Charente

    AFP
    AFP - Lundi 7 janvier, 12h36

    ANGOULEME (AFP) - Un fumeur, surpris une cigarette à la bouche par les gendarmes dans le bar de la petite commune de Bunzac (Charente), à 20 km d'Angoulême, a écopé d'une amende de 68 euros dans la nuit de samedi à dimanche, a-t-on appris lundi auprès du gérant du café et des gendarmes.

    "Les gendarmes sont intervenus vers 03H30 pour une fermeture tardive pour dire au patron qu'il devait fermer. Des clients ont commencé à s'agiter, dont l'un qui fumait et qui a été verbalisé", explique la gendarmerie, précisant qu'il s'agit du premier PV dressé dans la région Poitou-Charentes depuis l'entrée en vigueur le 1er janvier de l'interdiction de fumer dans les bars.

    Michel Soulier, gérant du "Bar de Bunzac", confirme pour sa part à l'AFP que la porte n'était pas fermée à 03H00 du matin, dimanche, mais affirme qu'il ne restait plus dans son établissement que des amis pour "fêter un anniversaire".

    Une version de "soirée privée" démentie par les gendarmes qui assurent que les consommations avaient été payées.

    "C'est vrai qu'une personne fumait, mais à cette heure-là, on ne dérangeait personne", regrette encore le gérant qui, lui-même, n'a pas été verbalisé mais s'attend à une convocation.

    "Cette nouvelle loi n'est pas forcément compliquée à appliquer, mais ça fait grogner tout le monde, parce que, tous les jours, on perd un peu de notre liberté. Quelques-uns de mes clients, qui avant restaient une heure ou deux pour discuter après le café, préfèrent maintenant aller fumer chez eux", souligne-t-il.

    Le "Bar de Bunzac", souligne son gérant, est le seul commerce de ce village charentais d'environ 400 habitants. "Je fais dépôt de pain, je vends du fromage, de la viande. Il n'y a plus que moi. C'est l'endroit où les gens se retrouvent pour discuter dans un lieu convivial", souligne M. Soulier.

      Un fumeur, surpris une cigarette à la bouche par les gendarmes dans le bar de...